Ça y est, c’est la trêve !

Pendant que les clubs français ont un petit moment de répit mérité, il est temps pour moi de faire un petit bilan de ce qu’il s’est passé depuis août, en 4 grands points.

 

UN PSG ÉCRASANT

Bon, on ne va pas se le cacher, le Paris Saint-Germain est une machine de guerre. Et ce n’est pas les 19 autres clubs de l’élite qui diront le contraire. 16 victoires, 3 petits matchs nuls et…. Aucune défaite. Paris établit ainsi le vertigineux record de 51 points à la mi- saison, auparavant détenu par Lyon en 2006/2007 (50 points). On peut dire que le PSG de cette saison est clairement plus taillé que celui de l’année dernière, notamment grâce à l’arrivée de Di Maria, qui forme un sacré trio avec Cavani et Zlatan. De plus, les parisiens ne se contentent plus de la suffisance, leurs matchs sont plus aboutis, les adversaires moins pris à la légère que l’année dernière. Et ça se voit : la plupart du temps, c’est 4 ou 5 buts qu’ils passent à leurs opposants. Je pense que cette année sera l’année de tous les records pour le club de la capitale. Pourquoi pas franchir le cap des 100 points ? Ne perdre aucun match ? En tout cas je ne vois pas qui pourrait actuellement les titiller.

 

LES BELLES SURPRISES DU DÉBUT DE SAISON

Pour commencer, comment ne pas parler de ces outsiders que l’on n’attendait pas ? Et oui, à la stupeur générale, c’est bien Angers et Caen qui occupent respectivement la troisième et quatrième place du classement, derrière Monaco. Ces deux formations, c’est avant tout une bande de potes qui s’éclatent. Et ce genre d’atmosphère, tu la ressens sur le terrain. Sans complexe, sans pression, les deux clubs font leur petit bout de chemin et engrangent les points. Les deux équipes, qui avaient pour objectif de base de jouer le maintien, se retrouvent maintenant en position de viser la première moitié de tableau, et même pourquoi pas l’Europa League.

L'équipe d'Angers, en communion avec les supporters
L’équipe d’Angers, en communion avec les supporters

Dans cette catégorie, je dois également rajouter le Gazélec Ajaccio ; bon dernier avec seulement 3 points en 10 journées, les Corses, déjà condamnés par tous, semblaient au fond du trou. Mais le travail, le sérieux, l’humilité et surtout l’amour du maillot ont fini par payer. Et c’est une magnifique série que va enchaîner le Gazélec : 9 matchs sans défaites, dont 6 victoires (notamment face à Lyon, Bordeaux ou encore Nice) qui lui permettra de pointer à une belle 12ème place. C’est vraiment remarquable de leur part parce que bon, faire une telle remontée, dans de telles circonstances (on peut le dire, plus personne ne croyait en eux), j’ai presque envie d’employer le terme « exploit ».

Enfin, je tiens à tirer un grand coup de chapeau aux niçois et particulièrement à Hatem Ben Arfa. Même si la fin d’année a été moins concluante, Nice a réussit à nous redonner goût à la Ligue 1, en nous offrant des buts, du spectacle, ponctués de victoires éclatantes (comme face à Bordeaux, Saint Etienne ou encore Rennes).

 

LES OLYMPIQUES AUX ABONNÉS ABSENTS

Que se passe-t-il à Lyon et Marseille ? Alors qu’on les attendait jouer les premiers rôles, à la lutte pour le podium, les deux formations stagnent dans le ventre mou du classement. Cependant, il faut quand même différencier leurs deux parcours.

Pour l’OL, la saison avait plutôt bien commencé, avec un Fekir au sommet de son art, qui portait son équipe. Mais voilà, le problème récurrent à Lyon, c’est les blessures. Si celle de Fekir a grandement affecté le groupe, ce n’est malheureusement pas été la seule. Grenier, Umtiti, Jallet, Bedimo, Kalulu ou encore Bisevac s’ajouteront tour à tour à la longue liste des forfaits lyonnais. Quand une équipe fait plus de points dans son infirmerie qu’au classement, il est temps de se poser des questions.

Les ligaments croisés pour Fekir...
Les ligaments croisés pour Fekir…

Côté marseillais, le début de saison a été catastrophique, avec notamment la démission de Marcelo Bielsa. Michel reprenait le flambeau, avec pour son premier match un retentissant 6-0 face à la modeste équipe de Troyes. On a alors pensé que l’OM allait tout écraser sur son passage, mais ce ne fut pas le cas. Les espoirs amenés par l’euphorie de la raclée infligée à Troyes se sont dissipés peu à peu, en même temps que s’enchainaient les mauvaises performances. 16ème et 9 points au bout de 10 journées, les marseillais ont finalement redressé la barre, avec de bons résultats notamment à l’extérieur

Les olympiques ont déçu, et pointent à la 9ème et 10ème place, très largement en dessous des attentes placées en eux.

 

POUR TERMINER, MON COUP DE GUEULE SUR LE NIVEAU GÉNÉRAL DE LA LIGUE 1

Bon, je vous l’accorde, il y a le PSG, et il y a les autres. Mais est-ce une raison valable pour expliquer les 19 points séparant le leader de son dauphin, Monaco ? Comment se fait-il que les grosses écuries soient encore au milieu de tableau ?

Messieurs les Présidents, osez investir, rendez notre cher championnat attrayant !

Un des exemples les plus criants nous provient du club du Rocher, censé concurrencer le PSG. Monaco a complètement manqué son recrutement en laissant partir tous ses joueurs cadres (Martial, Falcao, Kurzawa, Kondogbia, Carrasco, Abdennour), sans réellement réinvestir les fonds récoltés par la vente de ces joueurs. La politique de recrutement monégasque, misant surtout sur la jeunesse des joueurs, n’est clairement pas à la hauteur d’une équipe qui doit avoir pour objectif de viser le titre (n’ayons pas peur de le dire).

De plus, l’écart entre les gros et petits clubs ne se ressent même plus sur le terrain. Dans une Ligue 1 aux budgets vraiment hétérogènes (de 14 millions à 490 millions), je suis très inquiet de voir le 18ème budget, Angers, sur le podium, même si c’est vrai qu’il n’y a que 3 points de différence entre le 2ème et le 6ème (et seulement 6 points entre le 7ème et le 17ème).

La Ligue 1, vu par les fdp du foot.
La Ligue 1, vu par les fdp du foot.

J’attends donc beaucoup de Monaco Lyon et Marseille, car même si cela peut paraître malheureux à dire, il n’y aurait principalement que ces clubs capables de rivaliser sur le long-terme face à de grosses équipes, notamment dans les compétitions européennes. Ceux ci ont les moyens et ne doivent pas avoir peur d’investir.

Le mercato hivernal sera un tournant majeur de la deuxième moitié du championnat. J’espère que la hiérarchie va se rétablir, que l’OM et l’OL vont faire enfin la différence et accrocher les places européennes. Car il serait pour moi triste d’être représenté par Angers en Coupe d’Europe, même si Guingamp l’avait déjà fait une année.

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