• Jean-Louis Gasset, composer une équipe avec les blessures et suspensions, c’est un vrai casse-tête ?

« Déjà à l’aller cela avait été difficile de faire une équipe équilibrée. Là, on a travaillé différemment avec les pros restants et beaucoup de jeunes de la Gambardella. Et peut-être une surprise au dernier moment. »

  • C’est à l’image de votre saison ?

« Ca fait partie du métier. Il faut souvent sortir un lapin du chapeau, inventer un joueur à un poste, changer de système pour embrouiller un peu l’adversaire. »

 

« Peut-être est-ce le destin qui veut qu’on fêtera l’Europe avec nos supporters »

 

  • L’expulsion de Cabella vous a énervé ou vous comprenez ?

« Pas énervé, mais je sais que c’est le tournant du match, même si l’expulsion de Montpellier était sévère. Cabella prend deux jaunes dans le même match, le seul rouge de sa carrière et ça arrive le jour où on allait, j’espère, gagner le match. Sans meneur de jeu, c’était plus difficile. »

  • Vous avez senti une cassure, une dynamique brisée après le trou fait par l’OL pour la Ligue des champions ?

« Je vous l’avais dit une semaine avant. On veut valider la quatrième place. Si on jouait à la pétanque on aurait dit qu’on avait trois boules pour frapper et gagner. On a raté la première, il en reste deux. A nous de bien nous concentrer. C’est un coup d’arrêt mais quand on fait six victoires et un nul d’affilée, ça peut arriver de perdre. Il y a des circonstances. Il faut repartir et on a une deuxième balle de match dans un stade acquis à notre cause. Peut-être est-ce le destin qui veut qu’on fêtera l’Europe avec nos supporters. En tout cas, c’est le scénario dont on rêve »

  • Vous avez senti plus de pression après cette défaite ?

« Non, pas du tout. De la déception parce que le match ne s’est pas déroulé comme on l’a voulu. On a été moins bon dans l’utilisation du ballon. On ne s’est pas créé beaucoup d’occasions mis à part dans les cinq, six dernières minutes, quand on a joué votre va-tout. On a manqué d’efficacité parce qu’on a eu les balles pour égaliser et on voit qu’avec un point on aurait validé notre place. On va refaire l’histoire avec Nice qui va venir décontracté, n’a plus rien à jouer mais est aussi dangereux. »

  • Est-ce plus difficile de redonner confiance au groupe dans ces conditions ?

Les joueurs sont conscients qu’il va nous manquer des joueurs importants. Donc on va jouer avec d’autres qualités, une équipe peut-être moins techniques mais qui va compenser avec d’autres valeurs

« Je vous parle de valider l’Europe et vous, vous êtes encore à côté de la plaque »

  • Vous vous dites que c’est peut-être votre dernier match ? 

    « Ce n’est pas ma pensée actuelle. Ma pensée, c’est de réussir l’objectif du club l’amener où il veut aller. Son ADN, c’est la coupe d’Europe. On on va essayer de faire plaisir à tous ces gens déçus vendredi. »

  • Une qualification européenne pourrait influer sur votre décision ?

« Pas du tout. »

  • Qu’est-ce qui vous fait réfléchir alors ?

« Si vous regardez une série, au 36ème épisode, vous ne pouvez pas savoir la fin puisqu’il y en a 38. Laissez-nous travailler, atteindre notre objectif. Ce qui est pas primordial, c’est finir quatrième et je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour y arriver. On passera au plan B après et on dira ce qu’a donné notre réunion avec les présidents lundi). La semaine dernière, vous m’avez bassiné avec votre champion’s League. Voilà, aujourd’hui, c’est bon, vous êtes retombé. Moi j’étais retombé avant. Laissez-nous confirmer cette quatrième place. Il faut gagner un match sur les deux. »

  • Vous allez attendre le 38ème épisode pour votre décision ?

« Mais bien sûr je vais attendre pour dire ce qu’on va faire ensemble. »

  • Pour le dire mais pour est-ce que la décision est déjà prise ?

« Non. Vous êtes têtu… »

« Ne venez pas nous polluer l’esprit aux joueurs et à moi »

  • Jean-Louis Gasset sera-t-il à Saint-Etienne la saison prochaine ? 

    « Je vous dit que Jean-Louis Gasset veut gagner le match de samedi. On n’est pas sur la même longueur d’onde en ce moment. Je vous parle de valider l’Europe et vous, vous êtes encore à côté de la plaque. Une fois qu’on aura atteint l’objectif, on parlera de tout ce que vous voulez. Ne venez pas nous polluer l’esprit aux joueurs et à moi. »

 

  • Vous avez l’impression qu’on a pollué l’ambiance en parlant de Champion’s League ?

    « C’est votre métier. Je ne veux pas entendre que je n’ai pas d’ambitions, bien sûr que j’en ai, mais chaque chose en son temps. »

 

  • Revenons au match, Nice est privé de sa charnière centrale ?

    « Oui mais nous on n’aura pas notre charnière technique. Il fait trouver un système et une composition d’équipe, tout faire pour prendre les trois points. »
  • Est-ce un bon moment pour lancer des jeunes ?

« Quand faites un effectif réduit, que vous avez quatre blessés et trois suspendus, vous allez vous appuyer sur des jeunes. On les met à dose homéopathique, pour qu’ils ne sentent pas trop la pression. Il y en a qui sont plus à même de résister mais il faut être très attentifs. »

 

« Quand on joue à la pétanque, c’est à 13 points qu’on va, pas à 10 »

 

  • Saliba va faire la coupe du monde avec les 20 ans, vous avez échangé avec le sélectionneur, Bernard Diomède ?

« Surtout en début de saison quand il me disait sa recherche. Il avait une place un peu vacante. Je lui ai dit, attends six mois et dans six mois, je te montrerai un truc. Il a pris William parce qu’il joue en défense centrale mais peut dépanner à droite, même si ce n’est pas sa tasse de thé et qu’il ne fera pas carrière là. »

  • Vous êtes agacé par la question sur votre avenir, mais est-ce que vous répondez la même choses à vos joueurs ?

« J’ai le même discours avec eux qu’avec vous. Quand je suis dans le vestiaire, je ne parle que de l’avenir du club. Quand on aura rempli notre mission, on discutera. Même les joueurs que j’ai fait venir ne savent pas. »

  • Ils vous interrogent ?

« Pas du tout. J’anticipe. Avec vous, c’est dur d’anticiper parce que vous êtes têtus. A chaque fois voulez revenir sur le sujet. Les joueurs, eux, je ne leur dis qu’une fois. On fait le travail. Quand on joue à la pétanque, c’est à 13 points qu’on va, pas à 10. D’accord ? On a vu des scénarios improbables dans le football. »

  • Vous êtes pressé d’être samedi 23 h ?

« Si on a gagné oui. Sinon, il faudra repousser d’une semaine. Il nous restera une cartouche. Mais j’aimerais bien qu’à 23 h on puisse faire un tour d’honneur devant ce stade en folie, communier avec nos supporters et dire c’est bon on est arrivé à l’objectif. »

  • Vous parlez des joueurs reverra-t-on Subotic à Saint-Etienne ?

« J’espère qu’on le verra samedi. Parce que si certains ne parlent que de défauts, moi, je n’ai pas oublié ce qu’il a fait, ce qu’il nous apporté la saison dernière. C’est un garçon que j’aime beaucoup et j’espère qu’il sera avec nous s’il y a un tour d’honneur. Il y a un truc que je veux dire aussi. On a notre destin entre les mains. Il faut en profiter et enfoncer le clou. On l’a raté vendredi. Il faut qu’on mette tout ce qu’il faut pour réussir. C’est pour cela qu’il ne faut pas s’éparpiller. »

 

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