Alexis Ajinça (2.18m, 30 ans) vient d’être présenté à la presse ce lundi après la signature de son contrat hier soir et ses premiers entraînements avec LDLC ASVEL. Retour sur l’arrivée du pur stéphanois chez le voisin lyonnais.


Né le 6 mai 1988 à Saint Etienne, le jeune Alexis est un passionné de sport. A 9 ans, il ne goûte pas aux joies du basket mais plutôt à celles du BMX. Il devient champion de France, champion d’Europe et vice-champion du monde avant de s’orienter vers la balle orange deux ans plus tard. Ce gamin d’1m90 fait ses gammes à Saint-Jean-Bonnefonds, petit club de la banlieue de Saint-Étienne avant d’être repéré par le CASE Basket. Ajinça va ensuite faire partie des sélections Loire 88 afin de rencontrer les meilleurs jeunes de sa génération. De 2003 à 2006, il progresse au Centre Fédéral avant de peaufiner sa formation avec les Espoirs de Pau-Lacq Orthez puis avec le HTV.

 En juillet 2007, il remporte la médaille de bronze avec l’équipe de France juniors lors du Mondial en Serbie. Il rempliera une saison à Hyères-Toulon avant de prendre part à la Draft 2008. Sélectionné en 20e position par les Bobcats de Charlotte, Ajinça découvre la NBA avant d’être envoyé aux Red Claws du Maine où il réalisera une bonne saison statistique (14.6 points de moyenne). Il partira ensuite aux Mavericks de Dallas puis aux Raptors de Toronto avant de revenir en France en 2012. Trois saisons intéressantes en Alsace l’enverront ensuite en Louisiane chez les Pelicans de la Nouvelle-Orléans. Quatre saisons peu clinquantes en NBA, dont la dernière où il n’a pas joué, qui le poussent à entamer des discussions avec Tony Parker et Nicolas Batum.

Le pivot stéphanois champion d’Europe 2009 et 2013 vient donc renforcer le roster villeurbannais, solide leader de Jeep Elite et déjà très bien armé pour performer. Il portera encore le numéro 42 malgré les réticences des supporters de l’ASVEL pour montrer tout l’amour qu’il porte à sa région de naissance.

Alexis Ajinça en conf’ de presse : “J’ai choisi LDLC ASVEL car c’est à côté de chez moi, puisque je suis de Saint-Etienne, et cela a joué pour que je puisse être à côté de ma famille. C’est une équipe qui me donne l’opportunité de pouvoir revenir à mon rythme après une saison où je n’ai pas joué. Ils m’ont compris et c’était très bien pour moi.”

Le numéro 42 ? Je voulais le garder, pour représenter ma ville, ma région, et je ne vais pas changer parce que j’arrive en terre lyonnaise. Ce n’est pas une pique que j’envoie aux supporters de l’OL, ou autre. 

Il a également confié à nos confrères du Progrès que la Coupe du Monde 2019 avec l’Equipe de France n’était pas dans ses objectifs. En plus de l’annonce de la fin de sa carrière internationale, Alexis Ajinça garde l’espoir de retourner en NBA l’année prochaine, tout en gardant dans un coin de la tête que l’ASVEL jouera l’Euroligue en 2019/2020. Il avoue également avoir tenté d’investir à Saint-Etienne mais il n’y a plus qu’équipe compétitive. Même si cela ne figure pas dans ses projets actuels, Alexis Ajinça n’exclut pas un potentiel investissement avec en ProB avec St Chamond.

“Ma femme est Américaine et que ma vie est aux Etats-Unis. C’est sûr que c’est dans ma tête. Après, si cela ne se fait pas, je vais regarder les options, l’Euroligue jouera et le fait que l’ASVEL la dispute est important. Mais on verra s’ils sont contents de moi !”