La France a remporté 91 succès professionnels en 2017. Un score qui accompagne une sixième place au classement UCI des nations. En 2018, les tricolores viseront encore plus de réussite. Un objectif réalisable tant le cyclisme français regorge de talents. Tour d’horizon des Français à suivre en 2018.

Romain Bardet (AG2R La Mondiale)

Triple vainqueur d’étape sur le Tour, 2eme puis 3eme du général, Romain Bardet ne cesse de progresser. A tel point qu’il est désormais un candidat crédible au maillot jaune à Paris. Aujourd’hui, dans la hiérarchie des grimpeurs, il est incontestablement parmi les meilleurs. Avec un Christopher Froome vieillissant, moins tranchant, le Français peut rêver. En revanche, le natif de Brioude peine toujours dans l’exercice solitaire. Délicat, puisqu’il y aura à nouveau un contre la montre en juge de paix pour la 20eme étape. Mais peu importe, le Français a annoncé la couleur : en 2018 encore, ce sera tout pour la Grande Boucle.

Julian Alaphilippe (Quick-Step Floors)

Il est passé proche de devenir un héros national, à Bergen. Pour quelques kilomètres, Julian Alaphilippe a échoué dans sa quête au maillot arc-en-ciel. Une fois n’est pas coutume, le coureur de 25 ans prend la trajectoire du nouveau Poulidor. Cependant, il a été privé de son terrain de jeu préféré : les Ardennaises. En raison d’une blessure, il avait dû se contenter de la Vuelta et des Mondiaux pour briller. En 2018, on peut légitimement attendre de sa part qu’il remporte un Monument. Ou au moins une Classique.

Warren Barguil (Fortuneo-Oscaro)

Changement de décor pour le chouchou du Tour 2017. Particulièrement brillant en juillet, Sunweb, son ancienne équipe, l’avait exclu de la Vuelta après des brouilles avec Kelderman. Conséquence : le Breton pose ses valises chez Fortuneo-Oscaro pour les trois prochaines années. Forcément, cela pose question. Comment le Français assurera sa transition, entre l’équipe allemande qu’il côtoie depuis ses débuts professionnels, et la formation bretonne. En 2018, Barguil sera particulièrement attendu sous le maillot de l’équipe de France. En effet, les Mondiaux autrichiens pourraient parfaitement lui convenir.

Lilian Calmejane (Direct Energie)

Auteur d’une saison 2017 complètement exceptionnelle, où il a remporté sept victoires, Lilian Calmejane impressionne. Vainqueur pour sa première Vuelta et son premier Tour, rien ne semble effrayer le coureur de 24 ans. Encore un peu limité physiquement pour jouer le général en Grand Tour, le Français a tout le loisir d’empiler les victoires en 2018. Pourquoi pas le voir exceller sur les courses d’une semaine, du type Paris-Nice. En tout cas, il sera l’une des attractions de la saison à venir, sans le moindre doute.

Damien Gaudin (Direct Energie)

Ce n’est pas le plus connu du grand public. Mais Damien Gaudin arrive dans l’équipe de Jean-René Bernaudeau avec un esprit revanchard. Alors qu’il semblait perdu pour le haut niveau après son départ d’AG2R, il n’aura suffit que d’une seule année à Gaudin pour retrouver toute la confiance perdue. L’équipe de l’Armée de Terre (qui va malheureusement s’arrêter) a permis au coureur de 31 ans de revenir au haut niveau. Un point d’interrogation pour 2018, mais qui mérite qu’on s’attarde sur lui. D’autant qu’on connaît ses qualités sur les pavés, ou pour emmener du braquet.

Mais aussi…

Arnaud Démare : Après avoir glané un Monument en 2016 (Milan – San Remo) et débloqué son compteur sur le Tour. Le Français peut voir les choses en grand en 2018. Pourquoi pas lever les bras sur les pavés ?
Thibaut Pinot : Déjà monté sur le podium à Paris, 4eme à Milan l’année dernière sur le Giro, Thibaut Pinot a pourtant encore des choses à prouver. Il aura deux grandes opportunités en 2018 : le Tour de France et la Vuelta.
Benoit Cosnefroy : Champion du Monde espoir en titre, il aura l’occasion de briller avec AG2R cette saison. Une grande ascension depuis sa victoire au Tour du Pays Roannais. La confirmation d’un énorme potentiel, dont on attend beaucoup au plus haut niveau dans les années à venir. Dès 2018 ?
Guillaume Martin : Jeune coureur discret, dans une équipe belge (Wanty). Il a notamment montré son potentiel sur les routes du Tour. Grimpeur en devenir, il devrait ajouter quelques lignes à son palmarès en 2018.
David Gaudu : Il s’inscrit lui aussi dans la jeune génération à fort potentiel. A seulement 21 ans, il fait preuve d’étonnantes qualités de puncheur. Il a notamment brillé sur la Flèche Wallonne, avec une 9eme place qui l’a révélé au grand public. Rendez-vous en 2018.

Crédit photos : L’Express

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