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Lundi soir, nous étions au théâtre Rutebeuf à Clichy-la-Garenne pour assister à la projection du documentaire « Mezaache, la boxe dans le sang » réalisé par Benjamin Putoud. Nous avons croisé Maiva Hamadouche (26ans, 9-1,  8 K.-O) actuelle meilleure boxeuse française et classée à la place de numéro quatre mondiale qui a eu la gentillesse de prendre le temps de nous répondre.

  • Tout d’abord, comment allez-vous après votre combat contre la belge Delfine Persoon toujours championne mondiale WBC des poids légers?

Je vais bien et même mieux depuis que je l’ai boxée. Suite à cette défaite, je suis regonflée à bloc car je sais maintenant où je me situe sur l’échelle mondiale. Il y a encore des choses à travailler mais je reste tout à fait confiante pour la suite.

  • Un championnat du monde avec seulement neuf combats professionnels, c’est superbe non ?

Effectivement, certains ont même dit que j’allais à la casse avec ce combat qui arrivait trop tôt dans ma carrière. Il faut les comprendre : attaquer un championnat du monde WBC avec un nombre de combats comme celui-ci, peu l’ont fait (rires). C’est dans ce genre de challenge que je puise ma force, lorsque j’essaye de déjouer les pronostics et de créer la surprise. Durant la rencontre, il m’a manqué un peu de métier pour faire la différence. Tout ce que je sais, c’est que je ne m’arrêterai pas avant d’avoir obtenu ce titre mondial WBC. Pour ma part, c’est le titre à avoir !

  • Nous étions ce soir au théâtre Rutebeuf pour assister à la projection du documentaire « Mezaache, la boxe dans le sang » réalisé par Benjamin Putoud. Juste avant de le découvrir, votre combat a été projeté à l’écran. Qu’avez-vous ressenti à ce moment précis ?

J’ai pu voir en détail ce que j’aurai du faire pour l’emporter. J’étais obnubilée par ce que je voyais et tenue en haleine jusqu’à la fin alors que je savais comment cela se terminait. C’était magnifique.

  • D’ailleurs, comment expliquez-vous le fait que votre combat n’ait pas été diffusé à la télévision ?

Les organisateurs de la soirée qui se déroulait en Belgique ont refusé que l’Equipe 21 (chaine de télévision sportive française) soit présente et c’est bien dommage. Même si j’ai perdu aux points, ceux qui me connaissent savent que j’ai tout donné. Dès que je boxe, j’offre le meilleur de moi-même pour tenter de livrer un grand combat. C’était elle ou moi au vu de notre préparation et de l’intensité que l’on a apporté à la rencontre. Un combat comme celui-ci à la télévision, c’était tout bon.

  • Maiva, vous êtes l’avenir de la boxe anglaise féminine. C’est maintenant qu’il faut vous suivre. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre présence à la grande soirée de boxe du 17 décembre 2015 organisée par Malamine Koné, créateur de la marque Airness, au Cirque d’Hiver ?

C’est un nouveau départ pour repartir sur un championnat du monde au mois de mars et peut-être le début d’une collaboration avec Malamine Koné. Nous sommes toujours en discussion mais on a de grandes ambitions pour la suite des événements. Cette soirée s’annonce être une réunion prestigieuse tout comme l’a été son premier gala de boxe « Apocalypse » le 13 juin dernier au Cirque d’Hiver. Il faut être présent jeudi 17 décembre, Malamine Koné est très prometteur et il va faire de grandes choses tout comme moi, d’où cette idée d’association (sourire).

Un dernier mot sur votre adversaire : qui affrontez-vous au sein de ce lieu mythique de la vie parisienne ?

J’affronte Aouatif Al Kallachi, une espagnole d’origine marocaine avec un palmarès de trois victoires pour trois défaites. Elle est normalement à ma portée mais dans ce sport, il faut toujours se méfier. Je serai prête comme pour tous mes combats précédents, je ne fais aucune différence entre mes adversaires.

Merci à vous Maiva Hamadouche d’avoir consacré du temps à cet entretien.

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