L’événement sport automobile que toute la planète attendait a eu lieu hier soir à Indianapolis. Toujours très attendus, les 500 miles d’Indianapolis revêtaient un caractère unique avec la participation de Fernando Alonso, double champion du monde de F1. 

Les pilotes sont sont alignés sur la grille de départ, formants des lignes de trois monoplaces. 5ème du Fast Nine Shoot-out, la McLaren Andretti Honda N°29 orange était bien visible au centre de la deuxième ligne.

Le départ a été compliqué pour Alonso qui découvrait la procédure de départ lancé. Il s’est fait déborder par des pilotes aguerris, stars de l’IndyCar ; Jr Hildebrand, Tony Kanaan, Helio Castroneves parmi les noms les plus prestigieux. Les 500 Miles d’Indianapolis mêlants endurance, sprint, interruptions et stratégie. Il est vital d’être patient. Après quelques tours, Alonso est revenu dans le match et le moment tant attendu par 400 000 personnes en tribunes ainsi que les téléspectateurs en mondovision, est arrivé au 37ème tour… La N°29 a pris les commandes de la course. Ce n’allait pas être l’unique fois. Alonso a mené la course 27 tours au total.

En effet, l’écurie Andretti est l’écurie pour qui il fallait courir hier. quatre des six voitures engagées par Michael, fils du champion du monde de F1 et vainqueur d’Indianapolis Mario Andretti, une légende du sport auto étaient présentent aux avant postes. A tour de rôle, Takuma Sato, Ryan Hunter Rae, Alexander Rossi et Fernando Alonso se sont partagé la tête de la course. Les quatre pilotes se sont passé le relais avec intelligence, telle l’échappée du peloton au Tour de France pour prendre leurs distances.

Les 55 premiers tours de course ont été très propres mais une première neutralisation, elles sont légions sur ovale, s’est finalement produite. Elle a fait suite à l’énorme crash entre Jack Howard et Scott Dixon, le poleman. Howard a été déventé en se faisant dépasser. Il a complètement perdu l’adhérence en roulant sur les « marbles », des boulettes de gommes qui s’échappent des pneus. Il a été déporté vers le mur et a été renvoyé vers l’intérieur. Scott Dixon qui n’a pu l’éviter, l’a percuté et s’est envolé sur la roue arrière de Howard.

Les images parlent d’elles-mêmes :

C’est l’occasion de souligner l’incroyable travail de la cellule de survie qui est restée intègre pour sauver la vie de Dixon. La chute sur le haut des barrières fait froid dans le dos. Les deux pilotes s’en sont sorti indemnes. La violence du choc a éventré les grillages de sécurité. Le drapeau rouge a été brandi afin de réparer le trou béant dans la clôture. Les débris volants partout, ce travail était indispensable. Toutes les voitures sont rentrées dans la pit-lane derrière une certaine voiture orange arborant le N°29, leader à ce moment-là.

A la reprise, le peloton est regroupé et les meilleures opportunités de dépassement y sont présentes. Un excès de gourmandise se paye cash à Indy. Ainsi en ont fait les frais notamment, Conor Daly :

et entrainant avec lui Jack Harvey, la n°50.

La stratégie fait partie intégrante de la course. Les pilotes sont passés aux stands à différents moments pour ravitailler et passer des pneus neufs. C’est ainsi qu’en décalant leur stratégie, Max Chilton, Oriol Servia et Jr Hildebrand sont revenu dans le top 3 alors que leurs montures respectives n’étaient pas assez rapides pour s’imposer.

Indianapolis, ce sont aussi de purs moments de pilotages. Il a fallu toute la dextérité de James Hinchcliffe, le Canadien pour réussir cette manoeuvre à l’extérieur sur deux pilotes dont Simon Pagenaud.

Et Davison sur la voiture numéro 18 qui remplaçait Sebastien Bourdais blessé.

A cinq de front sur la totalité de la largeur de la piste, le pilotage se fait au millimètre et parfois, même un cheveu ne passerait pas.

Inévitablement, la moindre erreur, le moindre contact crée des carambolages. A vingt tours du but, un dernier accrochage a mis au tapis 5 voitures, et quelles pilotes ; Josef Newgarden, James Hinchcliffe, Will Power, Oriol Servia et James Davison.

Simon Pagenaud aura réussi a rester loin des pièges et des accrochages, nombreux hier, mais n’aura pas été en mesure de faire mieux que 14ème. Ce n’est pas faute d’avoir su profiter des neutralisations, faire les arrêts aux stands au bon moment et gagner de nombreuses positions. Il avait de sérieux problèmes lors des relances et a perdu beaucoup de places. L’équilibre de sa voiture entre aérodynamique et puissance n’aura jamais été optimum. Il l’a lui-même admis.

Pour en revenir aux leaders, si le moteur Honda était beaucoup plus rapide que le Chevrolet, il était aussi moins fiable. Tout comme Hunter Rae un peu plus tôt puis Charlie Kimball, une défaillance mécanique a frappé Alonso qui était 7ème dans le money time, à 21 tours de l’arrivée…

Après près de quatre heures de compétition et 200 tours couverts, l’écurie Andretti n’a pas tout perdu malgré l’abandon de sa star d’un jour puisque Takuma Sato est devenu le premier japonais a s’imposer sur le oval d’Indianapolis. Il s’est défait avec brio de Helio Castroneves qui était revenu au fil des tours avec sa Penske moins en vue hier.

Alonso pouvait-il vraiment gagner ? Nul ne le sait. ce qui est certain, c’est qu’avec l’expérience emmagasinée en un mois de roulage sur l’Indiana Motor Speedway, le pilote Espagnol reviendra assurément et avec de vraies armes pour être encore meilleur bien que cette première participation ait vraiment impressionné parmi les routiers de la discipline. Il a vraiment été plus qu’un simple rookie, un vrai prétendent.

Voici les quatre heures compilées en 3’30 par l’Indycar, organisateur du championnat du même nom et des 500 Miles :

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