Alors que la tournée des Lions britanniques nous offre un spectacle de grande ampleur, l’écart semble grand, voire même immense. La faute a qui ? Un manque de coopération entre la ligue et fédération ? Une génération plus faible que les précédentes ? Un top 14 dépassé qui véhicule un rugby d’un autre temps ? Essayons ensemble de trouver les réponses à ces trop nombreuses questions.

Des espoirs vains

En Novembre dernier, on voyait une équipe de France perdante mais toute proche des meilleures nations du Sud. Sans pour autant donner l’impression de rivaliser, l’écart paraissait mince. En Février, pour le tournoi, le coq n’inspirait pas confiance, malgré une belle campagne « l’edf » oscillait entre le bon et le moins bon. Une chose semblait encore certaine et définitive : Guy Noves optait vers un jeu vers le large, agréable et ambitieux. Une vision en rupture totale avec le Top 14 actuel. Même si les résultats n’étaient pas présents, le retour du « frenchflair» réanimait l’espoir.

Prendre exemple sur les grandes nations

Sans langue de bois, nous sommes en deuxième division du rugby mondial. Nous nous devons de partir de ce postulat pour rebâtir notre rugby. Pour rencontrer un pur rugby, il faut aller voir du côté des meilleures nations, où l’on pratique un rugby complet. Nous ? Nous ne faisons que « dégeuler » le ballon, sans créer, sans jouer derrière le 10 et enfin notre jeu sans ballon est extrêmement limité. Le constat est rude mais nous n’avons pas su faire évoluer notre rugby. Nous sommes toujours sur un rugby frontal, minimaliste alors que toutes les autres équipes se sont portées vers un style de jeu basé sur l’évitement et les passes. Symptomatiques, les trois défaites en Afrique du Sud ont détruit la dynamique que Novès avait su insuffler. Fatiguée, notre équipe n’a pas pu développer ce style de jeu.

Une formation en question

Un retour au plus haut niveau passera par un retour aux fondamentaux et une remise en question de la formation française. Aujourd’hui, basée quasi-uniquement sur la puissance et la force physique, cette stratégie n’est plus d’actualité dans le paysage rugbystique mondial. Anglais, australiens ou néo-zélandais travaillent en profondeur sur l’évitement et comment faire continuellement vivre le ballon. Cela prendra du temps mais est indispensable si la France ne veut pas sombrer.

Des mesures qui doivent porter leurs fruits

Longtemps au cœur du clivage « FFR-LNR », nos instances  semblent avoir compris qu’il fallait agir. Si tout n’est pas parfait, maintenant que le XV de France peut disposer de ses sélectionnables plus souvent, l’audace doit revenir au centre des débats. Charge aux principaux acteurs, Staff et joueurs, de construire un projet en prenant exemple sur les meilleurs.

Une situation critique mais pas fatale

Le pire dans tout cela ?  C’est que même si ce déclassement amène à se poser pléthore de de questions, les styles de jeu proposés par la même équipe sont tellement antinomiques que rien n’est perdu pour 2019. Si, en Novembre (crucial pour le sélectionneur, Guy Novès) nous retrouvons une équipe de France conquérante, qui sait ? Tout peut arriver.

Impossible n’est pas français !

 

 

 

 

 

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