Aux termes d’une saison apocalyptique, l’heure est venue pour nous de décortiquer les raisons qui ont conduit à cet échec.

Des choix « perdants » en interne

A la suite du premier match de la saison, coup de tonnerre tonitruant sur la cannebière, quand, au soir de la première journée de championnat, Bielsa, l’idole de tout un peuple, annonce sa démission. Qui aurait pu le deviner ? Pas les supporters visiblement, bien loin d’imaginer un tel retournement de situation de la part d’une personne qui avait su faire renaitre une âme dans cette équipe et dont la complicité, que ce soit avec ses joueurs ou bien même avec ses propres supporter était plus que perceptible. Le vélodrome, agrandi et refais à neuf devait être le temple d’une nouvelle ère où le football offensif cher au tacticien argentin devait s’affirmer aux yeux de tous par le biais du fameux schéma tactique en 3-5-2. Oui Oui même en France, il était arrivé à inculquer cette culture de la gagne.

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Marcelo Bielsa, l’idole de tout un peuple.

La prolongation de contrat a tenu en haleine nombre de supporters marseillais. Bielsa que l’on décrit comme un être méticuleux, passionné, imprévisible avait pris le temps de négocier avec l’avocat de Margarita Louis Dreyfus, le russe Igor Levin, les contours de son futur contrat. Alors que la saison de championnat avait commencé, Marcelo Bielsa prenait place sur le banc de l’OM. Tout le monde pensait alors que la signature de prolongation de contrat n’était que formalité. Cependant, ce soir-là a été le théâtre d’une saison qui s’annonçait déjà mal engagée et riche en rebondissements. En effet, l’argentin est apparu devant la presse à la fin du match contre Caen (défaite 1-0 ndlr), et a affirmé qu’il démissionnait de ses fonctions d’entraineur en évoquant pour raison principale le fait que le club ait voulu au dernier moment modifier des termes de son contrat. On connaissait le personnage fou comme le traduit son pseudonyme « El Loco » mais ce soir-là il a pu prendre son sens dans l’esprit des observateurs. Adios Marcelo !!

La direction est pointée du doigt et fragilisée. S’il avait réussi à faire signer Bielsa, le président Labrune est sorti très affaibli car il a été considéré comme le principal fautif du départ de l’argentin.

Obligé de réagir en urgence, la direction olympienne étudie les candidatures des entraineurs libres afin de trouver un successeur qui serait de la même philosophie que Bielsa. Après une courte transition assurée par El Local, alias Franck Passi (son surnom dans le sud Ndlr), l’OM porte son dévolu sur le l’ancien célèbre joueur de la Maison Blanche, Michel Gonzalez.

Michel et son bilan catastrophique 

Présenté comme le successeur idéal pour succéder à El Loco, le choix Michel a été une terrible erreur de gestion de la part du président Labrune et de la direction. Si le premier match de l’ère Michel contre Troyes au vélodrome (6-0) aurait pu laisser penser à un choix payant, il faut attendre le reste de la saison pour affirmer que ce dernier n’avait surement pas les épaules pour entrainer une institution comme l’OM.

Au moins, le brushing de Michel était toujours impeccable.
Au moins, le brushing de Michel était toujours impeccable.

Si l’on peut mettre à son insu le fait qu’il n’ait pas façonné son effectif avec les joueurs souhaités, Michel n’a jamais réussi à donner une âme dans cette équipe. Au contraire ses équipes alignées apparaissent déséquilibrées et son discours auprès des joueurs peu stimulant.

De plus l’effectif de l’OM a été profondément modifié par rapport à l’année d’avant avec le départ de nombreux cadres ou titulaires comme Gignac, Payet, Ayew, Imbula, Lemina, Fanni…

Michel c’est aussi l’année des records, hélas pour les supporters de Marseille, pas les plus élogieux ! Aucune victoire au Vélodrome pour une durée que tout le monde connait, une passion qui se transforme en chagrin pour les supporters dont les actes de mécontentements et ras le bol envers l’entraineur et les joueurs ont été répétés durant presque la totalité de la saison. Le fait de devoir jouer le maintien jusque dans les dernières journées, d’un vélodrome qui a du mal à se remplir mais encore du plus faible ratio/points par match d’un entraineur olympien sur une saison. Chapeau l’Artiste !

Outre l’image d’un entraineur bien plus « préoccupé par son image personnelle qu’à celle du Club, c’est aussi ses méthodes d’entrainement très ludiques et peu tactiques dont le thème favori et le plus utilisé était le toro, nous pouvons comprendre que l’espagnol était vraisemblablement limité et peu investi dans ses fonctions.

Un effectif en question 

Si l’OM n’avait peut-être pas l’effectif pour être dans les trois premières places, tous les experts et observateurs s’accordent à dire que L’OM aurait dû quand même finir sa saison entre la 4 et 6ème place au minimum. Outre la question de la direction et du management, c’est l’effectif qui a été au centre des interrogations. Si le président a réussi le pari Lassana Diarra, qui a malgré la saison calamiteuse olympienne, ébloui de sa classe et de son talent le monde de la ligue 1, de nombreux joueurs de l’effectif ont pu apparaitre comme très peu en confiance et en manque d’application et implication pour amener le club à remplir ses objectfs. Parmi les joueurs ayant réalisés une saison pleine et correcte de nombreux, si ce n’est pas tous, sont en fin de contrat ou sont arrivés au club sous la forme de prêts. Au sein de cette liste, nous pouvons retrouver des Mandanda, Diarra, Isla, Manquillo, Nkoulou ou encore Michy qui malgré son jeune âge a prouvé tous ses qualités de buteur au cours de cette saison et représente la plus forte valeur marchande de l’effectif et attire les convoitises notamment en Premier League.

Michy, une de seules satisfactions olympienne.
Michy, une de seules satisfactions olympienne.

Une finale de coupe pour oublier quelque peu…

Si l’OM a réalisé une saison déplorable, ils ont les moyens d’oublier en partie cette saison en remportant une finale de coupe de France contre l’ennemi historique le Paris Saint Germain. Qui l’aurait cru ?

Si aux yeux des supporters ce ne sera qu’une maigre consolation au regard de la bien triste saison de leur équipe, une victoire au stade de France ramènerait tout de même quelques sourire et un peu de fierté dans le cœur des marseillais qui ne demandent qu’à vibrer un peu.

Nul doute que la tâche s’annonce ardue pour les olympiens qui défieront des parisiens en quête de nouveaux records. Une chose est sure l’OM a sa fierté et son histoire en jeu car en cas de défaite, les parisiens détiendront le même nombre de coupe de France qu’eux.

Une chose est sûre pour les marseillais, la vente du club n’a jamais été aussi proche et on affirme même, de sources sportives, que la vente du club devrait s’effectuer dans les deux mois au plus tard.

En attendant que les négociations avancent entre les potentiels futurs repreneurs et l’actionnaire, une chose est sûre, une page se tourne à l’OM avec la fin de l’ère Dreyfus, un effectif qui sera très largement modifié et un futur toujours plus imprévisible.

Une chose est certaine, Marseille c’est un peu LOCO !

Par Arnaud AUGUSTIN

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