Si Lewis Hamilton, Esteban Ocon et Stoffel Vandoorne ont brillé en 2017, tous n’ont pas connu la même fortune. Retrouvez les flops d’Amaury Maisonhaute et Nicolas Martinet.


 

Sebastian Vettel et Ferrari auront été les principaux opposants aux Mercedes pour le titre mondial. Toutefois, cette campagne 2017 s’est soldée par un échec, encore une fois. Ferrari avait une belle carte en main avec une voiture réussie, mais c’est dans l’exploitation en piste que les choses se seront mal passées. Il faut rappeler que Ferrari est un pan d’histoire de la Formule 1, c’est un monument en Italie. Cela fait dix ans que la Scuderia court après le sacre pilote et neuf ans après le sacre constructeur. Tous ces échecs répétés couplés au prestige de la marque sont mal vécus. La presse italienne n’hésite pas à tirer à boulets rouges sur Ferrari. Cet échec passe d’autant plus mal que Ferrari n’a jamais été aussi proche de réussir depuis cette dernière décennie. Après le départ d’Alonso, c’est Vettel, quatre fois champion du monde avec Red Bull qui a été appelé à relever le défi. Si tout s’est très bien passé jusqu’à la trêve estivale, Ferrari a accusé un certain retard face à Mercedes sur ses terres de Monza. La pression est remontée en Italie. Le naufrage intervient à Singapour, circuit où Ferrari devait briller. Vettel avait bien commencé en signant la pole position puis voulant protéger sa position a tout prix, il serra Verstappen contre Raikkonen et les deux voitures étaient au tapis. Hamilton opportuniste passait de 5ème à 1er en trois virages. Est-ce le poids de la pression qui a fait agir Vettel ainsi ? Cette manoeuvre a été critiquée. Les conséquences sont nombreuses puisque que Vettel a connu des problèmes de fiabilité en Malaisie qui l’on contraint à ses premières pénalités. Le moteur Ferrari était pourtant fiable jusqu’alors. Etait-ce dû a des dégâts collectés dans le crash de Singapour et qui n’ont pu être décelés à temps ? Enfin, ces réparations effectuées dans l’urgence ont causé la perte de Vettel dans le 4ème tour du Grand Prix du Japon la semaine suivante. La faute incombant à une bougie à 59 dollars. Quand on est Ferrari et que l’on se bat pour le championnat du monde contre Mercedes, on ne peut pas connaître de tels problèmes de fiabilité. Mercedes a été implacable de ce côté-là.

Enfin, sur un plan plus sportif, l’attitude de Ferrari à l’égard de Raikkonen à Monaco est vraiment regrettable. Le Finlandais a réalisé de fort belle manière sa première pole position depuis 2008 et la victoire qu’il méritait lui a été retirée sur un calcul stratégique affligeant. Il a été appelé trop tôt aux stands pour changer de pneus quand Vettel a pu enchainer les tours rapides à pleine puissance pour se mettre à l’abris et gagner la course. Quel est le rôle de ce dernier ? Bien que dans la lutte pour le championnat pilote, si tôt dans la saison, avec une voiture efficace, cela rappelle les plus mauvais moments de la collaboration Schumacher/Barrichello en 2002 ou Alonso/Massa en 2010. Des consignes d’équipe avaient déjà entaché des courses chez les rouges.

Un autre pilote qui a déçu est forcément Valtteri Bottas. Quand on prend place dans la Mercedes, on a une responsabilité immense. Qui plus est quand le pilote épaule Lewis Hamilton. Et force est de constater que Bottas aura eu le plus grand mal a exister. Le pire étant quand en plein Grand Prix de Chine, son ingénieur l’appelle Nico (Rosberg) dans la radio. Preuve d’une trop grande transparence ? A part quelques coup d’éclat comme l’Autriche et la Russie, deux circuits ou il était déjà à l’aise avec Williams, Valtteri Bottas aura souffert dans le rythme de course. Le plus flagrant étant ce Grand Prix de Bahrein, où après avoir assuré la pole, il s’est montré incapable de se défaire de ses adversaires formants un petit train réuni en moins d’une seconde. Un autre camouflet pour Bottas a eu lieu au Brésil. Il réalise sa troisième pole position, mais là encore, il se fait battre dès le départ par Vettel et n’aura plus été capable de revenir. Pire encore, Hamilton parti à la faute en qualification la veille, s’élançant de la voie des stands est parvenu à remonter à la 4ème position, échouant à seulement 5 secondes du vainqueur. Bottas n’aura jamais réussi à avoir le rythme digne de sa Mercedes, enchainant les performances anonymes et franchement embarrassantes au goût de certains comme le Champion 1997, Jacques Villeneuve. Niki Lauda a annoncé que la prochaine Mercedes, la W09 serait plus conforme au pilotage de Bottas. Autant dire que si les résultats ne suivent pas, ce sera la porte sans gloire.

Le cas Red Bull/Daniil Kvyat

A-t-on souvenir d’un tel traitement réservé par une écurie à un pilote ? Si ce n’était pas le meilleur de la galaxie Red Bull, Daniil Kvyat n’a jamais retrouvé son niveau après sa rétrogradation de chez Red Bull Racing. A partir de l’Espagne 2016 ou il a retrouvé le volant de la Toro Rosso, il n’a plus marqué de points qu’à six reprises. En 2017, le ratio de points entre lui et Sainz, c’est du 49 à 4. C’était pourtant équilibré ou Sainz s’est classé huit fois contre six devant sur la grille de départ. Le plus grave, c’est que malgré ses erreurs et ses nombreux repêchages, il n’a jamais appris de ses erreurs. Il n’a jamais assumé ses fautes. Les deux accrochages qu’il provoque au départ en Autriche et en Grande Bretagne la semaine suivante en sont la preuve. Après trois ans en F1, il se défausse toujours avec “Sainz voit bien que je reviens sur la piste, il doit me laisser passer” sachant qu’il est hors piste et qu’il doit logiquement ralentir et laisser passer les autres. Il accroche son propre coéquipier. L’accrochage en Autriche est beaucoup plus flagrant comme le montre la vidéo.

Ces erreurs de pilotages sont inadmissibles au haut niveau après trois ans en Grand Prix. Cette vidéo accable le pilote Russe :