• Une victoire sans surprise 

Hier soir, le français Carlos Takam (34ans, 32-2-1, 25 K.-O) a battu par décision unanime le brésilien George Arias (41ans, 56-14, 42 K.-O) au Palasport Le Cupole de Turin. Il devait faire ses preuves auprès de son nouveau promoteur italien, c’est chose faite après avoir allier intelligence, technicité et divertissement. Retour en détails sur cette rencontre.

Carlos Takam travaille bien à distance avec son bras avant. George Arias ne réplique à aucun des coups envoyés par l’actuel meilleur poids lourd français. Nous sommes à une minute de la fin de cette première reprise, toujours aucun coup de la part du brésilien ! Takam semble désemparé face à la stratégie adoptée par son adversaire. Il tente de le provoquer avec une garde basse mais rien ne change, le brésilien conserve sa garde haute et continu d’avancer sans frapper. On entend Joseph Germain, ancien entraîneur de Jean Marc Mormeck, dire à Carlos Takam « Vas-y tranquillement, de manière posée et travaille en jab ».

Début de la seconde reprise, le brésilien continu d’appliquer sa stratégie : avancer garde haute et contrer une fois au corps-à-corps. Takam doit vraiment lever sa garde, il rentre dans le jeu du brésilien et se fait toucher par un enchaînement fluide. Il réplique d’un beau crochet !

Belle accélération de Carlos Takam dans les trente premières secondes, le brésilien est compté debout. Il s’est fait surprendre par la vitesse et la précision des coups à distance de Takam. Ce début de troisième reprise commence bien pour le français. L’attitude du brésilien a changé, il cesse d’avancer pour laisser place au nécessaire recul défensif s’il veut terminer le combat. Il tient tout de même très bien sur ses jambes et reste dangereux lors des corps-à-corps. « Il manque ton crochet gauche ! » dit Joseph Germain à Takam.

Le travail à distance est la clé du combat pour Carlos Takam, on l’espère qu’il l’a compris aussi après cette magnifique accélération délivrée dans le précédent round. Très beau crochet à distance de poing ! C’est ce qu’on veut de voir de sa part. Le problème réside dans le fait qu’il débute bien chaque reprise mais termine toujours par des corps à corps épuisants. Attention à ne pas se faire contrer.

Cinquième reprise, Carlos Takam nous régale par sa technicité et son aisance sur le ring. Malgré ses cent onze kilos, il parvient à envoyer un crochet au corps et un uppercut du même bras. Peu de poids lourds peuvent le faire ! Le brésilien est toujours aussi solide mais sa garde commence à faiblir légèrement.

La fatigue chez George Arias commence à se faire sentir, il met beaucoup de coups d’épaule et cherche à coller au maximum le français dans cette sixième reprise. C’est l’expérience qui parle chez le brésilien, il sait qu’il est inférieur ce soir et donc gêne au maximum son adversaire. C’est chose faite, Takam ne parvient pas à travailler comme il le souhaite.

Avant dernière reprise de ce combat prévu en huit reprises, Takam a compris qu’il ne devait pas se laisser approcher par le brésilien. Il tente de le surprendre comme en début de troisième reprise, cela fait une minute qu’il travaille à distance. Quel dommage qu’il n’ait pas boxé ainsi sur l’ensemble du combat, c’est ce qu’il fallait faire pour mettre à mal la stratégie mise en place par son adversaire. « Carlos, c’est parfait ce que tu fais, tu dois l’amuser et le contrer » lui lâche Joseph Germain à la minute de repos.

Carlos Takam suit à la lettre les consignes de son coach, il se déplace et se joue du brésilien par diverses mimiques. Il envoie deux coups et il repart avec les bras le long du corps. Attention tout de même à ne pas prendre des risques inutiles alors qu’il est largement en tête.

Carlos Takam est déclaré vainqueur par décision unanime. Aucun pointage des juges, c’est la coutume en Italie lors de combat sans titres.

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