Alors que les rumeurs de son arrivée au Paris Saint-Germain se révèlent de plus en plus crédibles et sérieuses, passons en revue la carrière d’Ángel Di María.

LÀ OÙ TOUT A COMMENCÉ

 

Les premières couleurs en pro' avec Rosario
Les premières couleurs en pro’ avec Rosario

Surnommé le « petit ange » depuis son enfance, il s’est imposé comme un des meilleurs milieux de terrain jouant en Europe. L’argentin entre en 2001 au centre de formation du Club Atlético Rosario Central en Argentine dans sa ville natale. Il lui suffira de 4 années de formation pour passer professionnel à l’âge de 17 ans. Après une première saison vierge (14 matchs), il joue 25 matchs et marque 6 buts tout en offrant 2 passes décisives. Fin de la saison 2006/07, c’est le Rubin Kazan qui se présente comme le premier club à vouloir l’amener sur le territoire Européen mais suite à une magnifique Coupe du monde U20 (notamment aux côtés des buteurs en finale Sergio Agüero et Mauro Zàrate) c’est le Benfica Lisbonne qui met la main sur lui pour un transfert estimé à 3 millions d’euros.

L’OPPORTUNITÉE EUROPÉENNE

Le Benfica Lisbonne, plateforme de lancement pour la fusée Di Marìa
Le Benfica Lisbonne, plateforme de lancement pour la fusée Di Marìa

À son arrivée au Portugal, les projecteurs sont braqué sur lui car beaucoup le voit comme le remplaçant de Simão parti à l’Atlético Madrid. Il va rapidement satisfaire les attentes sur son niveau en championnat mais surtout avec l’équipe nationale espoirs. En effet, en 2008, lors des Jeux Olympiques à Pékin, c’est lui qui offre la qualification en finale en marquant lors des prolongations face aux Pays-Bas mais c’est surtout lui qui marque l’unique but de la finale face au Nigéria. À ses côtés se trouvait alors Lionel Messi, Sergio Agüero, Javier Mascherano mais aussi Riquelme. Ses précédentes performances vont l’amener à connaitre sa première sélection avec l’équipe d’Argentine A. (v. Paraguay, Eliminatoires Coupe du monde 2010).

Deux ans plus tard, en 2010, l’Europe entière rêve de lui. Benfica cumule les négociations avec le Real Madrid, l’AC Milan, Manchester United, Chelsea ou encore Arsenal. C’est finalement les Madrilènes qui vont trouver un accord avec le Benfica alors qu’El Angelito dispute la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud (Battu en quart de finale par l’Allemagne, 4 buts à 0). Le montant du transfert s’élève à 40 millions d’euros (11 millions bonus compris). Il quitte le Benfica Lisbonne après 137 matchs TCC en ayant marqué 16 buts et offert 27 passes décisives.

L’APOGÉE DE LA RÉUSSITE

 

En Ligue des Champions avec les
En Ligue des Champions avec les « Merengues »

Les débuts à la maison blanche prouvent que l’adaptation est rapide pour lui. Il marque son premier but face à Hercules lors de la présaison et il va surtout faire rêver les madrilènes avec son action individuelle durant le match du Trophée Santiago Bernabéu face à Peñarol. José Mourinho, alors entraineur du Real, va rapidement le trouver indispensable et l’associé à Mesut Özil afin d’aligner deux distributeurs d’une qualité exceptionnelle. Les socios du Real le remercieront rapidement de sa 1ère saison en l’élisant « Recrue estivale préférée des supporters ». Il termine alors sa première saison au Real en ayant joué 63 matchs (12 buts et 26 passes décisives TCC). La saison 2010/11 laisse alors place à la Copa America qui se déroule justement en Argentine mais l’équipe hôte ne sera pas à la hauteur des exigences. En effet, les Argentins finissent 2ème de leur poule (composé de la Colombie, du Costa Rica et de la Bolivie) et sont éliminés en quarts de finale face à l’Uruguay (1-1, 4-5 TAB).

La saison suivante (2011/12), Di Marìa prouve qu’il n’a rien perdu de son niveau mais il se blesse au mois de novembre. Il revient deux mois plus tard mais il est victime d’une rechute qu’il l’éloigne des terrains pour un mois supplémentaire. Il ne jouera alors que 38 matchs mais avec 9 buts et 21 passes décisives soit quasi autant que la précédente saison. Sur la période 2012/2013, rien ne change pour le milieu Argentin. Il est toujours titulaire, ne subit aucune blessure grave et il réalise une saison dans sa moyenne. Il termine l’exercice en ayant marqué 11 buts et offert 24 passes décisives en 62 match TCC.

CONCURRENCE ET COUPE DU MONDE

 

À ce jour, 66 apparitions sous le maillot de l'Albiceleste
À ce jour, 66 apparitions sous le maillot de l’Albiceleste

C’est lors de la saison 2013/2014 que les rumeurs de départs se font de plus en plus entendre sur les réseaux sociaux. Lui qui avait peur d’être écarté suite à l’arrivée de Gareth Bale avait pourtant été rassuré par son nouvel entraineur Carlo Ancelloti mais dès le retour de blessure du Gallois, Di Marìa est forcé à jouer plus bas en « profitant » de la blessure de Sami Khedira. C’est au final une réussite car il s’adapte aussi bien à ce poste. Ce repositionnement a permis à Ancelotti de profiter aussi bien de Bale que de Di Marìa. Il finira la saison en tant que meilleur passeur du Championnat mais aussi de la Ligue des Champions. Le Real s’offre sa 10ème Ligue des Champions ainsi que le Coupe du Roi. Les rumeurs de départs sont alors de plus en plus fortes et la Coupe du Monde ne va rien y arranger. Remplaçant lors de la finale à cause des directives de son club, Di Marìa et l’Argentine échoue en finale face à l’Allemagne. De plus, le Real Madrid a profité du festival au Brésil pour recruter l’Allemand Toni Kroos et le Colombien James Rodriguez, soit deux milieu de terrain. Les bruits de couloirs commence à citer le Manchester United ou encore le PSG alors victime du fair-play financier.

N°7 COMME BEAST, ROBSON, CANTONA, BECKHAM ET RONALDO

 

Une année difficile loin de ses habitudes
Une année difficile loin de ses habitudes

Fin Août, c’est officiel, il quitte le Real après 228 matchs, 45 buts et 98 passes décisives toutes compétitions confondues. L’heureux « gagnant » du mercato se nomme Manchester United qui s’est offert les services de l’Argentin pour 75 millions d’euros. Il devient alors le plus gros transfert du club mais aussi celui de la Premier League. Par ailleurs il devient le 7ème transfert le plus cher de l’histoire du football à égalité avec un certain Zinédine Zidane. Il choisit alors un numéro emblématique de l’histoire de Manchester United, le n°7. Loin de l’Espagne, il ne connait pas la même réussite en Angleterre. Il termine la saison 2014/2015 en ayant joué 44 matchs (7 buts et 16 passes décisives). Il permet à Manchester de redevenir Européen en accrochant la 4ème place de la BPL synonyme d’un tour de barrages en Ligue des Champions. C’est alors que les rumeurs d’un départ au PSG sont de retour. L’arrivée de l’Argentin au Paris Saint-Germain devient de plus en plus possible et c’est Laurent Blanc, entraineur du PSG, qui va « confirmer » le rapprochement entre le club et le joueur en précisant, le lundi 27 juillet, que << Le dénouement pour Di Marìa est très proche […] Je pense qu’il y aura une issue positive. >>

ICI C’EST PARIS

Au revoir le Fair-Play Financier; Bonjour Ángel Di María ?
Au revoir le Fair-Play Financier; Bonjour Ángel Di María ?

Une issue positive ? Di Marìa au PSG ? L’argentin serait-il le maillon manquant afin de rêver plus grand pour les Parisiens ? Il faut alors peser le pour et le contre car s’il possède les capacités pour emmener Paris encore plus loin en Ligue des Champions, l’Argentin pourrait aussi connaitre un nouvel échec comme sa tentative à Manchester United. Blanc, habitué du 4-3-3, devra choisir entre le nouveau venu et Blaise Matuidi notamment. Toutefois nombreux sont les cadres parisiens qui se sont déjà satisfaits publiquement d’une possible arrivée de l’Argentin au club. Son habitude de jeu peut-elle aussi s’adapter au jeu Parisien ? Comment mettre en relation un joueur qui aime l’accélération et les dribbles longs avec un club qui se base sur un jeu de position qui opte pour une construction lentes ? Quoi qu’il arrive, on espère découvrir les réponses à ces questions lors de son premier match avec Paris si le transfert a lieu.

Theo Plasse

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