Cette coupe du monde n’en finit plus d’étonner. Après la fraîcheur nippone et l’élimination du XV de la Rose. Et si cette coupe du monde voyait la résurrection de l’éternel golden boy du rugby français ?

Michalak retrouve le sourire en Equipe de France (source : internet)
Michalak retrouve le sourire en équipe de France  (source : internet)

Lancé dans le grand bain international par Bernard Laporte en 2001, le jeune prodige toulousain avait tout pour devenir la grande star du rugby français mais les blessures et son irrégularité chroniques ont failli avoir raison de son diamant brut.

Après une coupe du monde 2003 pleine de promesse malgré l’élimination en demi finale face aux Anglais. Il ne restait plus qu’à confirmer mais ses performances en dents de scie lui coûtent sa place au sein de l’équipe de France. Bernard Laporte lui préférant des joueurs comme Yann Delaigue, JB Ellissalde ou David Skrela.

Pour la Coupe du monde 2007 en France, le toulousain est titulaire lors de la phase de poule et signe de très bonne performance mais il n’a pas la confiance de Bernard Laporte pour le quart de finale face à la Nouvelle Zélande. Le sélectionneur de l’époque lui préfère Lionel Beauxis qui présente l’avantage d’avoir un énorme coup de pied et de pouvoir suppléer Ellissalde dans le tir au but. Fred rentre en cours de match et remet la France en délivrant une passe décisive pour Jauzion qui inscrira l’essai qui permet à la France de prendre le commande du match et de ne plus les lâcher. Malgré sa bonne entrée il sera encore sur le banc pour la demi face aux Anglais mais participera à la déroute de la petite finale contre l’Argentine.

Michalak connaît une longue traversée du désert entre 2008 et 2012. Il est appelé très rarement en équipe de France par Marc Lièvremont qui ne l’emmènera pas en Nouvelle Zélande en 2011. En club il alterne entre l’infirmerie et les tribunes. Guy Noves n’a plus confiance et lui fait comprendre qu’il ne sera pas conservé à l’issue de la saison. Il décide de retourner en Afrique du Sud où il avait déjà effectué une pige. Un retour gagnant puisqu’à l’issue de la saison Philippe Saint André le rappelle pour la tournée en Argentine en juin. Il rejoint ensuite le RC Toulon, où la présence de Jonny Wilkinson le repositionne demi de mêlée. Cela ne l’empêche pas de réaliser un remarquable début de saison. Il est alors rappelé en bleu pour la tournée de novembre 2012 et continue de se mettre en valeur, étant élu homme du match lors de la victoire sur l’Australie et lors de la victoire sur les Samoa  contre qui il marque le seul essai français.

Après la retraite de Jonny Wilkinson, il partage désormais le poste d’ouvreur avec Matt Giteau. Mais malheureusement il se blesse deux fois à l’épaule et il ne dispute que 9 matchs. Ce qui n’empêche pas PSA de le sélectionner pour le mondial en Angletterre.

Pour sa troisième coupe du monde Frédéric Michalak ne cesse d’étonner par sa fraicheur et sa maturité. Il arrive a insufflé un peu de fantaisie dans le jeu stéréotypé de l’équipe de France tout en faisant preuve de réalisme et de pragmatisme. A Milton Keynes face au Canada , Michalak a une nouvelle fois réalisé un sans faute au pied (14 points, 6/6). Devenant le meilleur réalisateur français (136 points) en Coupe du monde devant Thierry Lacroix (124). Surtout, c’est le Michalak magicien balle en main, capable de fulgurances dont il a le secret, qui a enflammé le MK Stadium.

Cette réussite est évidemment à mettre à l’actif de PSA, qui l’a relancé, lui a donné sa chance, a même écarté un concurrent qui aurait pu lui faire de l’ombre, François Trinh-Duc. Le pari était risqué.L’ouvreur fantasque a plus souvent alterné le froid que le chaud en Bleu. Son jeu au pied de déplacement et d’occupation est toujours son point faible. Mais, preuve que PSA croit en lui, il l’a couvé alors qu’il ne s’est jamais imposé au Rugby Club Toulonnais. Mais il en a profité pour travailler sans relâche et apprendre auprès de Wilkinson, travailleur obsessionnel.

Ce dimanche l’équipe de France affrontera l’Irlande pour savoir qui prendra la tête de la poule. Un match crucial qui décidera du futur l’adversaire des Bleus. Une rencontre dans laquelle Frédéric Michalak devra prouver qu’il est enfin le grand 10 que cherche les Bleus depuis des années.

En bonus les meilleurs moments de France Canada:

 

 

 

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