La finale de la NFL, le Superbowl, a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi au Mercedes Benz Stadium d’Atlanta. Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre se sont imposés face aux Rams de Los Angeles dans un match qui ne restera pas dans les annales du sport.


Tout était réuni pour un match spectaculaire. Deux des meilleures attaques de la ligue sur le terrain. Un coach de légende face à un jeune entraîneur (très) prometteur. Le running back comptant le plus grand nombre de touchdown de la saison face à un rookie réalisant une première saison impressionnante. Le plus grand quarterback de l’histoire face au meilleur défenseur de la NFL. Et la liste pourrait encore s’étendre. Seulement voilà, le Superbowl LIII entre les Patriots et les Rams n’a rien donné. Très loin de l’intensité et du suspense vus dans les deux finales de conférences, la rencontre s’est achevée sur une victoire de la Nouvelle-Angleterre sur le score de 13-3. Le Superbowl le moins prolifique de l’histoire en terme de points, et sûrement de spectacle.

La rencontre débute avec une action prometteuse pour le spectacle. Après deux courses des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, Tom Brady décide de lancer sa première passe, et ainsi son Superbowl. Son équipe est favorite, les bookmakers ayant une confiance aveugle en son bras légendaire. Au bout de cette première tentative de passe, Brady ne trouve pas son receveur, mais Cory Littleton, linebacker des Rams, qui réalise la première interception de la partie. Le match commence donc avec une impression prometteuse : la défense des Rams peut contrer le rouleau compresseur de la Nouvelle-Angleterre.

Cette impression se confirme de drives en drives. Solides, les Rams concèdent des yards à leurs adversaires du jour sans se mettre réellement en danger. Après un field goal manqué durant le premier quart-temps, Gostkowski inscrit les premiers points du match et permet aux Patriots de rentrer aux vestiaires avec trois points au compteur. Mais si la défense de Los Angeles fait le boulot, c’est loin d’être le cas de l’escouade offensive. Menée par un Jared Goff qui semblait tétanisé par l’évènement, et peu porté par un Todd Gurley visiblement toujours pas à 100 %, les Rams termine la première mi-temps sans marquer le moindre point. Une aberration pour la deuxième meilleure attaque de la NFL cette saison.

Les Rams à deux doigts

Après la pause, Jared Goff règle la mire. Transparent jusque-là, le quarterback des Rams réalise deux belles passes pour Brandin Cooks et Robert Woods. Les joueurs de Los Angeles sont alors à 29 yards de la endzone. C’est le moment que choisi Goff pour tenter une passe en direction de Cooks, seul en position d’inscrire le premier touchdown du match. La passe est belle, le ballon arrive dans les mains du receveur. Avant que le cornerback des Patriots, Jason McCourty, ne vienne taper le bras du receveur et permettre à son équipe de garder son avantage au score. Le tournant du match. Les Rams parviendront tout de même à égaliser grâce à un field goal de Greg Zuerlein.

Le score est donc de 3-3 au début du dernier quart-temps. Les Patriots décident d’accélérer au milieu de la dernière reprise. Tom Brady prend les choses en main et livre un drive typique de son équipe. Alternant les passes à l’intérieur sur Julian Edelman et les lancés en direction des mains sûres de Rob Gronkowski, le quarterback emmène la Nouvelle-Angleterre à deux yards de la endzone. Sony Michel termine le travail et inscrit le seul touchdown du match (10-3).

L’interception du titre

Les Rams se remettent alors dans le bon sens. Les passes pour de gros gains s’enchaînent et Jared Goff a une nouvelle occasion d’inscrire un touchdown pour les siens. Il décide une nouvelle fois de s’appuyer sur Brandin Cooks pour y parvenir. Cette fois, c’est Daron Harmon qui empêche de peu le receveur de Los Angeles d’attraper le ballon. Jared Goff décide de retenter la même passe l’action suivante. Mais cette fois Stephon Gilmore intercepte la passe, scellant ainsi les derniers espoirs des Rams. Les Patriots récupèrent le ballon à quatre minutes de la fin de la partie et feront tourner le chrono jusqu’au coup de sifflet final.

Il faudra retenir le sixième titre de la paire Brady-Belichick ainsi que la reconnaissance de MVP de la finale pour Julian Edelman. Capables de bloquer les Patriots durant presque toute la durée du match, les Rams pourront regretter la pauvreté et l’inefficacité de leur jeu offensif.

 

 

Crédit photos : Patriots de la Nouvelle-Angleterre