Parlons sports : Après un premier match réussi et deux autres rencontres plus poussives, comment sentez-vous la suite de la compétition pour nos Bleues ?

Sylvain Grisiglione : “Ecoutez, les choses sont simples, l’objectif était de se qualifier. Il est réalisé. Après, je trouve que la préparation a été compliquée. Il y a 8 Lyonnaises qui ont fait une saison à rallonge, elles finissent championnes. Nerveusement, ça fatigue, une semaine après il fallait se remettre au boulot. On sent qu’elles jouent avec le frein à main ou qu’elles ne peuvent tout simplement pas faire plus.

PS : D’où cette différence d’intensité lors des 3 premiers matchs ?

SG : Contre la Corée, match d’ouverture, on sent qu’elles y sont allées à fond. Après, il y a eu une petite baisse d’adrénaline je pense. Résultats : deux matchs poussifs contre la Norvège puis contre le Nigéria. D’autant plus que pour le dernier match, elles étaient déjà qualifiées donc on sentait qu’elles n’y étaient pas forcément. Elles ont vraiment décompressé.

PS : Comment envisagez-vous la suite de la compétition ?

SG : Elles peuvent aller au bout. Par contre, on a 12 super joueurs mais un banc qui n’a pas le top niveau international. Si on enregistre des blessées, ça peut devenir compliqué.

PS : Alors contre le Brésil, la France gagnera ?

SG : Contre le Brésil, logiquement, nous devrions passer. Si elles sont solides défensivement, les Brésiliennes sont fragiles derrière, Si elle peuvent mettre de l’intensité, elles gagneront.

PS : Alors, qu’est-ce qui pourrait être une barrière pour les filles de Corinne Diacre ?

SG : A mon avis, c’est le physique. En plus, la pression va augmenter de tour en tour. A la maison, matchs à élimination, les Lyonnaises ont l’habitude d’être sous tension comme cela, pas les autres, elles ne connaissent pas.

PS : Quelles sont les autres équipes qui vous ont impressionné ?

SG : Je ne vois pas d’équipe m’ayant impressionné mais il y en a qui sont surprenantes. Les Italiennes par exemple, on ne les attendait pas à ce niveau. C’est bien. Les Américaines se sont préparées pour aller au bout donc peut-être qu’elles en gardent sous le pied. Les Étasuniennes et Allemandes paraissent un cran au-dessus. Mais avec l’appui des spectateurs, les Françaises auront la possibilité de tirer leur épingle du jeu.”