La GPDA, Grand Prix Drivers Association, présidée par Alexander Wurtz et dirigée par Jenson Button et Sebastien Vettel est sortie de son silence hier. Une lettre a été publiée, elle réclame du changement de le mode de gouvernance de la discipline. Traduction : on ne gère plus la formule 1 en 2016 comme dans les années 1960, 1970

De nombreuses critiques ont été émises ses derniers temps par Hamilton, Alonso ou Vettel. Tous trois critiquent les décisions prises par la FOM, la FIA et les directeurs d’écuries pour l’avenir du sport. Ces dernières concernent l’imposition du Halo dès 2017, un arceau de sécurité protégeant la tête des pilotes, le poids des voitures qui sont trop lourdes et donc plus lentes, l’imbroglio sur le système de qualifications qui fait débat… La liste est longue.

Sur tous ces sujet, la gouvernance de la Formule 1 est brouillonne, illisible. Les pilotes reprochent tout ça et se mettent à la place des fans qui finissent par déserter leurs postes. Les audiences s’érodent un peu plus chaque année.

C’est pour mettre un frein à cette spirale négative que les pilotes ont jugé bon de s’exprimer. Voici un premier extrait de la lettre :

« Les pilotes sont arrivés à la conclusion que le processus de décision dans la discipline est obsolète et mal structuré, et empêche les progrès d’être faitsEn effet, il peut parfois conduire au contraire, dans une impasse. Cela se reflète négativement sur notre sport, l’empêche de s’adapter à la prochaine génération de fans et compromet sa croissance mondiale. »

« Nous aimerions demander et prier les propriétaires et les actionnaires de la Formule 1 de considérer une restructuration de sa propre gouvernance. Les futures directions et décisions de la F1, qu’elles soient à court ou à long terme, orientées vers le sportif, la technique ou le business devraient s’appuyer sur un plan directeur clair. [Un] tel plan devrait refléter les principes et les valeurs fondamentales de la Formule 1. »

 Aujourd’hui, il est impossible de prendre des décisions saines tant les points de vue divergent. Ce qui est bon pour les promoteurs, n’est pas bon pour les écuries. Et ce qui est bon pour certaines écuries ne l’est pas pour d’autres dont les budgets sont plus serrés. Dans ces bisbilles, les fans sont abandonnés. Tout cela débouche sur un immobilisme, une inertie, voire un enchainement de décaissions prises à la hâte qui défigurent l’intérêt du sport.

Le GPDA appelle donc à un plan directeur sur le long terme :

« La Formule 1 fait actuellement face à un environnement économique mondial difficile, à un changement brusque de comportement des fans et des utilisateurs, et un changement rapide dans le paysage de la télévision et des médias. Cela rend fondamental que les dirigeants de la discipline fassent des ajustements intelligents et bien considérés ». 

Pour assurer une bonne viabilité du spectacle et du sport en formule 1, il est important que des actions soient menées pour permettre aux écuries de se battre en piste avec un règlement clair. Avec des règles illisibles, ce sont les jeunes générations qui se désintéressent et le déclin de la formule 1 sera inévitable. Les pilotes ont pris conscience du danger et ils le font savoir.

« La Formule 1 est indubitablement le pinacle du sport automobile, et en tant que tel, l’un des sports les plus regardés et les plus populaires au monde, » ajoute la lettre. « Nous les pilotes restons unis, offrons notre aide et notre soutien pour garder la F1 comme telle, et plus encore pour qu’elle s’adapte et soit excitante pour de nombreuses années et pour les générations à venir. Il est important de spécifier que cette lettre ouverte est destinée aux meilleurs intérêts de tous et ne devrait pas être vue comme une attaque aveugle et irrespectueuse. »

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