Le basket féminin plus populaire que jamais, pour preuve le beau parcours des filles lors des derniers Jeux Olympiques à Londres en 2012. Parlons Sports a rencontré la jeune joueuse de l’INSEP Alix Duchet. Du Coteau (42) à Paris en passant par l’Equipe de France, Alix Duchet se livre avec panache et sans concessions.

 

Alix, peux-tu nous donner une petite présentation de toi et de ton parcours ?

A.D. : Je m’appelle Alix Duchet, j’ai 17 ans. Mon parcours, je l’ai commencé à Boyer (42) où je n’ai pas eu de titre. J’ai commencé là-bas à l’âge de 7 ans. Ensuite je suis partie au Coteau, où j’ai remporté deux titres de championne du lyonnais et un titre de championne de France groupe B. Après, je suis partie au Pôle Espoir simultanément avec mon passage au Coteau, pendant 2 ans. Par la suite, j’ai fais des tests et j’ai été recrutée par l’INSEP, dont c’est ma troisième année actuellement.  Ma première année j’ai joué en NF1, et les deux dernières en Ligue 2. En même temps, j’ai participé à 3 campagnes de l’Equipe de France.

Que représente pour toi l’Equipe de France ?

A.D. : L’Equipe de France pour moi c’est une fierté. C’est un objectif pour moi, c’est un rêve. Après c’est beaucoup de travail.

Comment as-tu vécu ta première convocation en Equipe de France ?

A.D. : C’était il y a 3 ans. Ca été une joie de la recevoir étant donné qu’on m’a appelé avec les U16 alors que j’avais l’âge des U15.

Tu t’es blessée lors des JO de la Jeunesse aux Pays-Bas. Ce qui t’as privée de l’Euro. Comment l’as-tu vécu ?

A.D. :  J’ai pas su tout de suite que je m’étais fait les ligaments croisés. Le docteur m’avait dit que j’avais une élongation et que je pouvais faire le CE la semaine d’après. C’est en rentrant en France qu’on m’a annoncé que j’avais une rupture des ligaments croisés. Ca a été un coup dur. Après, la blessure fait partie du sport du haut niveau. Je me suis refixé des objectifs. Cette blessure m’a privée de basket pendant 1 an.

Tu es à l’INSEP, quelles sont tes perspectives ?

A.D. : C’est vraiment que de la formation, on n’a pas gagné beaucoup de matchs cette année puisque c’est de la grosse formation et une bonne formation pour la suite.

Le basket féminin n’est pas très médiatisé par rapport au basket masculin. Qu’en penses-tu ?

A.D. : Le basket masculin, c’est beaucoup plus de spectacle et de jeu individualisé. Alors que le basket féminin c’est plus dans le collectif donc ça plait moins aux gens.

Le basket féminin se sent-il le » laissé » du sport français ?

A.D. : Non pas laissé, mais des fois on se dit que le basket masculin on en entend plus parler alors que par exemple, aux JO, le basket féminin fait de meilleurs résultats.

Quelles sont les différences entre la WNBA et le basket français ? Est-ce un rêve pour toi ?

A.D. : C’est un jeu complètement  différent qu’en France. C’est un jeu féminin qui tourne vers le masculin. Il y a beaucoup plus de spectacle ne serait ce que dans le 1 contre 1. Après oui ça reste un rêve mais un des premiers rêves quand on joue en France, c’est de porter le maillot de l’Equipe de France A.

Celine Dumerc a joué 3 mois en WNBA. Toi, tu souhaiterais t’y installer ?

A.D. : Je n’en ai aucune idée pour le moment. Je préfère rester en France pour l’instant, on verra par la suite.

Les JO de 2016 au Brésil, est un objectif pour toi ?

A.D. : (Rires) Non, franchement. Pour les JO au Brésil je me vois sur mon canapé à les supporter. Rien que de faire un stage en Equipe de France A serait une fierté.

 

Pourtant, tu es sélectionnable, alors pourquoi pas ?

A.D. : (Rires) Pourquoi pas, mais ça va être dur.

Peux-tu nous expliquer comment se déroule la sélection des joueuses pour un championnat ?

A.D. : Il y a une préparation avec 20 ou 24 joueuses. Ça dépend des coachs. Après il y a des coupes, ça va descendre jusqu’à 12 et ce seront-elles qui participeront au championnat.

Un espoir de te voir parmi les 24 ?

A.D. : (Sourire) Oui, enfin pas pour les JO au Brésil, plus tard.

Que représente le basket pour toi ?

A.D. : C’est ma vie. (Sourire) Je veux en vivre plus tard, je suis actuellement en étude pour obtenir le bac, qui est obligatoire.

Ton meilleur moment au basket ?

A.D. : Quand j’ai remporté le championnat du lyonnais avec la sélection du lyonnais. On avait fait un tournoi pour nous sélectionner au tournoi final. On s’est qualifié, et on a gagné tous nos matchs.

Ton pire moment ?

A.D. : Je n’ai pas de pire moment. Mes pires moments ce sont les 3 quarts de finales perdus contre l’Espagne à chaque fois.

Un mot pour les jeunes qui rêvent d’avoir le même parcours que toi ?

A.D. : Je ne vais pas mentir, il faut vraiment profiter de ses années en categorie jeunes pour la passion, pour s’éclater et en profiter. Quand on arrive dans le haut niveau y’a moins de rigolade, d’amusement. C’est moins facile comme certains peuvent le penser. Quand on arrive sur le parquet pro, c’est dur. Il faut toujours travailler très dur.

 Propos recueillis par Maxime Valade pour Parlons Sports. 

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