C’est le sujet qui divise les patrons d’écuries en cette fin de saison. Comment doit évoluer la réglementation moteur? Depuis l’entrée en lice du moteur V6 Turbo hybride en 2014, le plan de développement était très clair. Le travail sur les groupes propulseurs devait être gelé au 28 février de chaque années.

A l’intersaison, Renault, Ferrari et Mercedes ne pouvait changer que la moitié de leurs moteurs par le biais de jetons de développement. Le moteur se compose de cinq éléments qui valent un total de 64 jetons. 32 jetons pouvaient être employés à l’hiver 2015. Le nombre de jetons devait initialement diminuer avec l’arrivée d’unités de puissance approchant la perfection… De 32 en 2015, 28 en 2016 jusqu’à épuisement de cette réserve.

Mais les échecs de Renault et la grande difficulté de Honda ont mis en branle ce système. Mercedes a pris trop d’avance, Ferrari commence à recoller mais Honda accuse jusqu’à 45 km/h de déficit de puissance en lignes droite a cause d’un manque de redéploiement de la puissance électrique récupérée au freinage ou avec la chaleur du turbo. Ce déficit chiffré à 160 chevaux ne peut pas être comblé au cours de la saison à cause d’une réglementation trop stricte. Le résultat on le connait : une année de galère pour le motoriste japonais et plus encore pour McLaren, fleuron britannique huit fois championne du monde. Les champions du Monde Jenson Button et Fernando Alonso réduits à écumer le fond de grille. Mclaren-Honda n’est pas aidée par un manque de fiabilité et des pénalités qui les oblige a partir du fond de grille. Alonso a accusé jusqu’à 55 places de pénalités sur la grille en Autriche.

La règle est compliqué. Un quota de quatre moteurs est alloué pour la saison par pilotes. A partir d’un cinquième élément monté, dix places de pénalités sont attribuées. D’autres pièces changés peuvent amener cinq places des pénalités. Le tout additionné devient risible.

Alors face a ce constat qui ternit l’image de la formule 1, qu’est-ce qui est proposé? C’est le sens d’une réunion qui a eu lieu cette semaine avec la Fia et les motoristes à Genève.

Grace a une faille dans le règlement technique 2015, le développement en cours de saison a été autorisé cette année mais limité par les jetons. La somme des 32 jetons son utilisés pendant l’hiver. Cela devait être de nouveau interdit en 2016. Les motoristes se sont entendus pour continuer ce système de développement par le biais de jetons en cours de saison. Il n’a pas été question de reculer la date d’homologations des moteurs, ce qui serait un bon point.

Toutefois, cette réunion n’est qu’une étape. Cette proposition doit être ratifiée par les autres équipes. Après ça seulement, la Fia pourrait valider cette proposition. Cette crise a déjà provoqué le divorce de Red Bull avec Renault. L’écurie autrichienne exige un moteur de 2016 de Mercedes ou Ferrari. Ces deux équipes ne veulent pas vendre un moteur puissant qui pourrait renforcer considérablement un adversaire qui ne se ferait pas prier pour gagner de nouveau. Si Red Bull n’obtient pas un moteur équivalent, elle pourrait rejeter cet accord. L’unanimité doit intervenir au sein des écuries pour que le développement des moteurs soit entérinée pour la saison 2016.

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