La saison est bel est bien terminée. Il est temps de regarder avec plus de recule quels sont les temps forts qui nous ont marqué cette année. Entre belles surprises, franches déceptions et gestes déplacés, on a assisté à une belle saison mine de rien. Retrouvez les tops d’Amaury Maisonhaute et Nicolas Martinet.


Amaury Maisonhaute : Concernant les tops pilotes, j’ai sélectionné le tout récent quadruple champion du monde Lewis Hamilton, je l’ai retenu pour son titre mais également pour sa solidité tout au long de la saison. Il a certes bénéficié une nouvelle fois de la voiture la plus rapide cette année mais à su rapidement évincer son nouvel équipier décevant. Seule difficulté cette saison, Ferrari, qui ont enfin dessiné une monoplace digne de leur nom avec un Sébastian Vettel affamé. 2017 était le retour d’un championnat à deux équipes depuis l’époque Red-Bull vs Ferrari entre Vettel et Alonso et c’est Hamilton qui en sort gagnant en tirant profit des erreurs de Ferrari tant de l’équipe que des pilotes… Que l’on aime ou pas le personnage aux allures de rock star, la prestation du britannique reste à souligner. Son calme et sa sérénité tout au long de la saison lui a permit d’empocher une quatrième couronne, en effet le championnat ne se joue pas sur une course, mais sur vingt.

Comme Nicolas, un pilote qui est sorti du lot cette année de part sa rapidité est le jeune prodige français Estéban Ocon. Première saison complète en Formule 1 et élu Rookie de l’année, Estéban Ocon n’a cessé de montrer ses qualités sur et en dehors de la piste. Habitué à gagner partout où il est passé, Sergio Pérez était prévenu qu’il devrait se méfier de lui au fil de la saison. Problème pour le mexicain, Ocon est dans le coup dès les premiers grand prix de la saison. L’icone de Force India est alors mis en danger et un jeu psychologique entre les deux rivaux s’est installé, des tensions sont nés d’abord en Belgique où Ocon est bloqué entre le #11 et le mur qui amène au contact, puis à Baku.. Baku qui est la course où Force India peut nourrir de terribles regrets au vu de la physionomie de la course. Sans leur accrochage, l’écurie Indienne aurait pu espérer un double podium voir plus… Concluons que le français avait énormément de pression en début de saison mais s’en est sorti dignement avec de très belles prestations, un jeune homme avec un bel avenir

Le choix du troisième pilote fût difficile, des noms comme Vettel, Vandoorne ou bien Ricciardo auraient pu être annoncés au vue de leurs performances. Ricciardo de part son opportunisme et sa constance, Vandoorne qui a rivalisé avec Alonso ou bien Vettel pour sa lutte avec Hamilton. Tous de bon pilotes mais j’ai préféré retenir Carlos Sainz qui malgré des actions en course discutables, a signé de bons résultats. Des résultats et des manœuvres de dépassements brillantes ce qui lui a permit d’eclaircir son avenir en Formule 1 avec un contrat chez Renault F1. À peine arrivé chez le constructeur français, Sainz a surclassé Hulkenberg à la réputation pourtant fleurissante.. Ce qui ne déplaît pas à la firme au losange qui place de bons espoirs sur les épaules de l’espagnol, un line up à surveiller l’année prochaine

Nicolas Martinet : J’ai choisi de retenir trois top qui selon moi ont marqué la saison. Tout d’abord, comment ne pas parler de Lewis Hamilton ? Il a dominé cette saison malgré la concurrence de Sebastian Vettel et de Ferrari. Ricciardo disait que Lewis Hamilton avait fait preuve de plus de sang froid. Il a raison. On ne devient pas champion du monde sans avoir une maîtrise de soi. Précédemment, l’adversaire était dans l’équipe avec Nico Rosberg. Perdre une pole position où une victoire n’était pas aussi dramatique dans la mesure ou l’écurie Mercedes en profitait quand même. Signer 11 poles positions, c’est la preuve d’une grande force mentale parce qu’il faut tout donner sur un seul tour. Elles conditionnent souvent les courses. Son talent pour gérer les courses, les nombreuses relances après safety-car lui a permis de gagner les courses dans différentes situations. C’était aux autres de se hisser au niveau de Lewis, voire plus pour pouvoir réussir à le battre. La barre était trop haute avec la Mercedes. Aucune erreur n’était permise sans quoi les adversaires perdaient de nombreux points. Ferrari l’a payé cher.

Une autre révélation a été Esteban Ocon. Le jeune Français a semblé confirmer les espoirs placés en lui par Mercedes. Il a su se montrer d’une telle constance. Après les pilotes Mercedes, c’est le seul a avoir terminé le plus de courses dans les points avec 18 arrivées sur 20 possibles. Hormis Monaco où il a raté son week-end et le Brésil où il a été poussé à l’abandon sur une sortie de piste de Romain Grosjean, il a été très solide. Si solide qu’il est parvenu a déstabiliser Sergio Perez, son coéquipier qui jouissait d’une grosse réputation et était l’auteur de trois podiums pour Force India. Perez s’est rendu coupable d’avoir tassé Ocon a deux reprises à l’abord du virage Eau Rouge à Spa-Francorchamps, un virage qui se négocie à 300 km/h avant le célèbre Raidillon. A plusieurs reprises, le Mexicain a cherché à négocier en course avec ses ingénieurs pour réussir à passer Ocon qui était devant lui où bien le garder derrière lui. Esteban Ocon a impressionné par sa maturité. Il a ainsi battu un premier record, à savoir, effectuer ses 27 premières courses sans abandons. Le précédent record était détenu par Max Chilton avec 25 départs sur la Marussia entre 2013 et 2014.

Enfin, en top, il me paraît important de parler de Stoffel Vandoorne. Le pilote Belge de chez McLaren n’aura pas démérité. Il a été accablé par la mécanique faillible du moteur Honda mais malgré tout, il n’a pas tremblé est s’est montré convainquant en fin de saison. Dominé 16-3 en qualifications, c’est en course que le Belge a été meilleur. Sa grosse prestation a été réalisée en Malaisie ou il a copieusement dominé Alonso en qualifications ou il s’est classé 7ème pour terminer à la même place. C’est d’autant plus admirable qu’il a su progresser tout au long de la saison ou son pilotage ne convenait pas à la Formule 1. Il aurai pu sombrer, perdre confiance, mais non, il s’est remis en question pour progresser alors qu’il était au plus mal entre Barcelone et Monaco où il a commis deux erreurs qui lui coûtent deux abandons. Surpris par la vitesse de pointe de la Williams de Massa à l’abord du premier virage, Vandoorne ne le voit pas et lui tourne dessus alors qu’il se faisait dépasser. Il a cassé sa suspension et a écopé de 3 places de pénalité à Monaco, endroit où il faut éviter les pénalités. A Monaco, il se piège sur un re-start avec des freins pas en température. Si les faiblesses du moteur Honda rendent cette lecture difficile, il est clair qu’il saura briller à l’avenir. D’ailleurs, il a été prolongé par l’écurie à la veille de son Grand Prix à domicile. Quoi de mieux pour prouver la confiance que l’équipe place en lui. Finalement, il n’a subi que cinq abandons.

 

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