Sans se déclarer favorite, l’équipe de France apparaît de plus en plus comme une prétendante à la victoire finale. Voici les raisons qui poussent à croire à une deuxième victoire en Coupe du Monde, 20 ans après 1998. 


La plupart des observateurs sont d’accord pour l’admettre : jamais l’équipe de France n’avait disposé d’un vivier de joueurs aussi riche et talentueux. Fini les années de vaches maigres, Didier Deschamps pourrait aujourd’hui aligner quasiment trois équipes compétitives. L’annonce des joueurs retenus pour la Coupe du Monde l’a démontrée : les places sont chères dans la liste des 23. C’est peut-être aussi pour cela qu’elle suscite autant de passions. Face à ce constat, il apparaît logique de nourrir des ambitions élevées pour ce Mondial. Et pourquoi, ça ne serait pas nous cette année ? Après un quart en 2014, une finale en 2016, une victoire ne serait-elle pas une suite logique ? 20 ans après le sacre de 1998, quoi de mieux pour célébrer les anciens ? Surtout, une victoire plongerait les Français dans l’euphorie après tant de sentiments ambivalents éprouvés ces dix dernières années en vers les Bleus. Nous avons listé les raisons qui nous poussent à croire au sacre le 15 juillet prochain à Moscou.

Car ils possèdent un potentiel offensif impressionnant

Dembélé et Griezmann formeront une attaque explosive en Russie.

Rapides, techniques et efficaces devant le but : les sept attaquants présentent l’avantage d’avoir des profils de jeu variés qui facilitent les modulations en différents schémas tactiques. Ainsi, les ailiers comme Thauvin, Lemar et Dembélé sont capables de faire la différence sur les côtés. Concernant les joueurs axiaux, Antoine Griezmann rayonne à son poste de neuf et demi par ses décalages et sa position entre les lignes adverses. Fekir, lui, joue dans le même registre mais possède une technique plus affinée encore. Enfin, en pointe, l’équipe de France possède deux joueurs dont le jeu s’oppose mais qui peut faire mouche à tout moment. Par sa taille, Olivier Giroud est devenu un pivot de grande qualité qui peut surgir dans les airs notamment sur coup de pied arrêtés. De l’autre, Mbappé n’en finit plus d’impressionner son monde par sa vitesse et ses fulgurances. Son profil d’électron libre est un atout considérable pour les Bleus.

Car les remplaçants pourraient être titulaires

Contrairement il y a quatre ans, l’écart entre titulaires et remplaçants est très étroit voire remis en cause à certains postes. Par exemple, les récentes prestations de Corentin Tolisso font s’interroger sur la place de Paul Pogba dans le onze de départ. De même, les performances des latéraux montrent qu’ils sont plus que des alternatives crédibles. Dix-huit des 23 joueurs ont joué la Ligue des Champions cette année. Parmi eux, quatorze (77%) étaient présents en huitièmes de finale. Hormis Benjamin Pavard, tous ont l’habitude des joutes européennes et de la pression lors des gros matchs en Ligue des Champions. Une expérience qui pourrait compter dans cette grande compétition.

Car Deschamps a tiré les leçons depuis quatre ans

Le sélectionneur a fait des choix forts dans sa liste des 23 en se passant notamment d’Adrien Rabiot.

Longtemps pointé du doigt, le sélectionneur a rompu avec sa prudence originelle en amenant en Russie sept joueurs offensifs. Surtout, Deschamps a fait des choix forts en ne sélectionnant pas Adrien Rabiot (auteur de performances insuffisantes lors de ses derniers matchs en Bleu) et sacrifié Alexandre Lacazette et Wissam Ben Yedder pour installer Kylian Mbappé en pointe, ce que demandaient de nombreux supporters et consultants depuis longtemps. Qualifié également de conservateur, Deschamps a montré qu’il savait évoluer dans différents systèmes de jeu et mettre dans les meilleures conditions son joueur providentiel : Antoine Griezmann. Surtout, l’équipe de France fait partie aujourd’hui des équipes régulièrement citées parmi les favoris pour remporter le Mondial. En clair, la France est de retour.

Car il y a un engouement derrière eux

Hormis l’épisode “Rabiot” qui n’a duré que quelques jours, l’équipe de France ne s’est signalée dans les médias que pour ses performances sur le terrain. Et c’est ce que l’on attend d’eux. Grâce à un gros travail d’image et des performances retrouvées dont une finale de l’Euro à la maison, les Bleus ont regagné le cœur des Français ces dernières années. Un changement à mettre aussi au crédit de Didier Deschamps qui a ramené de la stabilité dans cette équipe. Médias et consultants se sont donc remis à parler en bien des Bleus. Seul écueil dans cet environnement apaisé : la non-sélection de Karim Benzema qui continue d’agacer une partie des supporters. Si Didier Deschamps n’a jamais donné de raison claire à sa mise à l’écart, il apparaît évident que la route des Bleus continuera sans l’attaquant Madrilène tant que le Basque sera en poste.

Car le tableau est dégagé

Kylian Mbappé pourrait retrouver son coéquipier du PSG Neymar face au Brésil en demi-finale.

La main verte de Didier Deschamps a encore frappé lors du tirage au sort de la Coupe du Monde en décembre dernier. Au premier tour, l’équipe de France a hérité d’un groupe relativement à sa portée avec l’Australie, le Pérou et le Danemark. La première place semble promise. En huitième-de-finale, la France devrait retrouver le 2e du groupe D qui sera probablement la Croatie à moins que l’Argentine ne bute sur les Balkans. Si l’on poursuit ce chemin dans le tableau de la phase finale, la France pourrait retrouver l’Uruguay ou le… Portugal pour une revanche de la dernière finale de l’Euro 2016 en quart. Ensuite, si tout se passe bien, les Bleus affronteraient le Brésil de Neymar en demi-finale avant une éventuelle finale contre l’Espagne ou l’Allemagne à Moscou. Chiche ?