Nous vous l’annoncions hier, la paire tricolore de beach-volley composée de Youssef Krou et Edouard Rowlandson a accordé une interview à notre média. Pour vous, ils reviennent sur leur voyage brésilien et les ambitions de la saison 2016.

 

Après une longue préparation, des tests médicaux en décembre, une préparation à Montpellier puis un stage en Egypte la paire n°1 française enchaîne les tournois et est actuellement au Brésil, où elle dispute de nombreuses compétitions. Nous les avons rencontré pour vous.

PS – Pourriez-vous vous présenter, pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas, ainsi que nous expliquez vos parcours respectifs?
Youssef Krou« Alors je m’appel Youssef Krou. Je vais avoir 27 ans cette année et je suis né à Agadir au Maroc. Dans l’équipe je suis le bloqueur et pour faire simple, je suis celui qui saute pour contrer les attaques des adversaires. Mon parcours; je suis passé par le Pôle France de volley-ball en salle à Montpellier; je suis de la génération LeRoux, Ngapeth ou bien encore Toniutti qui nous font vibrer avec leur beau parcours. Après le Pôle, j’ai joué pendant 5 ans sous le maillot de l’AS Cannes, ville que j’affectionne tout particulièrement en France. Puis un jour, Edouard m’a téléphoné, c’était lors de l’été 2014, il m’a convaincu et je l’ai suivi dans l’aventure beach-volley. » 

Edouard Rowlandson – « Et bien moi, c’est Edouard Rowlandson, j’ai 27 ans et je suis né au Luxembourg. Pour ma part dans l’équipe je suis le défenseur. A contrario de Youssef, je suis celui qui va sauter sur tous les ballons lorsque l’équipe est en défense. Je suis aussi passé par le Pôle France de volley-ball en salle avant d’évoluer pendant 5 saisons avec l’Arago de Sète. Dans le même temps, j’ai obtenu un Master 2 à l’ESC de Montpellier. En salle, tous se passait très bien, je comptabilisais 52 sélections avec l’équipe de France et j’avais même des pistes pour partir jouer à l’étranger. Mais le beach-volley m’a rattrapé en 2012 avant d’évoluer avec Salvetti et Ces. Mais en 2014, comme vous l’a dit Youssef, je l’ai appelé, et puis maintenant on forme la paire tricolore n°1. Je vous avoue que le projet était fou, de changer de partenaire à seulement deux ans des JO. Mais quand on voit ce qu’on arrive à faire aujourd’hui, je me dis que j’ai bien fait de prendre le risque. »

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PS – Vous avez évoluez en salle, qu’est-ce qui vous a donner l’envie de continuer le volley en extérieur?

Rowlandson/Krou« Au tout départ c’est moi (Edouard) qui ai pris la décision en 2012 de mettre un terme à ma carrière en salle, alors que comme je l’ai dit j’avais des propositions à l’étranger et une bonne situation dans le volley en salle. Mais ma décision a été réfléchie. J’évoluais au poste de libéro, celui qui n’a pas le même maillot que les autres sur un terrain et qui fait des va et viens entre le terrain et le banc car il ne participe qu’à la réception et la défense. Pour moi, c’est un poste un peu ingrat comme par exemple le gardien de but au foot et je n’étais pas pleinement épanoui. 
Je connaissais le beach-volley, mais par contre je ne savais pas comment intégrer le circuit Pro du World Tour. Puis un été, j’ai décidé de faire le championnat de France de beach-volley et c’est là que j’ai eu un déclic. J’ai donc contacter la Fédération Française de Volley-Ball en leur exposant mon projet. Le seul problème, c’était qu’en France il n’y avait que très peu de joueurs et j’ai donc décidé de lancer un appel à mes contacts, à des joueurs qui jouaient en salle. Seul Youssef a été intéressé par mon projet et il a décidé de sauter sur l’occasion. En plus, il était dans un moment de sa carrière où il avait besoin de découvrir autre chose, de découvrir de nouvelles sensations suites à ces blessures. Ce qu’il y a de bien ce que l’on avait vraiment la même vision comme par exemple sur l’investissement que cela allait représenter. On a pas réfléchit à savoir d’où l’on partait car on savait qu’il y allait avoir du travail et on s’est mis au boulot à car il y avait tout à construire. »

France-beach-1« Nous aimerions tellement que les français nous connaissent et nous suivent à travers le monde. »

PS – Vous représentez la France dans le monde entier à travers votre discipline qu’est-ce que cela vous apporte?

Rowlandson/Krou – « Comme tout sportif de haut niveau, représenter son pays est un honneur. Nous sommes fiers de porter les couleurs de la France sur le circuit international de beach-volley. Mais nous aimerions vraiment que les français nous connaissent et nous suivent dans nos aventures à travers le monde. On a envie de les faire voyager avec nous, le beach-volley est pratiqué de partout! »

PS – La saison 2016 est une saison capitale en vue des JO, pouvez nous, nous faire un bilan de vos deux premiers tournois brésiliens et nous parler du ranking mondial?

Rowlandson/Krou« La saison 2016? Elle est capitale évidemment, car c’est la dernière ligne droite avant la ‘deadline’ du ranking olympique le 13 juin. On va participer à tous les tournois possibles afin de rentrer dans les 17 équipes directement qualifiées. L’an dernier on a subit un gros coup dur en plein milieu de la saison. Je me suis (Edouard) blessé aux championnats du monde (désinsertion droit fémoral en juin 2015). Nous étions 14ème à ce moment-là et puis deux mois d’arrêts complet, en juillet et en août. On le savait, la saison était foutue. On a raté des tournois d’une grande importance comme 3 Grands Chelems et 1 Championnat d’Europe. On a quand même terminé la saison 2015 dans le dernier carré du tournoi du Qatar en novembre mais Edouard n’avait lui pas retrouvé toutes ces sensations. Maintenant c’est bon il les a retrouvé, ce qui est très important pour nous. 
On a donc démarré par l’Open d’Iran où l’on termine neuvième puis on a ensuite décollé pour un long périple brésilien. On a démarré à Maceio où l’on termine 17ème en étant battu par la paire brésilienne George/Thiago au tie-break (21-16, 16-21, 13-15). Puis est ensuite venu le Grand Chelem de Rio, rendez-vous numéro 1 de la saison 2016 où l’on a répondu présent car on termine 5ème. C’est une début encourageant pour nous, car on a gagné 5 place au ranking olympique en passant de la 24ème place à la 19ème place soit à seulement deux places des JO de Rio cet été. 
Au niveau du rankings, sont comptabilisés les 12 meilleurs résultats sur les saisons 2015 et 2016 jusqu’au 13 juin. Bon nous avons deux mauvais résultats qu’il faut que l’on remplace. C’est un challenge qui est dans nos cordes sachant qu’il reste 9 tournois avant la ‘deadline’

PS – 2016, l’année des JO à Rio; on l’imagine un rêve pour tous les deux?

Rowlandson/Krou« Participer aux JO? C’est le rêve de tout athlète. Puis le beach-volley à Rio, c’est quand même une carte postale idéale. Mais maintenant on va ne pas se focaliser sur cet objectif et rester concentré sur le présent en engrangeant des victoires et gagner des places au ranking olympique. »

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PS – On l’a vu, lors des deux tournois au Brésil, les matchs se sont souvent terminés au tie-break; cela voudrait-il dire que le niveau des équipes est assez homogène?

Rowlandson-Krou« Le niveau international est très homogène et grimpe d’année en année. Les styles de jeu varient, et les joueurs sont de plus en plus physiques. Mais nous on a une équipe atypique; Youssef est un petit bloqueur comparé aux géants hollandais, américains et brésiliens. Nous essayons de nous démarquer avec un jeu de mouvement et de contrôle de balle, mais cela nous demande une préparation optimale avec un vrai suivi. A Rio nous avons bénéficié pour la première fois d’un staff avec coach, coach-adjoint et kiné. Un « must » qui a porté ses fruits et qui nous a bien aidés. Nous aimerions tellement être dans ces conditions tout le temps, mais c’est un budget conséquent. »

PS – On sait qu’en France, le volley-ball et le beach-volley ne sont pas très suivis, qu’auriez-vous à dire aux lecteurs pour qu’ils vous suivent?

Rowlandson-Krou« Le manque médiatique du volley et du beach-volley est très frustrant, surtout pour nous joueurs. De notre côté nous savons à quel point le potentiel en France pour le beach-volley est grand. Pour utiliser ce potentiel au maximum il faut que l’on organise des gros événements pour redonner une image « pro » à ce sport qui est pourtant une discipline olympique. Le beach-volley fait d’ailleurs parti des sports les plus populaires aux JO avec des stades toujours pleins. A Rio, volley et beach-volley sont les sports qui ont déjà vendus tous les billets devant le football et l’athlétisme. 
En attendant d’être retransmis à la télé ou d’apparaître dans l’équipe avec une grande photo, venez nous suivre sur notre page facebook et notre site www.rowlandskrou.fr. Et surtout faites parler du volley et du beach-volley! Partagez, likez et jouez au beach-volley. » 

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