Mexico, 1968. Le podium est solidement fixé sur son socle. Les 5 anneaux des Jeux Olympiques décorent ce podium, qui attend ses champions. Ils arrivent, encore essoufflés de leurs efforts. La démarche est pleine de confiance, avec le sentiment du devoir accompli. Ca y est, les athlètes montent les marches. Dans les 5 minutes qui suivent ces pas, les spectateurs ont pu assister à un moment historique. Retour en image sur cet événement, photographie à l’appui.

L’année 1968 aura été empreinte de nombreux faits historiques. Outre les manifestations de mai en France, nous pensons également à l’assassinat de Martin Luther King le 4 avril à Phoenix. Les Etats-Unis sont donc en plein conflit social par rapport à la ségrégation raciale.

Toutefois, les sportifs du pays de l’oncle Sam participent tout de même aux Jeux Olympiques, malgré une volonté de boycott quelques mois auparavant. Ils décideront cependant d’épingler un macaron « Olympic Project For Human Rights », symbole de militantisme. Les JO représentent en effet l’opportunité parfaite pour dénoncer internationalement les injustices subies par les personnes de couleur noire aux Etats-Unis.

L’épreuve du 200m est une des plus médiatisées. Tommie Smith et John Carlos s’illustrent dans l’exercice puisque les deux américains finissent respectivement 1er et 3ème. L’Amérique domine donc largement le 200m et se retrouve sur le toit du monde. Les gagnants sont en place sur le podium, la régie s’apprête à débuter les hymnes.

Et c’est à ce moment qu’il s’est passé quelque chose.

L’hymne américain fait entendre ses premières notes. Les deux compatriotes, au même instant, baissent la tête et lèvent le poing, en guise de protestation contre la ségrégation raciale. Le symbole est immense, tout comme le retentissement mondial. Leur geste sera immédiatement puni : expulsion du village olympique, fin de leurs carrières sportives, boycott des médias américains qui ne réagiront pas à leur acte.

“Olala on l’a connu plus drôle Le Temps Additionnel…”

Oui, c’est vrai, mais le but de cet article est de simplement rendre hommage à deux hommes qui, malgré le contexte de l’époque et les risques, ont su faire preuve d’un immense courage en transmettant un message très fort au monde entier. Il aura fallu attendre la fin des années 1980 pour que leur action soit enfin reconnue et honorée. Aujourd’hui, Le Temps Additionnel leur rend hommage.