Le réveil est dur pour les françaises… Fraîchement éliminées par l’Angleterre (1-0), les filles d’Olivier Echoufni doivent se remettre en question pour repartir du bon pied le Mondial 2019 à la maison. Une obligation de résultats approche car la France n’a plus passé les quarts de finale d’un Euro depuis maintenant trois éditions consécutives. Parlons Sports a décidé de revenir sur les faits marquants de cet Euro 2017 et afin de vous expliquer les raisons de ce nouvel échec.

UN STATUT DE FAVORI ENCORE TROP DUR A ASSUMER

L’Equipe de France avait pourtant réalisé des éliminatoires sensationnels en marquant 27 buts sans en prendre un seul pour un bilan de 8 victoires en 8 matches. A cela s’ajoutait en février dernier, le gain de la  SheBelieves Cup, une compétition amicale réunissant les meilleures nations au monde. Bref, elles arrivaient en terres bataves avec de la confiance par dessus les bords. Mais le sélectionneur tricolore ne cessait de répéter en conférence de presse que « la France n’avait encore rien gagné ». Un discours inquiétant tout comme le niveau de jeu affiché lors des phases de poule.

TROP DE DÉCHETS TECHNIQUES ET UN JEU TOUT EN RETENUE

Dès le match d’ouverture, les coéquipières de Wendy Renard nous ont fait des frayeurs face à une équipe d’Islande pourtant inférieure aux Bleues habituellement. Plus combatives, les Islandaises vont finir par céder à quatre minutes de la fin du temps réglementaire. A l’expérience, Eugénie Le Sommer transforme un penalty importantissime qui offre trois points à la France, qui à ce moment là de la compétition, prend la tête du groupe C, grâce à une victoire à l’arrachée.

Une fragilité défensive et un problème de finition vont coûter cher aux Bleues qui vont tout d’abord laisser deux points en route face aux Autrichiennes (1-1) puis de nouveau le même scénario quelques jours plus tard contre la Suisse (1-1). Résultat des courses : une qualification dans la douleur pour les quarts de finale et une confiance en berne avant d’affronter les rivales anglaises.

LA DOUCHE FROIDE

On s’y attendait depuis un moment mais après ce contre assassin des Anglaises conclu par l’ouverture du score (1-0), les Bleues ne reviendront pas. Peu inspirées, les filles d’Olivier Echoufni sortent de la compétition par la petite porte…

LA JEUNESSE PREND LA RELÈVE

Désormais, tous les regards sont tournés vers 2019 avec en ligne de mire une entrée dans le dernier carré de la compétition. Le président de la FFF, Noël Le Graët, a confirmé qu’Olivier Echouafni serait encore de l’aventure dans 2 ans malgré des objectifs non atteints cette année. La seule à quitter le navire est Camille Abily. A 32 ans, la lyonnaise laisse sa place aux jeunes pousses comme Grace Geyoro (20 ans), Sakina Karchaoui (21 ans), Ève Perisset (22 ans), Clarisse Le Bihan (22 ans), Kadidiatou Diani (22 ans), Griedge Mbock (22 ans) ou encore Claire Lavogez (23 ans).

A TRÈS VITE…

Nous aurons bientôt l’occasion de revoir les filles de l’Equipe de France sur un terrain de football puisque la Fédération a annoncé il y a quelques jours la programmation de deux matchs amicaux. Tout d’abord, les Bleues seront confrontées à la Colombie le 15 septembre prochain à 21 h au Stade Michel d’Ornano de Caen. Il y aura ensuite un match face à l’Espagne le 18 septembre à 21 h au Stade de l’Épopée à Calais. Ces deux rencontres auront pour but de retrouver un peu de confiance et de commencer les grands chantiers avant le Mondial.

Crédit photos : UEFA

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