L’équipe de France dispose aujourd’hui de trois grands gardiens avec Lloris, Mandanda et Aréola.  Un atout considérable pour aller le plus loin possible dans cette Coupe du Monde en Russie.


C’était probablement le poste où il n’y avait aucune attente particulière. Didier Deschamps a fait du classique au moment de dévoiler ses trois gardiens dans la liste des 23. Depuis l’Euro 2016, la hiérarchie est claire : Hugo Lloris numéro 1, Steve Mandanda numéro 2 et Alphonse Aréola numéro 3. Tous les trois titulaires dans leur club respectif, ils seront les portiers français lors de la Coupe du Monde.

Lloris, le patron

Hugo Lloris est capitaine des Bleus depuis février 2012.

Indéboulonnable à son poste depuis près de 10 ans, Hugo Lloris s’est affirmé comme l’un des meilleurs gardiens de Premier League voire du monde. En concurrence l’espace d’un temps avec Steve Mandanda, le joueur de Tottenham est devenu titulaire sous l’ère Domenech. Après un premier capitanat en 2010, il est désigné officiellement pour porter le brassard des Bleus en février 2012 par Laurent Blanc. Il ne le quittera plus. Avec 73 capitanats en 97 sélections, il détient le record chez les Bleus largement devant son actuel sélectionneur Didier Deschamps (54). L’ancien lyonnais disputera cet été sa cinquième grande compétition avec les Bleus (après le Mondial 2010 et 2014 et l’Euro 2012 et 2016). Qualifié de capitaine « par défaut » à ses débuts, cela ne l’a pas empêché d’être toujours exemplaire sur le terrain et de sortir des prestations de haute volée comme contre l’Allemagne lors du dernier Euro. Ce qui explique peut-être que les supporters ont vite oublié sa boulette en Suède (août 2017).

Mandanda, une doublure qui assure 

Malgré sa position de numéro 2, Steve Mandanda reste un cadre du groupe.

Après une saison tronquée en Angleterre, Steve Mandanda est revenu à l’Olympique de Marseille cette saison où ses performances lui ont permis d’être élu meilleur gardien de Ligue 1 pour la cinquième fois. L’Olympien avait débuté chez les Bleus peu avant l’Euro 2008 avant de se faire passer devant Hugo Lloris courant 2009 à la suite de mauvaises performances. Malgré cette relégation en deuxième position, le natif de Kinshasa a toujours été appelé par les sélectionneurs qui se sont succédé. Son calme et sa personnalité sont appréciés dans la vie du groupe dont il est l’un des cadres, même sans jouer. Son arrêt décisif dans les dernières minutes contre l’Irlande en match de préparation montre qu’il reste une solide doublure. Avec 27 sélections au compteur, le Marseillais pourra dépanner à tout moment en cas de pépin d’Hugo Lloris.

Aréola, l’avenir devant lui

L’avenir des buts de l’équipe de France semble promise pour Alphonse Aréola.

Il n’a pour l’instant aucune sélection au compteur. Et pour cause, Alphonse Aréola a pour l’instant deux monstres du poste devant lui qui ne sont pas prêts de baisser le pied. En ballotage avec Benoît Costil pour le poste de troisième gardien, Aréola s’est imposé définitivement dans le groupe des 23 post-Euro 2016. Le titulaire du PSG semble promis pour l’avenir des Bleus. Mais il devra patienter avant d’avoir son heure.