Entre son emploi à Decathlon, sa vie familiale chargée avec ses deux enfants et sa compagne ainsi que ses entrainements de handbike quotidiens, Loïc Vergnaud est un homme très occupé. Parlons Sports a tout de même pu s’entretenir avec l’athlète qui, malgré un grave accident en 2004 où il a perdu une jambe, reste une véritable force de la nature.


Seul au monde, Loïc savoure ses victoires en communion avec son public.
  • Qu’est ce qui vous a poussé à choisir spécifiquement le handbike ?

Loïc Vergnaud : « J’ai tout d’abord fait du handisport pour refaire tout simplement du sport. Je me suis déjà lancé dans le foot en béquilles et j’y ai vraiment pris goût. Puis un proche qui pratiquait le handbike m’en a parlé, m’a fait essayer, et l’aventure était lancée. »

  • Votre palmarès commence à être bien rempli n’est-ce pas ?

L.V : « Il est vrai que j’ai gagné pas mal de courses. Mais je retiens notamment deux coupes de France, deux titres de champion de France et une coupe d’Europe. »

  • Quels sont vos objectifs pour l’édition du Tour du Roannais 2018 ?

L.V : « Pour la prochaine édition du Tour du Roannais, l’objectif est de gagner. J’ai gagné l’édition précédente donc l’ambition reste la même. Il y aussi un objectif de préparation puisque les championnats de France se dérouleront quelques jours après l’édition 2018 du Tour du Roannais. »

  • Qu’est ce que vous pouvez conseiller aux personnes ne situation de handicap qui hésitent encore à se lancer dans le handisport ?

L.V : « On peut dire aux gens qui sont encore dans l’hésitation de se rapprocher des clubs, en priorité ceux proches de chez soi pour que les déplacements soient plus pratiques. Après, il ne faut pas hésiter à sortir, faire des rencontres, partager ses passions mais aussi ses problèmes avec d’autres personnes atteintes de handicaps. »

  • Aura-t-on des chances de vous retrouver sur les routes de Tokyo aux prochains Jeux Olympiques ?

L.V : « Tokyo 2020 reste l’objectif numéro 1 depuis des années. J’étais un peu trop court pour Rio 2016 mais j’espère pouvoir participer à la prochaine édition. Mais il faut que cela se fasse en étapes : d’abord intégrer l’équipe de France, puis gagner des étapes de la coupe du monde. Cela passe évidemment par des étapes gagnées.
Cela passe aussi par de nouveaux investisseurs ou mécènes qui viendront m’épauler puisqu’un vélo coûte en 10000 et 15000€. La contrainte matérielle est donc une problématique majeure pour notre discipline. »

L’organisation du Tour du Roannais et Parlons Sports remercient Loïc pour sa disponibilité et lui souhaitent le meilleur pour la suite de sa carrière !

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