L’entraîneur stéphanois fait face dans la difficulté. Mais on le sent contrarié quand Salibur se blesse à cause d’un terrain difficile. « Ça fait partie des obstacles qu’on nous propose en ce moment et il y en a. C’est même un jumping que l’on fait »

Jean-Louis Gasset, d’abord un état des blessés. Des nouvelles de Kevin Monnet-Paquet ?
Il a été opéré cette nuit et est venu nous voir ce matin à l’Etrat avec ses béquilles. Le plus dur commence pour lui.

Salibur s’est fait mal mardi. D’autres blessés ?
Yannis a ressenti une pointe au public. Les terrains sont soit gelés, soit très gras et il l’étaient mardi. Debuchy a une petite douleur derrière la cuisse, comme Hamouma. Ils seront absents à Dijon.

C’est une hécatombe…
Il reste des joueurs. On a fait des matches de grosse intensité, mais on a limité la casse.

Vous ne pouvez pas prendre de joker médical ?
Non, seulement pour un gardien ou un joueur blessé en équipe nationale. J’avais demandé un cadeau au père Noël, je ne l’ai pas eu et on m’a dit qu’on avait un couteau suisse (Monnet-Paquet). Je ne l’ai plus. Il va falloir à nouveau inventer.

Avec des jeunes comme Gueye ou Chambost?
J’ai suivi la réserve. Il a joué 60 minutes, je préférerais qu’il en dispute 90 maintenant, mais il sera peut-être sur le banc à Dijon. Chambost, c’est possible aussi.

La défaite face à Paris est difficile à digérer ?
On a perdu contre Paris qui a présenté à peu près la même équipe qu’à Manchester, mais on les a dérangés. En fin de match, je mettais des attaquants et lui (Truchel) des défenseurs. On a fini avec Cabella, Khazri, Beric, Nordin, Diony. Il voulait garder le résultat et avait peur d’un rush ou d’un coup de pied arrêté. On les a fait douter. Mais l’ASSE ne les a jamais battu en 10 ans…

Dijon, c’est un match important pour se relancer ?
Tous le sont. Vous me le direz avant Marseille et Lille aussi. On a perdu face à Paris, on a tort. Je vois beaucoup de professeurs qui donnent des conseils, qui veulent un joueur, qui en critique d’autres. Si on gagne avec un but de Silva sur le centre d’Hamouma, on est des génies. Maintenant, il faut repartir de l’avant parce qu’entre la 4ème et la 10ème place, c’est quasiment collé.

Vous aurez une sentiment de revanche après la coupe ?
Pourquoi ? On a gagné 3-0 en championnat. En coupe, j’ai fait tourner après Marseille et Lyon. On est éliminé, point. On a failli revenir à 5-4 et le score est anecdotique.

Qu’est-ce qui a changé à Dijon avec Kombouare ?
Ils ont les mêmes joueurs. Peut-être la fraîcheur et la rigueur apportée par un nouvel entraîneur qui veut que ses joueurs mordent le sol. Mais je ne m’occupe pas de Dijon. J’ai déjà assez de mal à trouver 18 joueurs. On verra les soldats qu’il nous reste. Sliti, Tavares, on connaît. C’est nous le problème.

Des supporters croient encore au podium . Et vous ?
Ils sont comme moi, ils croient au père Noël. J’aimerais bien, mais il va falloir faire des exploits.

On dirait que vous aimez ces situations complexes ?
Non, mais il faut sourire de tout et il y a de quoi sourire en ce moment.

Avec les absents, vous comptez sur les remplaçants ?
Ils ne m’ont pas montré grand-chose en coupe. Ce sont eux qui disent que je ne leur fait jouer que les matches de coiffeurs. Mais quand je donne 20 minutes de temps de jeu, c’est pour marquer.

Vous leur parlez ?
Je ne fais que ça et je les regarde s’entraîner. Il y 25 joueurs, 25 cas différents. Il faut gérer. Et même l’attaché de presse qui pousse la porte du bureau pour me dire qu’il ne faut pas être en retard, que vous m’attendez.

Le foot, ce sont des relations humaines en fait ?
Tout à fait. On se pose mille questions et quand il y a mille embûches tous les joueurs, on remet les pions dans le sac. Mardi, c’est Salibur qui s’est blessé. Il pouvait être une solution pour remplacer Hamouma et il ne l’est plus.

Vous avez parlé avec Khazri qui était énervé face à Paris ?
Il était frustré parce de courir après le ballon et quand on l’a de voir lui tomber dessus Thiago Silva qui monte sur le toit, et est un des meilleurs défenseurs du mode.

Malgré les problèmes, on a quand même vu de la bonne humeur à l’entraînement ?
Oui, même si le terrain est très mauvais. Alors quand on manque le but à cause d’un faux rebond, j’en souris, mais quand on perd un joueur la veille sur un mauvais appui, Salibur, parce qu’il a marché sur des sables mouvants, là ça me contrarie. Des problèmes, on en a assez, mais ça fait partie de tous les obstacles qu’on nous propose en ce moment et il y en a. C’est même un jumping que l’on fait.