Quel premier bilan en tirer pour la saison à venir ?

Huit jours de tests ont déjà eu lieu a ce jour, le neuvième étant en cours (jeudi 26 février 2015). Même si l’usage veut que les chrono réalisés n’aient pas de réelles significations, on peut voir des tendances se dessiner. Décryptage.

Analysons la situation motoristes par motoristes.

Mercedes est la référence claire. Ils ont obtenu 19 pôles positions sur 19 grand-prix. Ils ont également obtenu 16 victoires sur 19. On ne peut pas faire plus éloquent sur le niveau de performances affichées par le motoriste allemand.

Cette année, le constructeur allemand va donc s’appuyer sur les bases de 2014. Les premiers résultats sont intéressants. Deux éléments sont évalués : fiabilité et performance.

Sur le plan de la fiabilité, le groupe propulseur allemand a couvert pour les 4 jours de Jerez pas moins de 984 tours. À raison de 4,4 Km de distance par tours, on comptabilise alors un total de 4329,6 km pour les unités de puissance saxonnes.

Cela nous donne une indication sur la capacité des écuries motorisées par les allemands a enchaîner les kilomètres sans risques majeurs de rencontrer des pannes. C’est une performance  énorme. Toutefois, cela ne veut pas dire que des problèmes ne pourront pas survenir.

Pour se faire une idée, il faut mettre les résultats de Mercedes en perspective avec les résultats des autres motoristes.

Mais pour être complet, il faut préciser que Mercedes équipe 3 teams en plus de sa propre écurie Mercedes AMG F1 : Williams, Lotus F1 Team et Force India*[1]. Renault n’équipe plus que Red Bull Racing et Scuderia Toro Rosso. Ferrari munit sa propre équipe, la Scuderia Ferrari et Sauber F1 Team.

Le second motoriste, est le français Renault. C’est cette unité de puissance qui a eu toute les plus grandes peines a tourner l’année dernière. Le moteur avait beaucoup de problèmes de surchauffe et d’incendies. C’est le MGU-K, le récupérateur d’énergie au freinage qui était notamment mis en cause. Cette année à Jerez, le bloc français a réalisé 518 tours. En multipliant par la longueur du tracé andalous, on arrive à 2279,2 Km. Cela reste inférieur, bien évidement, mais en nets progrès par rapport à l’année passée.

Le troisième motoriste, le plus mythique, le motoriste transalpin Ferrari. Il cumule 727 tours soit 3198,8 Km. Cela est raisonnable. Il faut savoir que les italiens ont préféré miser sur la robustesse au détriment de la vitesse pure.

Cela nous amène à la question de la vélocité. Il ne serait pas nécéssaire de s’étendre sur tout les chronomètres jours par jours, pilotes par pilotes. On remarque cependant que le bloc Ferrari a conclu les 4 premiers jours en tête. Pour obtenir des bonnes performances, il faut soit rouler avec le réservoir d’essence vide, soit n’opter que pour les pneumatiques les plus tendres de Pirelli : les tendres et les super-tendres. Ou alors, il faut opter pour des relais très courts de 5 à 6 tours maximum. De plus, Sauber a partagé la première place avec Ferrari. Mais lorsque l’on revient sur les résultats de l’écurie suisse ; elle n’a marqué aucun points la saison dernière. Il faudrait qu’elle ai réalisé un bon extraordinaire. A ces tests, les écuries sont libres de faire leur programme le plus libre possible. Les conditions de Grand-prix ne sont pas réunies (météo, horaire, scrutateurs de la FIA qui supervisent tout et tant d’autres).

La seule chose que l’on peut voir comme un message fort s’est déroulé la semaine dernière à Barcelone. La Lotus de Romain Grosjean a accompli un tour le dimanche 22 février en 01:24:067. C’était le tour le plus rapide de la séance de 4 jours. Il était chaussé de pneumatiques super-tendre. Nico Rosberg, sur Mercedes a fait le second chrono en 01:24:321. Il avait les pneumatiques médium. Il a réussi a tourner a trois dixièmes de Romain Grosjean avec des gommes sensiblement moins performantes. C’est un message clair. Mercedes; son écurie, son moteur seront encore les références cette année.

Nous en arrivons enfin à Honda. Le constructeur nippon représente une énigme. Ils n’ont parcouru que 203 tours en huit jours. Cela ne fait que 893,2 Km. Les problèmes techniques émaillent chaque jours d’essais. Ils ont terminé leur neuvième jour à 14h20 sur un problème de fuite hydraulique. Ils rencontrent les habituels problèmes de jeunesse du nouveau bloc propulseur V6 hybride 1,6 litres. Cela a tout pour être un mauvais signal à moins de trois semaines du débuts de la saison.

À la même époque, Renault était dans un cas de figure similaire. Red Bull, avec Daniel Ricciardo et Sebastian Vettel ont cumulé 13 podiums et 3 victoires. McLaren Honda saura-t-il parvenir a un tel résultat ?

« Montez le volume! Ouvrez vos Chakra ! Rendez-vous au premier virage … » comme le dit Julien Fébreau de Canal +.

[1] Force India n’a pas participé aux essais de Jerez à cause de retards dans la conception de son châssis.

Nicolas Martinet

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