Avec trois cols répertoriés en Hors-Catégorie et une arrivé au sommet de l’Alpes d’Huez, le maillot jaune s’est offert une victoire de prestige. Attaqué dans tous les sens, la Sky a finalement résisté jusqu’au bout.


 

Avec un train régulé à une allure soutenue, la sélection s’est faite par l’arrière aujourd’hui. Mais dans le final, on retrouve cinq costauds qui se sont disputé la victoire au sprint au sommet de l’Alpe d’Huez. On espérait une victoire de Romain Bardet mais c’est bien le coureur du moment Geraint Thomas qui s’adjuge un final d’étape spectaculaire.

Ce Tour de France commençait à être tenu par la Sky surtout au vu de la tournure de l’étape d’hier avec l’arrivée à La Rosière. Mais contre toutes attentes, l’étape bascule au moment où Steven Kruijswijk (LottoNL-Jumbo) décide se lancer dans une offensive à soixante-dix kilomètres de l’arrivée dans l’ascension du Col de la Croix de Fer. Le Néerlandais, sixième du général à 2’40 sec, a réalisé une belle prestation aujourd’hui en étant un moment virtuel maillot jaune mais les attaques placés derrière lui l’ont empêchées de l’emporter.

Les attaques de Nibali, Quintana, Landa ou même Bardet ont atténuées les chances de Kruijswijk voyant sont avance fondre. Avalé par Froome à trois kilomètres du sommet, le groupe des cadors composé de Froome, Thomas, Dumoulin et Bardet se sont neutralisés. 

Le fait du jour est malheureusement la chute de l’italien Vincenzo Nibali. En jambe aujourd’hui Nibali s’est retrouvé à terre. La raison est encore inconnue mais en suivant une offensive de Chris Froome avant les trois derniers kilomètres, Nibali est retrouvé à terre et se plaint d’un “mal de dos” à l’arrivée.

Non, le Tour n’est pas terminé

On a vu la Sky craquer par moments sur les attaques successives de leurs rivaux mais les leaders finissent par se regrouper. Une fois Froome distancé, l’autre fois Thomas, les coureurs de la Sky se retrouvent au final dans le groupe des cadors qui ralentissent delà à être à quatre de front un temps. Cela permet à Landa de revenir et laisser espérer le malheureux Nibali en vain. Ce ralentissement nous a offert une arrivée au sommet à cinq. L’attaque prématurée de Landa à 600m de l’arrivée n’a pas fait trembler Thomas pour l’emporter, aggravant de 15 secondes (+1’39) son avance au général sur son équipier. Geraint Thomas quitte les Alpes en jaune.