Vettel triomphe, une première depuis Singapour en 2015 soit près de 550 jours (source : leparisien.fr)

Ferrari avait de grandes ambitions en entamant cette nouvelle saison, le pari est déjà tenu. Sebastian Vettel a remporté le Grand Prix d’Australie ce matin. 


Concrétiser son potentiel, tenir ses engagements, éviter de sur-jouer l’optimisme… Ferrari a eu tout bon à Melbourne. Ferrari a prouvé qu’elle allait être un sérieux challenger à Mercedes cette année. Le combat entre Vettel et Hamilton n’a finalement pas eu lieu en piste. C’est à la faveur d’un arrêt anticipé de Lewis Hamilton que Vettel, solidement accroché dans les échappement de la Mercedes a pris les commandes. Lewis Hamilton a été contraint de s’arrêter, sans doute trop tôt pour changer de pneus. L’écurie Allemande doit encore maîtriser la dégradation des pneus ultra tendres. Cet arrêt a vu le Britannique coincé derrière Verstappen et n’a jamais été capable de revenir.

Il faut donc retenir la performance de Vettel qui a été le seul à garder le rythme de Lewis Hamilton. Les deux voitures étaient très proches, les ingénieurs Ferrari n’ont pas su dire laquelle était la plus rapide. Dans tous les cas, il y a match. En ce sens, les essais hivernaux ne nous ont pas menti. Bottas et Raikkonen ont été plus en retrait, Bottas a assuré le double podium pour Mercedes quand Raikkonen a empoché le meilleur tour en 1:26:538 un peu plus de deux secondes du record de Michael Schumacher en 2004 en 1:24:125.

Pour Red Bull, la course a été vraiment plus difficile. Tout d’abord Ricciardo qui a connu des problèmes électriques qui l’ont empêché de rejoindre la grille de départ. Il a immobilisé sa RB 13 sur le circuit. Rapatriée au stands, ses mécaniciens ont pu réparer la voiture pour le laisser rejoindre la course avec deux tour de retard. Las, son moteur s’est éteint au 25ème tour. Verstappen fait mine de se rassurer, mais il n’a jamais pu rivaliser avec les « front runners ». Il se classe 5ème, là d’ou il est parti.

Scénario noir pour Romain Grosjean aussi. Parti 6ème sur la grille, son moteur Ferrari de 2017 est parti en fumée dès la 15ème tour, enregistrant le premier abandon de la saison. La déception est grande car un bon résultat était à la clé, mais l’espoir n’est pas mort comme il l’a expliqué sur Canal+ :

« 15 bons tours. Je ne sais pas encore ce qui s’est passé. J’ai perdu de la puissance moteur et on m’a demandé de rentrer au stand. Ça pique, c’est clair. On était bien ou on était, en septième position. J’étais aussi rapide que la Williams et la Toro Rosso. » 

« Maintenant, suivre une autre voiture est extrêmement compliqué avec cette nouvelle réglementation. Mais dans l’ensemble tout se passait bien, c’est extrêmement positif, après une super qualif. On était dans le coup. La voiture se comportait pas mal. La clé pour nous c’est de garder de la constance tout au long de la saison et essayer d’arriver en Chine en répétant une qualification dans le top 10. C’est sûr que là, ça pique un peu car l’objectif c’est de marquer des points. »

L’optimisme est finalement chez Esteban Ocon qui a inscrit son premier point pour Force India après un début de week-end brouillon comme il l’a qualifié lui-même. Le jeune normand, longtemps bloqué derrière Alonso a réussi une manoeuvre osée sur l’Espagnol qui a été amplifiée par Hulkenberg sur la Renault au 52ème tour qui voulu passer la McLaren et Ocon en même temps.

Pour McLaren enfin, l’un des rares points positifs, c’est que c’est l’équipe qui a connu les pires soucis de fiabilité lors des essais à Barcelone qui a été épargné. Fernando Alonso a du abandonner à la toute fin de l’épreuve pour cause de bris de suspension dans le dépassement de Ocon. Comme quoi, Honda a semble-t-il franchi un premier pas. Mais le plus dur, c’est Vandoorne qui a terminé 13ème et dernier. Il manque clairement de puissance et de performance. Une évolution doit arriver pour Monaco, mais sera-ce suffisant ?

Classement final :

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