La Formule 1 est connue pour sa vitesse et sa précision sur des tracés à l’ancienne ou urbains. Le premier objectif du week-end est avant tout de réussir ses qualifications, séance dans laquelle certains sont à l’aise et d’autres moins.


Être rapide en qualifications dépend de plusieurs critères comme l’aisance du pilote dans cet exercice ou des capacités de la voiture. Cet exercice où la performance pure est privilégiée impacte grandement le déroulement de la course du dimanche.

Les écarts sont tellement infimes qu’il est difficile de grappiller des positions en course surtout lorsque les circuits ne sont pas optimisés pour les dépassements comme le prestigieux Grand Prix de Monaco. On parle des meilleurs pilotes au monde qui luttent en piste pour effectuer le meilleur temps possible, des pilotes qui sont à l’attaque maximale en tentant d’extraire le maximum de leur monoplace. Une erreur se paie cash, il n’est pas permit de lâcher 1 petit dixième pour un vibreur pas assez attaqué, ou trop attaqué.. L’enjeu est tellement important que les pilotes sont à la limite, et la limite est franchie pour certains..  On a pu le voir récemment lorsque Valtteri Bottas s’est élancé au delà de la 10ème place en Australie à cause d’une sortie de piste d’entrée de jeu.

Une erreur qui l’oblige à effectuer une remontée importante le dimanche qui le contraint à céder de précieux points au championnat. Un fait encore plus récent lors du Grand Prix de Chine entre Sébastian Vettel et Kimi Raikkonen. Vous pouvez constater ci dessous que les deux pilotes Ferrari sont aux coudes à coudes pour prendre la pôle position jusqu’au dernier virage.

 

Des trajectoires parfois différentes mais un écart final infime, on peut observer des trajectoires plus arrondies du côté de Kimi Raikkonen qui lui permet d’être en avance dans les deux premiers secteurs tandis que Vettel adopte des trajectoires en “V” coupant légèrement plus les lignes que son équipier. En retard dans les deux premières portions du circuit, comment Vettel a t-il pu combler ce retard bien que les sorties de virages sont similaires? Le régime moteur est probablement la source de cette réussite puisque c’est dans cette ligne droite interminable que l’allemand reprend du temps delà à être devant son équipier avant l’épingle.

 

Une conséquence sur ce Grand Prix importante puisqu’on voit le champion du monde 2007 en course être serré contre le bord de la piste à l’amorce du premier virage l’obligeant à ralentir et céder des positions qui le contraint à peiner pour remonter et d’analyser par la suite une stratégie intéressante. Une conséquence qui se termine plutôt bien au vu des circonstances totalement folles de la fin de course.