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Pourquoi le football nous procure-t-il autant d’émotion ? Pourquoi nos larmes coulent lorsque l’on regarde nos héros triompher ? Il n’y a que le sport pour nous toucher, pour vous toucher, à ce point. La Coupe du Monde vient de prendre fin. Notre pays, notre tendre et belle France est sur le toit du globe. Notre Hexagone, transformé en “Hexagoal” le temps d’un mois, en sort tellement plus riche. L’ancienne génération avait son point de repère avec l’épopée de 98, la nôtre a désormais le sien avec la fabuleuse comptine russe. Mieux, nous avons le privilège d’être né ou d’avoir grandi en France, où la culture de la gagne se fait de plus en plus prenante au niveau sportif. Si nous vivons dans une société prioritairement intellectuelle, nous avons chaque année des athlètes hors du commun qui brillent.

Chacun, avec ses moyens, arrive à porter haut nos couleurs à travers la planète. Ce bleu-blanc-rouge qui est arboré fièrement dans les quatre coins du monde. Nous formons et nous voyons grandir de véritables champions. Qu’ils soient peu ou pas médiatisés, nous savons qu’ils existent. C’est un trésor extraordinaire. Notre diversité culturelle, perpétuée par tant d’années où les hommes, nos ancêtres, qui ont écrit et fait l’Histoire, est désormais notre force. Et que dire de ceux qui, malgré les coups de la vie, continuent à avancer. Ceux pour qui tout n’est pas rose, qui ne passent pas dans les JT, qui connaissent la peur et la galère et qui survivent par la force du sport. Une raison de vivre pour certains, un plaisir pour d’autres, mais le sport ne laisse personne indifférent. Une formidable vitrine des valeurs de nous souhaitons véhiculer aux plus jeunes.

L’Équipe de France de football a réussi à changer son image. Les Bleus sont désormais admirés, à juste titre, car ils véhiculent quelque chose dont on a besoin. Ce quelque chose qui change tout qui transforme le médiocre en exceptionnel. Puisse cette victoire être également celle du football amateur. Ces hommes et ces femmes qui se battent chaque jour pour la survie de leurs clubs. Ceux-ci sont les premiers à remplir les stades et les salles, s’il vous plait, hautes instances du football français, ne les oubliez pas. Pour que les enfants puissent s’épanouir dans leur sport favori, qu’ils puissent jouer des matchs, des tournois, partir en minibus, passer des journées à rire et à s’amuser. Que les bénévoles ne galèrent plus dans l’ombre pour que la lumière soit. Que cette Coupe du Monde offre à ces clubs, comme après 1998, un avenir plus radieux.

Aux larmes citoyens… que nos étoiles continuent de scintiller quelle que soit la discipline, quelque soit l’effort, individuel ou collectif, que le dépassement de soi puisse être la clé de la réussite. Que nos héros français le soient pour toujours. Notre France a besoin du sport, a besoin de rêver, de s’échapper et de s’évader au nom d’exploits historiques. Quoi de plus magique qu’une Marseillaise triomphante. Après les nuages, retour sur terre pour tous. Retour dans nos clubs, nos équipes, nos potes, nos galères, la vie quotidienne. Avec en tête et pour toujours ces moments précieux d’unité nationale, ceux-là qui, au fond, nous font tant de bien. Après la pluie vient le beau temps. Gardons la lumière de cette seconde étoile pour l’éternité…