C’est allé très vite depuis deux jour, cela est encore allé très vite aujourd’hui. Mais ou cela va s’arrêter ? Pirelli voit les chronos encore tomber d’avantage. 


La référence chronométrique ne cesse plus de descendre. La promesse faites de voitures 4 à 5 secondes plus rapides est en train de se réaliser. Sans être en configuration optimales de qualifications, les voitures les plus rapides ont roulé en 1:19:700/900 (moins de 80 secondes). Souvenez vous que la pole position de 2016 était de 1:22:000.

Au top

Les plus rapides, ce sont la Mercedes de Valtteri Bottas et la Ferrari de Sebastian Vettel. Il est trop tôt pour savoir quel est le niveau de compétitivité réelle de ces deux monoplaces, même Vettel ne s’avance pas. Mais en ce troisième jour, ce sont les deux voitures qui ont brillé et impressionné. Ce sentiment est renforcé par le fait que Vettel a fait 139 tours et Bottas et Hamilton ont, à eux-deux, cumulé encore 170 tours. La fiabilité est au rendez-vous. La petite nuance intéressante à noter, c’est que Vettel, en pneus tendres à échoué à +0.250 sec quand Bottas évoluait en pneus ultra-tendres, les plus rapides des gommes Pirelli.

Vettel entend rester prudent. de bons essais n’ont pas toujours rimé avec une bonne saison pour l’écurie italienne qui peut vite se perdre :

“Avec deux jours seulement passés dans la voiture, c’est impossible de juger de son potentiel. “Il y a bien sûr les temps, et le fait qu’elle a été fiable à Fiorano le week-end dernier, mais en termes de performances je pense que c’est vraiment trop tôt pour parler. C’est difficile de se faire une idée. Ce n’est pas le fait de vouloir être prudent, mais plutôt réaliste”. Enfin, Vettel a terminé sa journée par une panne qui reste encore à déterminer à dix minutes de la fin de la journée. Les problèmes peuvent revenir au triple galop.

En progression 

Après deux jours cauchemardesques, McLaren respire enfin. Alonso n’a pas connu de soucis majeurs. Il a pu effectuer 72 tours dans la journée. C’est un nombre descend pour effectuer une récolte de données vitales sur l’aérodynamique, pour faire corréler les chiffres de la soufflerie et vérifier l’usure des pneus. Evidemment, les chronos ne sont pas du tout représentatifs du niveau de puissance du moteur Honda qui reste à découvrir. Après deux jours marqués par de gros problèmes de fiabilité, commencer à enchaîner les tours est un bon soulagement. Honda enquête toujours sur la panne survenue hier. Lundi, c’est un problème dans le design du réservoir d’huile qui a semble-t-il ralenti l’équipe.

Les français en contrastes

Renault a réalisé de bon temps aujourd’hui. Palmer et Hulkenberg qui se sont partagé la RS17 ont terminé 4ème et 5ème places, ce qui est louable. Néanmoins, toutes les écuries motorisées par Renault ont connu divers problèmes. Les pilotes officiels ont fait 93 tours à deux, loin des 170 tours de Mercedes. Renault a connu un autre problème, technique et réglementaire celui-là. La FIA leur a ordonné de revoir leur aileron arrière. Le problème se situe au niveau du mat central. L’attache ne doit pas être reliée à l’activateur du DRS. Ils devront modifier le dessin avant Melbourne. Quant aux écuries clientes, Red Bull et Toro Rosso ont connu eux aussi des problèmes qui ont impacté leur roulage. Daniil Kvyat et Carlos Sainz ont parcouru à eux deux 63 tours. Daniel Ricciardo a lui aussi eu un problème avec les échappements,  ce qui explique ses 70 boucles de circuit aujourd’hui. Palmer lui-même a du être contraint d’arrêter sa voiture en piste dans la matinée. Carlos Sainz se montre toutefois patient, tant qu’il ne s’agit que d’éssais et pas de course :

“Nous savions que les premiers tests seraient difficiles. Surtout parce que le moteur est totalement nouveau.C’est presque comme repartir de zéro, donc ça n’allait évidemment pas être facile, mais bien sûr, nous aurions aimé faire plus de tours ces deux derniers jours, mais il faut leur donner du temps. Ils ont fait un moteur totalement nouveau duquel ils prédisent un bon pas en avant en termes de puissance, donc tant que cette puissance est au rendez-vous lors de la première course, je ne vais pas me plaindre du tout.”

Sera-t-on aussi patient chez Red Bull ?

Classement de la journée