Huit joueurs pour quatre postes : c’est l’inéquation que devra résoudre Didier Deschamps pour former la défense la plus solide. Même si quelques-uns partent avec une petite longueur d’avance.


L’annonce des 23 ne laissait que peu de doutes quant à la défense type alignée par Didier Deschamps pour la Coupe du Monde. Mais les différents états de forme de chacun et les derniers matchs amicaux ont montré que les choix n’allaient pas être si faciles à faire pour le sélectionneur. Une seule certitude : DD alignera une base de quatre défenseurs comme depuis le début de son mandat. Le modèle italien de la défense à trois avec deux pistons, copié par les Anglais, ne s’est pas encore imposé dans l’Hexagone.

  • Les latéraux

Djibril Sidibé devrait être titulaire sur le flanc droit de la défense Tricolore.

À droite, Djibril Sidibé semble tenir la corde pour être titulaire au Mondial. Sélectionné depuis 2016, le latéral monégasque a joué tous les matchs de qualifications des Bleus (10). Le seul avec Antoine Griezmann. Son profil de solide défenseur et bon contre-attaquant plait au à Didier Deschamps. Moins en vue cette saison, Sidibé avait contribué grandement au titre de champion de France de l’AS Monaco en 2017. Sa doublure Benjamin Pavard a montré également qu’ils avaient quelques qualités. Découvert lors du rassemblement de novembre, le joueur de Stuttgart n’a pas quitté le groupe malgré le retour en forme de l’expérimenté Mathieu Debuchy. Sa polyvalence – il peut jouer latéral, dans l’axe ou milieu défensif – et sa fraîcheur ont convaincu Didier Deschamps. Bien qu’il ait pris part à toutes les rencontres de Bundesliga cette saison (34), le natif de Maubeuge est le seul de l’effectif à n’avoir jamais joué un match de coupe d’Europe.

À gauche, Benjamin Mendy a répondu aux interrogations sur son état physique durant les deux premiers matchs de préparation. Blessé gravement depuis septembre, le joueur de Manchester City n’avait disputé que 60 minutes depuis son retour de l’infirmerie. Avec sa puissance retrouvée, Mendy se dit « prêt » à jouer. Car derrière lui, Lucas Hernandez frappe à la porte. Un temps tenté pour jouer avec l’équipe d’Espagne, le joueur de l’Atlético a finalement cédé aux sirènes de Didier Deschamps qui lui apportait plus de garanties que Lucas Digne ou Layvin Kurzawa par exemple. Sa prestation contre l’Italie a démontré qu’il serait une alternative solide.

  • Les centraux

Umtiti – Varane : ce sera probablement la charnière des Bleus durant le Mondial.

Dans l’axe, la hiérarchie semble établie encore plus depuis le forfait sur blessure de Laurent Koscielny. Raphaël Varane et Samuel Umtiti devraient former la charnière centrale pour cette Coupe du Monde. Si le premier n’a toujours pas joué de matchs de préparation à la suite de sa victoire en Ligue des Champions avec le Real, son compère de Barcelone lui était au rendez-vous. Depuis son arrivée en Catalogne, l’ancien lyonnais s’est étoffé et possède aujourd’hui une meilleure relance qu’à l’accoutumée.

Leurs doublures présentent l’avantage d’avoir des profils tout à fait différents. Adil Rami a su profiter du forfait de Koscielny pour réintégrer le groupe comme il l’avait fait à l’Euro 2016 en suppléant Varane. Droitier, le marseillais ala réputation d’un défenseur dur sur l’homme axé sur le combat physique et le jeu aérien. À l’inverse, Presnel Kimpembe est gaucher et possède une meilleure relance que son collègue. Cependant, il n’a que deux sélections avec les Bleus.