Retour sur le sacre surprise du Stade Français en Top 14. Une synergie jeunes-anciens porté par une volonté de redonner ses lettres de noblesses au club après des années de disettes: telle a étét la recette du Stade français, champion de France  huit ans après son dernier titre.

Ce 14e Bouclier de Brennus arraché au nez et à la barde de Clermont (12-6) prend origine  dans la fin de saison dernière, avec une qualification raté pour la phase finale et donc pour la Coupe d’Europe  lors d’un printemps morose, en championnat puis lors d’un barrage qualificatif pour la Coupe d’Europe perdu face aux Wasps. Six ans en effet (2009) que le club n’avait pas goûté au parfum des phases finales et de la plus prestigieuse des compétitions européennes, qu’il a retrouvé cette automne. Une éternité pour le club phare de la fin des années 1990 et des années 2000 sous la présidence du médiatique Max Guazzini. Club qui a failli financièrement couler à l’été 2011. Remettre l’église au centre du village, tel était donc le moteur principal de l’effectif.

Ils imposés à la sirène chez un concurrent direct, Bordeaux-Bègles, après la première défaite de la saison à Jean-Bouin fin janvier contre Oyonnax puis un revers à Bayonne. Autre tournant décicif de la saison: le succès  à 14 contre 15 pendant plus d’une heure sur le terrain du rival francilien, le Racing-Metro, dans la foulée de la défaite à domicile contre Toulouse. Face aux Rouge et Noir, la saison de l’ouvreur Jules Plisson a pris fin sur blessure. Mais il a été parfaitement suppléé par Morné Steyn, et ce coup du sort n’a pas affecté une équipe. Au contrzire de la saison dernière où le moindre grain de sable pertubait la machine parisienne.

La réussite du Stade Français est aussi dû à un parfait mélange générationnel dont le meilleur exemple est le demi de mêlé Julien Dupuy. Il est l’un des piliers d’un groupe qui rassemble  trois générations entretenant un fort sentiment d’appartenance au club après ces années sombres. D’abord les néo-retraités (Fillol, Rabadan). Puis les joueurs confirmés dont certains, comme Sergio Parisse, ont fait des concessions au niveau de leur carrière pour rester fidèle au club (Dupuy, Papé, Burban, Arias). Et enfin, d’après Antoine Burban, « tous ces jeunes qui ont les dents qui poussent » depuis le centre de formation (Camara, Bonfils,Danty, Slimani, Flanquart et Plisson plus Bonneval, blessé toute la saison).

Dans le sillage d’une conquête implacable, le SF a développé un jeu séduisant. Crédit doit évidemment en être porté à Quesada et à ses adjoints Simon Raiwalui (avants) et Jean-Frédéric Dubois (arrières). Un Quesada aussi fin tacticien que psychologue, un stakhanoviste qui a su tirer le meilleur d’un groupe pas forcement le plus talentueux  mais qui a su se montrer solidaire quand le club était en péril.

Bonus : Revivez les coulisses de la Finale gràce au documentaire de Canal Plus

http://www.canalplus.fr/c-sport/c-rugby/c-top-14/pid7385-videos.html?vid=1280592

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