Le sélectionneur français était ce week-end en Italie, pour assister au choc de Serie A entre l’équipe locale Macerata, emmenée par Jenia Grebennikov, et Modène d’Earvin Ngapeth. L’occasion pour Laurent Tillie de revoir deux de ses joueurs majeurs de l’équipe de France à seulement trois semaines du début du stage de préparation en vue du tournoi qualificatif olympique, en janvier prochain à Berlin.

L’Italie? Laurent Tillie prend un réel plaisir à y retourner et connait son championnat de volley puisqu’il y a joué pendant cinq ans à Falconara Maritima. « J’ai retrouvé des personnes que je connaissais, c’est toujours très agréable pour moi de revenir ici, et ils m’avaient gardé une place de choix pour voir le match. » Et à quel choc a-t-il assisté! Nous le savions ce choc de Série A entre Macerata le leader jusqu’alors invaincu et son dauphin Modène allait donner du spectacle. L’affiche promettait d’être belle et elle a tenu ses promesses. Et c’est le Modène d’Earvin Ngapeth, vice-champion d’Italie en titre qui l’a emporté au tie-break (25-22, 25-19, 18-25, 19-25, 17-15), au terme d’une rencontre intense et de haut vol.

« C’était un superbe spectacle dans une salle pleine, avec une très grosse qualité de jeu, surtout service-block. Modène a dominé les deux premiers sets, Macerata les troisième et quatrième, le tie-break ne se joue à rien, puisque Modène était mené 14-12 et réussit à gagner 17-15 sur une action où le pointu touche la balle sur un service out, c’était une fin un peu incongrue, mais un très très beau match. » Si Tillie s’est déplacé en Italie ce n’était pas seulement pour admirer le spectacle, mais aussi pour voir évoluer deux cadres de l’équipe de France, le libero Jenia Grebennikov à Macerata, l’attaquant-réceptionneur Earvin Ngapeth côté Modène. « A l’image de son équipe, Jenia était un peu tendu au début du match, il s’est d’ailleurs un peu fait brancher par Earvin ! Mais il s’est bien repris par la suite, il a retrouvé sa vivacité. Quant à Earvin, il a fait le feu tout le match, il a eu un petit coup de pompe à la fin, mais il a été très bon dans la globalité, c’est lui qui tient l’équipe avec le Brésilien Bruno. » apprécié Laurent Tillie en fin de match.

Laurent Tillie estonie
crédit photo: Euro 2015

« Le plus important pour moi est de les voir en match. »

 

Le sélectionneur tricolore en Italie n’a eu que très peu de temps pour discuter avec les joueurs français même si il a beaucoup plus échangé avec Jenia Grebennikov, l’entraînement du Modène ayant été annulé la veille du match. « J’ai assisté aux entraînements en amont, ce que j’avais déjà fait la saison dernière à Modène. Cela me permet de voir comment une telle équipe s’entraîne, comment l’entraîneur fonctionne, mais aussi de voir nos joueurs dans leur milieu quotidien. Et j’ai pu discuter avec Jenia. Après, le plus important pour moi est de les voir en match. » Il paraît évident que le prochain tournoi de qualification olympique a été au cœur des discussions ainsi que le physique des joueurs qui n’ont eu que très peu de repos depuis mai dernier et le début de cette exceptionnelle Ligue Mondiale remportée par notre #TeamYavbou. « Ils sont forcément un peu fatigués, mais comme tout le monde. Et le fait d’évoluer dans des clubs de très haut niveau permet de maintenir la concentration et le rythme, ce n’est que du positif. » Nul doute que le sélectionneur français, humble depuis que la France conquit le monde et l’Europe puisse s’inspirer du travail de ses confrères dans les clubs.

De retour chez lui dans le sud de la France, Laurent Tillie a souvent l’occasion d’assister aux matchs de l’AS Cannes où évoluent Pierre Pujol et Jonas Aguenier, internationaux français. Tillie évite cependant de trop communiquer avec ses joueurs, il sait que ces derniers ont tous pour objectif les JO de Rio, nul besoin de leur rappeler sans cesse. « Je ne communique pas beaucoup avec eux, parce que je pense qu’ils ont déjà suffisamment à faire, ils sont concentrés sur leurs échéances. J’ai juste envoyé un petit mail pour leur rappeler le tournoi à venir, mais je sais qu’ils sont tous dans l’objectif, ce n’est pas nécessaire de rabâcher. » Même si Tillie évite de communiquer avec eux, il se rendra ce samedi en Pologne pour un nouveau choc, celui entre le deuxième de la PlusLiga Belchatow, où évolue Nicolas Maréchal et le troisième ZASKA où jouent Benjamin Toniutti, passeur numéro 1 de l’équipe de France et son fils Kévin Tillie.

Les joueurs de l’équipe de France se retrouveront au lendemain de Noël pour une préparation expresse à Tours au cours de laquelle ils rencontreront la Belgique le 29 décembre. L’objectif? Préparer au mieux le tournoi de qualification olympique de janvier prochain à Berlin dans le but ultime de revenir de ce dernier avec le billet qualificatif des JO de Rio 2016.

Crédit Photo: Euro 2015
Crédit Photo: Euro 2015

 

 


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