Quelques semaines après son séjour à Boston auprès de Guerschon Yabusele, Jérémy Bruhier, préparateur physique de la Chorale de Roanne, a gentiment accepté de répondre à quelques questions. Ainsi, il nous parle de son parcours, de ce qui l’a poussé à faire ce métier mais également de ses ambitions.


Parlons Sports : Bonjour Jérémy, tout d’abord, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs et lectrices ?

Jérémy Bruhier : Bonjour, je m’appelle Jérémy Bruhier, j’ai 26 ans et je suis préparateur physique à la Chorale Roanne Basket depuis 4 ans.

PS : Qu’est-ce qui vous a poussé à faire ce métier ?

JB : Je fais du sport depuis tout petit, j’ai commencé le basket à l’âge de 5 ans si mes souvenirs sont bons. Je suis passé dans un Pôle Espoirs puis dans un centre de formation mais je me suis rendu compte que je n’arriverai pas à faire une carrière professionnelle. Ainsi, j’ai conduis mes études dans le domaine de l’entraînement. J’ai acquis une Licence Entraînement Sportif et un Master en préparation physique. Suite à mon Master, j’ai eu la chance d’intégrer le staff de la Chorale Roanne Basket où je suis préparateur physique depuis maintenant 4 saisons. Il m’était impensable de ne pas travailler dans le sport de haut-niveau, j’aime la compétition, le dépassement de soi, l’envie d’atteindre des objectifs individuels et collectifs. Les caractéristiques de ce métier sont en adéquation avec mon caractère et mon mode de vie.

PS : Quelle est la différence entre une préparation française et américaine ?

JB : La différence ne se fait pas dans la préparation en elle même. Un préparateur physique français peut très bien travailler aux Etats-Unis. Ce qui change c’est la mentalité. Les américains grandissent et baignent dans une culture sportive. L’attrait pour le sport de haut-niveau est très important. Les jeunes sont prêts à tout pour devenir joueur professionnel et mettent toutes les chances de leurs côtés. La préparation physique à donc un rôle extrêmement important dans leur parcours sportif. Les moyens mis en oeuvre sont donc considérables. Les infrastructures mises à dispositions dans les collèges, les universités puis les équipes NBA sont énormes. Nous n’avons pas cela en France, hormis à l’INSEP. Il est clair que la préparation physique dans le basket français est en retard par rapport à d’autres pays et continents mais nous faisons en sorte que les temps changent.

PS : Pourquoi avoir choisi la Chorale de Roanne ?

JB : J’ai eu la chance d’intégrer la Chorale de Roanne lors de mon Master 2. Je suis entré dans la structure en tant que stagiaire puis j’ai signé mon premier contrat de travail. Roanne est une place forte dans le basket français. Malgré la descente en Pro B, le club reste ambitieux et veut revenir au plus haut-niveau. Les infrastructures mises à dispositions sont de qualité, nous avons tout pour bien travailler.

PS : Pourquoi avez-vous accepté d’aider Guerschon Yabusele pour sa remise en forme avec les Celtics ?

JB : J’ai entraîné Guerschon pendant 2 saisons à la Chorale. L’aider dans sa réathlétisation à été pour moi une opportunité exceptionnelle. J’ai profité durant 3 semaines et demi des infrastructures d’une franchise NBA. Nous avions accès 24/24 aux centre d’entraînement des Celtics où tout est à disposition (cuisine avec chef cuisinier, salles de récupération, salle d’entraînement et salle de musculation).

PS : Que retenez-vous de cette expérience ?

JB : J’ai rencontré le staff (coachs, prépa physiques, kinés, médecins) avec qui j’ai beaucoup échangé. J’ai profité au maximum de cette expérience pour regarder, écouter, apprendre et partager avec un staff de très haut-niveau. Leur amabilité et leur ouverture d’esprit m’a permis de me sentir à l’aise et d’apprendre énormément. J’ai eu la chance d’utiliser du matériel que je n’ai pas à disposition à Roanne. D’un point de vue professionnel, cette expérience fut extraordinaire.

PS : Quelles sont vos ambitions personnelles ?

JB : Ce séjour dans le Massachusetts confirme mes ambitions personnelles qui sont de travailler dans un grand club NBA ou européen. Le chemin est long mais le travail reste la clé de la réussite…

Crédit photos : InstagramChorale de Roanne

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