Le match 2 des quarts de finale de play-offs devait permettre à l’ASVEL de conclure le travail à domicile. Mais l’histoire ne fut pas aussi simple que ce que l’on aurait pu souhaiter…

Crédit photo : Infinity Nine Media / Alexia Leduc et asvelbasket.com

C’était l’occasion de conclure rapidement la série pour se préparer à une demi-finale certainement explosive contre un Strasbourg de feu (qualifié aux dépends de Nanterre).

L’ASVEL avait peut-être fait le plus dur en gagnant le match 1 contre Le Mans (68-81). Il restait donc à conclure le travail à l’Astroballe face à une équipe qui avait jusque là parfaitement réussi aux Rhodaniens cette saison.

Pourtant l’entame de match a rapidement révélé que la tâche serait plus compliquée qu’attendue. Les Manceaux, remontés comme des pendules, ont démarré la rencontre tambour battant avec un 0-8 d’entrée, histoire de rapidement montrer que le match 1 n’était qu’un accident de parcours.

L’hémorragie était profonde et difficile à enrayer durant toute la durée du premier quart-temps. Mais la défense fait gagner les championnats comme le disait une certaine légende du basket-ball. Les play-offs sont là pour le démontrer et l’ASVEL se décidait enfin à appliquer ces principes sur le deuxième quart-temps. Une série monumentale de 12-0 remettait les deux équipes à égalité (14′ : 23-23). Le MSB reprenait malgré tout sa marche en avant, bien aidée par sa tour de contrôle Youssoupha Fall (21 d’évaluation : 16 points, 8 rebonds et 3 passes). L’équipe sarthoise repartait aux vestiaires avec une avance confortable (20′ : 28-37).

Et Chris Lofton sortit de sa boite

Malgré une réussite au tir très bancale des deux côtés (et surtout pour l’ASVEL), le match était intense, engagé. Bref, ce sont les play-offs. Et dans ces moments, une étincelle peut tout faire basculer. La loi des séries peut régner. Et ce match était une histoire de séries. Les Villeurbannais enclenchaient à nouveau l’accélérateur et inscrivait consécutivement 11 points sans en encaisser. Symboles de cette rage, les deux dunks de Charles Kahudi (12 points et 4 rebonds) concluaient ce run et permettent à l’ASVEL de repasser devant, à la surprise générale (28′ : 48-46).

Mais dans le basket-ball, il vaut mieux être la souris que le chat, car un retour au score use très souvent l’énergie du prédateur. Et la décompression ne se fit pas attendre. Chris Lofton (16 d’évaluation : 20 points à 6/11 à longue distance) se décidait à sortir de sa boite pour coller plusieurs shoots monumentaux à trois points (31′ : 50-58).

A.J. Slaughter (11 points) et John Roberson (12 points) ripostaient et David Lighty permettait même à ses coéquipiers de repasser devant (37′ : 65-64) sur son seul panier du match (2 points avec un vilain 1/8, mais 7 rebonds et 5 passes). Mais sur un tir à longue distance, D.J. Stephens jetait un énorme froid dans la salle, avant le dunk de Youssoupha Fall qui réglait définitivement l’affaire.

L’ASVEL devra batailler à l’Antarès pour gagner le droit de défier Strasbourg en demi-finale. La mission est tout de même loin d’être impossible. La Green Team l’a prouvé au cours de cette saison. A eux de rééditer les performances.

Prochain match :

Dimanche 27 mai à 18h30 (sur SFR Sport 2) : déplacement au Mans (match 3 des quarts de finale de play-offs)