Les filles d’Olivier Hirsch se sont inclinées à Colomiers samedi soir, après avoir craqué en seconde période. Un revers important qui risque de dicter la fin de la saison.

Si l’objectif maintien avait été annoncé, on se rend compte au final que ce n’était pas si anodin. Descendus de Ligue 2 aussi cette saison, Limoges est condamné déjà à la NF2 tandis que Dunkerque ne se porte pas au mieux. Et puis il y a le RBF, qui lutte chaque week-end avec ses armes. Des armes tellement efficaces que le public roannais s’est mis à rêver de playoffs. Comme une nostalgie renaissante de la saison 2015-2016 dorée.

Des blessures qui pénalisent

 

Mais la réalité du championnat est là. Cette défaite à Colomiers met en lumière un fait indéniable, les Pink Ladies sont humaines. Privé d’Alexandra Ilvovskaya, pas assez remise d’une blessure à la cheville, et d’Elise Sandre, joueuse de rotation qui commençait à faire ses preuves, le RBF a cédé. Contre une équipe meilleure samedi soir, la bande à Léonore Duchez n’a pu l’emporter.

Championnat ou Coupe… ou les deux ?

 

Deux possibilités s’offrent désormais au Roannais Basket Féminin. La défaite de La Tronche devant l’ASVEL peut présager un tir groupé des équipes de tête pour la seconde place, qualificative pour les playoffs. Mais il faudra performer chaque week-end. Ou alors, plus probable, se fixer comme objectif une épopée en Trophée Coupe de France. Le RBF reçoit dimanche les espoirs de Nice en 1/8e de finale, avant un éventuel plateau à Limoges pour accrocher Bercy.

Quoiqu’il advienne, ce groupe là a déjà réussi à redresser le navire roannais, qui n’était pas au mieux la saison dernière. Roanne a pu (re)découvrir les vertus appréciées : combativité, talent, courage et abnégation entres autres dans une équipe appréciée tant humainement que sportivement dans le club.