Florian Genton ici sur le plateau de Dimanche LIGUE 1, sur BEIN Sports.
Florian Genton ici sur le plateau de Dimanche LIGUE 1, sur BEIN Sports.
C’est une interview exceptionnelle que Parlons Sports vous propose cet été. Florian Genton, journaliste sportif sur BEIN Sports, a répondu aux questions de notre rédaction. Un entretien exclusif où l’homme se confie comme jamais sur des thèmes d’actualité sur le football, mais aussi sur sa passion du journalisme, sans oublier le PING-PONG à la fin de l’entretien.

Votre frère (Benjamin Genton) est footballeur professionnel. Auriez-vous aimé, vous aussi, devenir professionnel ?

F.G. : Dire que je n’aurai pas voulu être footballeur professionnel serait mentir. Quand on voit la vie qu’ils peuvent mener, et je suis bien placé pour le savoir, bien sûr que ça donne envie. Aujourd’hui je n’ai aucun regret. Parce qu’être pro, ça engage beaucoup de concessions. Et quand vous avez 15 ans à quelques années de passer le bac, vous sortez beaucoup, et on vous dit d’arrêter de sortir, de vous entraîner 5 fois par semaine, de partir le samedi pour jouer le dimanche etc… Quand vous êtes doué ça peut le faire or ce n’était pas mon cas. J’ai bien compris que je n’allais pas devenir footballeur professionnel. Je me suis alors posé la question, faire un métier qui se rapproche de ce monde là et j’ai choisi le journalisme. Mais ça, je l’ai compris dès mon plus jeune âge.

Est-ce que le journalisme sportif est pour vous une vocation ?

F.G. : Je voulais absolument devenir journaliste pour approcher le monde du foot. Quand j’étais gamin ça me faisait rêver et ça me fait d’ailleurs toujours fait rêver. Je voulais présenter le multiplex d’Europe 1 animé à l’époque par Yann Kulig. Je voulais absolument faire ça. A l’époque il y avait un match décalé et 9 matchs le samedi soir point. C’est ça qui me plaisait.

Vous êtes actuellement homme de terrain pour BEIN Sports. Vous avez aussi été commentateur et consultant, qu’est ce que vous préférez faire ?

F.G. : Sur BEIN Sports il y a trois métiers particuliers avec le foot : les commentateurs, le relais terrain (le Paganelli en quelque sorte) et le présentateur d’avant match parfois sur les pelouses. Moi ce que je préfère c’est présenter les émissions. Travailler l’éditorial, chercher les angles, quel joueur mettre en avant, chercher les informations concernant les équipes. Ce que me propose BEIN Sports me convient parfaitement. Ecrire une émission de A à Z et avoir une liberté éditoriale. On a parfois des bonnes, parfois des mauvaises idées mais c’est ça qui est intéressant. Cela nécessite des heures de travail avant l’émission.

Vous avez travaillé à la radio (RMC) maintenant vous êtes à la télévision, quel est le plus plaisant ?

F.G. : Le plus facile c’est la télé. Il y a un vrai travail sur le comportement, un jeu de regard. Ce qui est compliqué c’est qu’il y a trop de monde. Il faut une caméra, l’ingénieur son, le cadre etc… C’est hyper frustrant. Alors que toi quand tu es journaliste ce que tu veux c’est l’info, c’est ça qui t’intéresse. Avec la radio il y a une vraie magie. Vous prenez votre portable vous faites de la radio. Vous voyez quelque chose autour de vous, vous appelez la radio vous faites de la radio en quelques secondes. Vaut mieux commencer par la radio et finir par la télé.

Quels conseils avez-vous pour les jeunes qui veulent devenir journaliste sportif ?

 

F.G : Travailler, travailler. Coupez l’interview et allez travailler ! (Rires) Non mais les conseils que j’ai à donner c’est de pas vouloir aller trop vite. Ne pas se sentir le meilleur parce qu’on a des bons résultats à l’école.

La FIFA est tourmentée par de nombreux scandales, est ce inévitable que des têtes doivent tomber ?

F.G. : Oui c’est évident. Ce n’est pas une surprise. Un monde de corruption, de mensonges. Il faut que ça change, que ça serve à quelque chose.

La saison de Ligue 1 est terminée, le PSG est champion. Pensez vous qu’une équipe est susceptible de bousculer la suprématie parisienne ?

F.G. : On l’a vu cette année avec des clubs capables de bousculer le PSG. Ils ont été champions dans la douleur. On le voit avec l’OM, avec Monaco et Lyon en fin de saison. Oui, le PSG peut être bousculé. Après, je pense que désormais leur principal objectif est la Ligue des Champions. On le voit sur certains matchs de Ligue 1 où ils ont tendance à jouer un peu facile et à perdre des points en route. Lyon avec son nouveau stade, ses jeunes a vraiment moyen d’aller titiller le Paris Saint-Germain.

Justement, est qu’avec sa suprématie nationale le PSG n’est-il pas entrain de tirer la Ligue 1 vers le haut ?

F.G. : C’est complètement mon avis. J’ai tendance à me battre contre ceux qui dénigrent la Ligue 1. On a l’impression que l’herbe est toujours plus verte ailleurs. Quand on voit Arsenal qui joue dans le meilleur championnat, contre Monaco ils n’ont pas montré grand-chose. La Juventus qui va en finale de la LDC, contre Monaco ça ne s’est pas joué à grand-chose. Après il y a quand même 3-4 clubs largement supérieurs comme le Barça, le Real et le Bayern. Après oui je pense que le PSG tire la Ligue 1 vers le haut. Ils apportent des stars, et les joueurs mineurs qui ne seraient jamais venus auparavant signent désormais dans des clubs comme Saint-Etienne, Bordeaux ou Nice.

Par contre pour le PSG c’est plus compliqué en Ligue des Champions, nouveau quart de finale cette année. Qu’est qui leur manque pour devenir un gros d’Europe ?

 

F.G. : Il leur manque malheureusement beaucoup d’expérience, une histoire en club. Quand on voit le Barça c’était leur 10ème, 15ème finale. Cela fait 30-40 ans qu’ils sont ancrés en Coupe d’Europe, ça n’arrive pas comme ça du jour au lendemain. Au PSG il y a des bons joueurs mais ils leur manque des joueurs meilleurs. Quand on voit face à Barcelone, quel joueur sur le terrain aurait pu jouer en face ? Un ou deux défenseurs ? Et encore ! Très peu de joueur, peut être Verratti et encore ça se discute. Mais quand vous prenez Messi, Neymar, Suarez, Busquet et Iniesta.. Vous prenez Dani Alves c’est meilleur que Van Der Wiel, vous prenez Jordi Alba c’est meilleur que Maxwell. Le PSG n’a pas les meilleurs joueurs du monde. C’est un effectif jeune qui n’a pas d’expérience en Europe si ce n’est Ibra, Motta ou même Silva. Ils vont progresser. Puis faut pas se mentir, pour gagner la LDC il faut aussi avoir de la chance au tirage. Pas sûr que la Juventus soit en finale si elle tire le Barça en quarts.

Est-ce que l’arrivée d’entraîneurs étrangers (Bielsa, Jardim) en France permet l’essor de la Ligue 1 ?

F.G. : Je pense que c’est une bonne chose, ils apportent un savoir faire, une autre façon de voir le métier. Il ne faut pas partir dans un extrême de dire qu’en Ligue 1 nos entraîneurs français sont nuls. Quand on parle de Bielsa, on en a beaucoup parlé il y a eu du beau jeu, mais le résultat est quand même très décevant. Vous ne finissez pas sur le podium alors que c’était l’objectif. Sachant que vous vous faites éliminer rapidement des deux coupes nationales, avec un effectif qui n’avait que très peu bougé. Au niveau du jeu par contre les supporters marseillais se sont régalés, et de voir cela peut être bénéfique pour les entraîneurs français.

Vous avez été homme de terrain, alors dans quel stade avez-vous senti le plus de ferveur, d’engouement ?

F.G. : Je suis né à Paris mais pourtant c’est bien à Marseille clairement. Marseille c’est incroyable avec le nouveau Vélodrome. Mais pour le coup je vais vous dire j’ai fais des OM-PSG et des PSG-OM où effectivement c’est chaud il y a de la tension, mais là où j’ai senti le plus de tension et limite de la peur c’est des ASSE-OL. Saint-Etienne-Lyon. Pas des Lyon-Saint-Etienne, des Saint-Etienne-Lyon. Vous êtes au bord de la pelouse, vous tremblez. Vous avez la chair de poule et vous vous dites attention parce qu’à tout moment là, le stade peut s’écrouler.

Est-ce que le mercato d’été 2015 va être animé ?

F.G. : Oui ça va être animé. Même si les clubs en Ligue 1 sont touchés par la crise à quelques exceptions près. Le PSG est capable d’aller chercher un grand joueur. Pogba aussi, je ne le vois pas rester à la Juventus. City, United peuvent faire de gros coups. Lyon et Marseille en France vont faire des bons coups.

Dans un an, il y a l’Euro en France, qui sera favori ?

F.G. : Déjà BEIN Sports diffusera tous les matchs (Rires). Nous après c’est dans un an. Il y aura comme toujours les mêmes équipes à savoir l’Espagne, l’Italie, le Portugal, l’Allemagne, les Pays-Bas. La France c’est pas parce qu’ils ont perdu contre la Belgique et l’Albanie que c’est la catastrophe, il reste encore un an. En une année il peut se passer tellement de choses, des révélations et des blessés. Après oui la France aura un vrai statut de favori. Je souhaite que l’on gagne l’Euro.

On passe au PING-PONG, deux propositions, une réponse.

PSG ou OM ? PSG.

Europe 1 ou RMC ? RMC.

BEIN Sports ou Orange Sport ? BEIN Sports.

FIFA ou PES ? PES.

MSN (Messi-Suarez-Neymar) ou BBC (Benzema-Bale-C.Ronaldo) ? MSN.

Le plus sympa à commenter, la CAN ou l’EURO ? Humainement la CAN, professionnellement l’EURO.

Parlons Sports oblige, pour finir, Roland-Garros ou le Tour de France ? Roland-Garros.

Interview réalisée par Max Miotto, Nicolas Martinet et l’Equipe Parlons Sports,

Mise en page par Maxime Valade.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here