Cet homme est le héros de ce week-end monégasque. Il n’aura rien laissé au hasard, ni à ses adversaires. Ricciardo s’est imposé avec la manière à Monaco. 

Un petit problème moteur a pendant toute la course fait souffler un vent de panique dans le garage Red Bull mais l’essentiel est sauf. Une alerte sur le MGU-K, la pièce qui récupère l’énergie au freinage aurait pu tout détruire pour l’Australien. Cette gestion de la course en étant plus lent en portions droites, avec des adversaires plus rapides est une juste récompense par rapport à l’échec de 2016 ou parti également de la pole, l’Australien avait tout perdu dans un arrêt au stand très mal exécuté. Ricciardo et la Red Bull était tout simplement les meilleurs ici. Ricciardo aura montré toute l’étendue de son talent ici et notamment sa capacité de résistance psychologique. Deux potes positions, une victoire : un Prince est né.

Vettel qui était deuxième aurait-il pu mettre la pression sur Ricciardo ? Nul doute pour l’Allemand qui a déclaré avoir le bon rythme mais a du préserver ses pneus, ce qui l’a maintenu a bonne distance du leader.

Lewis Hamilton complète le podium. Il a tenté une stratégie ambitieuse en étant le premier à changer de pneus dès le 12ème tour. Il a cependant eu toute les difficultés du monde à trouver le bon rythme. Après, Monaco étant réputé pour ses rues sinueuses, revenir sur Vettel et Ricciardo était une chose, mais trouver l’ouverture où bien même oser tenter une manoeuvre est une autre mission.

C’est dans ce contexte que de manière générale, aucun pilote n’a voulu tout risquer pour gagner une place. Marquer les gros points dans l’optique des championnats a prévalu. La stratégie et la dégradation des pneumatiques a prévalu sur toute bataille.

Un pilote qui a été particulièrement attendu était bien évidemment Max Verstappen. Le coéquipier de Ricciardo a tout perdu lors des essais du samedi matin, avant les qualifications ou il est aller taper le rail. Il a été contraint à un départ de la dernière position sur la grille. Il a réussi quelques beaux dépassements mais cela n’a pas suffit. La problématique des pneus était la même pour lui.

Le seul qui s’en tire très bien avec cette gestions des pneumatiques, c’est le Français Pierre Gasly. Le Normand a su préserver ses pneus hyper-soft (bandes roses) sur un relais de près de 37 tours. Il s’est même montré un temps plus rapide que les leaders. Parti 10ème, il a gagné trois places pour terminer 7ème juste derrière Esteban Ocon 6ème.

Le scénario catastrophe est à mettre au crédit de Charles Leclerc. Le seul pilote Monégasque qui restait sur deux arrivées dans les points n’aura pas connu le résultat escompté. Une perte de freins à la sortie du tunnel auront eu raison de lui. Il a entrainé Brendon Hartley dans son accident à la chicane du port.

Le classement final de l’épreuve :

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