Le Grand Prix se déroule sur le circuit de Silverstone. Il se situe près de Birmingham à 130 kilomètres de Londres. C’est le berceau de la Formule 1 ici. Milton Keynes, Woking, Brixworth, Grove ou Enstone… Toutes les écuries ont leur usine dans le secteur du circuit Britannique. C’est aussi ici que s’est tenu le premier Grand Prix de Grande-Bretagne de Formule Internationale Numéro 1. C’était le 13 mai 1950. À la base, Silverstone est un aérodrome militaire. La Royal Air Force a combattu les allemands dans la bataille d’Angleterre. Le circuit n’avait que six virages. Aujourd’hui il en compte dix-huit.

  Le retour des Williams

C’est la surprise au départ, les Mercedes en première ligne restent scotchées. C’est Felipe Massa qui bondit pour prendre la première place. Valtteri Bottas essaye de le suivre mais Hamilton garde l’avantage. Ce départ n’est pas si surprenant. L’écurie de Sir Franck Williams a retrouvé des couleurs. Elle s’est rapprochée dans son combat contre Ferrari. Elle profite des faiblesses actuelles de la Scuderia. Massa et Bottas se sont accaparés la seconde ligne. Certes, elles sont à +0.8 et +0.9s, mais Raikkonen, le premier homme en rouge est lui à +1.1s en 1:33:379 et Vettel à 1.3s en 1:33:547. C’est un écart qui tend à se creuser. Cela démontre que les Mercedes demeurent vraiment un à deux crans au dessus du lot. En course, les deux pilotes Williams et Ferrari sont entremêlés en terme de rythme, mais pour une fois, c’est Massa qui devance les Ferrari. Massa a enregistré son meilleur tour en 1:37:466. C’est seulement quatre dixièmes moins vite qu’Hamilton qui a signé le record du tour en 1:37:093. La première Ferrari est celle de Raikkonen quatrième en 1:37:493. Avec de tels chronos, Williams peut se battre à la régulière contre la Ferrari. Pour Rob Smedley, le responsable de la performance de l’écurie Britannique, un titre de vice champion du monde constructeur derrière Mercedes est clairement l’objectif de la fin de saison.

Là ou s’est jouée la victoire…

Dans une course aussi engagée, ou deux écuries affichent des performances similaires, c’est au plus fin stratège que se décide la victoire. À ce jeu là, les Mercedes ne sont pas championnes du monde par hasard. Cela fait longtemps que Williams n’a pas dominé sur tout un relais. Il était donc vital de rentrer aux stands au meilleur moment. L’écurie Williams n’a pas prise l’audace de faire rentrer l’un de ses pilote en premier ; le risque étant de faire un deuxième relais trop long et voir ses pneus détruits avant la fin de la course. Hamilton est rentré le premier. Étant parti avec des médiums, chausser des pneus durs neufs était l’assurance d’aller au bout de la course. Massa suit deux tours plus tard, mais c’est trop tard. Hamilton qui réalise un temps canon en sortie des stands prend les commandes pour ne plus les lâcher. Williams a été trop conservatrice dans son approche. Gagner une course est une prise de risque auquel il faut assumer toute les conséquences.

… Et le podium

Les deux Williams auraient légitimement pu espérer terminer sur le podium. La pluie est entrée dans la partie. C’est très difficile pour les écuries car les ondées ne sont tombées que très localement. Tout le circuit n’a pas été complètement pris sous les eaux. Seule la partie concernant l’ancienne ligne droite de départ/arrivée à été mouillée. Alors que fallait-il faire? Passer les pneus intermédiaires? À quel moment? Ralentir avec les pneus lisses et risquer d’être à l’arrêt? Hamilton a une nouvelle fois opté pour la bonne stratégie avec les pneus intermédiaires au bon moment. Plus facile à dire qu’à faire. Alors que Vettel n’était qu’un anonyme cinquième, il passe par les stands dans le même tour que Hamilton et parvient à dépasser les Williams qui sont restées trop longtemps en pneus slicks (lisses, durs). Il s’arroge la troisième place finale. En terme de stratégie sous la pluie, le grand perdant est Raikkonen. Il a dominé son coéquipier tout le week-end mais a chaussé les intermédiaires beaucoup trop tôt. La piste était encore sèche et les inters ont surchauffé. Ils n’ont pas tenu et le finlandais a du repasser par les stands. Il ne termine que huitième.

Quelques faits marquants

Premier double abandon pour Lotus. Romain Grosjean et Pastor Maldonado ont été pris dans un accrochage au premier tour. Daniel Ricciardo, pilote Red Bull serait arrivé trop vite, a tapé Grosjean qui a tapé Maldonado. Beaucoup de casse et des points ratés pour l’écurie qui a besoin de points pour assurer une bonne position au classement synonyme de financements de la part de la FOM.

Premier point pour Alonso avec McLaren-Honda. Les McLaren n’ont pas échappé à l’accrochage Alonso, pour éviter l’incident a braqué à droite et a percuté son coéquipier Button. Il doit s’arrêter au premier tour pour changer d’aileron avant. Il a pu faire sa course. La pluie et Sauber l’ont aidé a terminer dixième. Il est onzième au moment de la pluie. Ericsson met des pneus intermédiaires trop tôt, repasse par les stands pour rechausser des pneus médiums et retourne une nouvelle fois au stands pour remettre une nouvelle fois des pneus intermédiaires. Le moteur Honda a enfin profité de la fiabilité qui lui a fait tant défaut jusqu’ici. Ce point est une petite récompense.

Manor signe un nouveau sponsor. Il y avait Air BnB au Canada. Maintenant c’est Flex Box, une entreprise qui fabrique des containers pour le commerce maritime. L’ex-écurie Marussia qui a échappé au dépôt de bilan en janvier retrouve des financements très utiles pour la suite du développement de l’écurie qui compte s’installer pour de bon au sein du paddock.

Nicolas Martinet

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