2016 devait marquer le retour de Ferrari au premier plan. Après une année 2015 qui est le jour et la nuit par rapport à 2014 ; Vettel a comptabilisé 3 victoires et 10 podiums et même Raikkonen a re-goûté au champagne quand Alonso n’a pas pu faire mieux que 2 podiums en 2014. Toutefois, les rouages de la machine pourraient déjà être grippés. 

Après les essais hivernaux et la saison 2015, Vettel et Ferrari se sont placés en challengers logiques de la suprématie de Mercedes. Si tout s’est mieux passé que prévu l’année dernière, les troupes de Maranello doivent déjà faire face à de nombreux défis.

Pour parvenir à cet objectif que représente le titre mondial et battre Mercedes, Ferrari a fait le choix de paris techniques innovants pour son bloc propulseur. Les ingénieurs motoristes ont repensé l’architecture de leur moteur pour gagner encore en performance. Ce pari s’est révélé très intéressant car en course, Vettel et Raikkonen n’ont jamais été aussi bien placés pour rivaliser avec Hamilton et Rosberg. Le départ du Grand Prix d’Australie l’a démontré. Sans le drapeau rouge, Vettel filait vers la victoire.

Mais en même temps, les difficultés s’accumulent. Raikkonen a vu son turbo partir en fumée toujours en Australie. A Bahrein dimanche dernier, c’est le moteur de Vettel qui a cassé dans un panache de fumée, et ce, dès le tour de formation. Vettel n’a pas pu prendre le départ de la course, une première depuis 20 ans pour Ferrari.

Leo Turrini, un reporter bien informé chez les Rouges rapportait que le problème était dû à des injecteurs, ce qui n’est pas difficile à réparer. Néanmoins, une nouvelle information est parue et la panne aurait été provoquée par un problème électronique. Le résultat est le suivant, le moteur sera changé en Chine, et Vettel se retrouve désormais avec 4 blocs moteur à disposition pour les 19 Grand Prix restants de la saison. Il devra déjà ménager ses moteurs pour éviter de récolter des pénalités avant la fin de saison. La poursuite des Mercedes sera plus délicate.

Hormis, ce manque de fiabilité, sur la piste, en qualifications, à Bahrein, Vettel a accusé un retard de 5 dixièmes de secondes sur Hamilton. En 2015, ce retard était de 4 dixièmes. Si la progression de Ferrari a été fulgurante jusqu’à aujourd’hui, sur la durée, elle sera plus lente. Bernie Ecclestone, un brin provocateur a déclaré que Ferrari ne jouerait pas le titre avant 2020.

Vettel sera-t-il patient et motivé ? Il a répondu : « mon contrat n’est pas aussi long, donc ce sera la première chose a régler. Ceci mis à part, je serai déjà âgé à ce moment là. J’ai donc confiance quant au fait que l’on pourra être titré bien avant cette échéance« .

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