Nouvelle arrivée au sprint aujourd’hui, à l’arrivée à Sarzeau. Encore une fois, la bataille a fait rage entre Sagan et Gaviria, même si André Greipel a cru pouvoir arbitrer le match un instant.

L’échappée se dessine dès les premiers hectomètres. Elle est composée de quatre coureurs : Guillaume Van Keirsbulck (Wanty), Jérôme Cousin (Direct Energie), Dimitri Claeys et Anthony Perez (Cofidis). Les fuyards ont le droit à plus de 7 minutes d’avance. Et puis on progresse vers l’évidence : un sprint massif.

Pourtant, les hommes de tête font de la résistance. Si le finale ne leur est pas du tout favorable, en raison du fort vent de face et une très longue ligne droite de plusieurs kilomètres pour terminer, ils tentent néanmoins de défendre leurs chances. Une chute dans le final, impliquant entre autres Rigoberto Uran et Ilnur Zakarin ne change rien à leur sort. Tout le monde est rappelé à l’ordre à l’approche de la flamme rouge.

Le sprint s’organise alors, et comme souvent, c’est la machine Quick-Step qui mène les débats. Maximiliano Richeze réalise un travail monstrueux dans les derniers mètres pour ouvrir la porte à son sprinteur, Fernando Gaviria, au dernier moment (à cause du vent). André Greipel déboule à toute vitesse, Gaviria produit son effort. Sagan déborde dans les derniers mètres… Mais le Colombien, décidemment très fort sur ce Tour, signe sa deuxième victoire, devant le champion du monde et le Gorille de Rostock. Enfermé, Arnaud Démare n’a pas pu se mêler à la lutte et doit se contenter de la 11e place.

Fernando Gaviria encore ! A Sarzeau, le Colombien a doublé la mise après sa victoire sur la première étape. Crédit : Twitter officiel de la course.

Au classement général, pas de changement. Greg Van Avermaet est toujours en jaune, à égalité avec son céquipier Tejay Van Garderen, et 3 secondes devant Geraint Thomas. Au cumul des places, Julian Alaphilippe a gagné un rang, désormais cinquième, mais toujours à 7 secondes.