Son passage en tant que gardien à l’AS Saint-Etienne s’est terminé depuis plusieurs années. Pourtant, Jérémie Janot garde des attaches dans le Forez où il vit encore aujourd’hui.

Il a quitté l’ASSE en 2012 et pourtant, dans la petite boulangerie située à l’Etrat en face du Centre d’Entraînement des Verts, les passants le reconnaissent toujours. Il faut dire que Jérémie Janot ne passe pas inaperçu, notamment avec son tatouage devenu légendaire derrière le crâne. Même si ses années vertes sont passées, il n’hésite pas à discuter de cela avec les supporters venus l’interpeller. Il revient régulièrement dans le Forez et à l’Etrat où il peut y revoir d’anciens collègues. L’ancien portier des Verts a développé ses compétences à la fin de sa carrière. Les nouvelles technologies ne sont plus un secret pour lui et il s’en sert, notamment pour le club de l’AJ Auxerre (Ligue 2) qui lui a fait confiance. Après Sainté, il a fait passage dans la Loire dans les clubs de Villard et Firminy. « Je me suis rendu compte que je n’étais pas fait pour entraîner une équipe. Je pense néanmoins que je peux apporter ma pierre à l’édifice en tant qu’adjoint. J’ai passé les diplômes pour y arriver, j’ai maintenant le bagage technique pour grandir en tant qu’entraîneur ».

Une carrière unique

Né à Valenciennes dans le Nord, tout n’a pas été rose pour le jeune Jérémie, repoussé des centres de formations parce qu’il était soi-disant trop petit. « Un jour, Alain Blachon vient voir un de mes matchs et tape l’épaule de mon père, c’est à ce moment que j’intègre Saint-Etienne. C’est le destin ». Suivrons 525 rencontres avec les Verts, en amateur et chez les pros. Son meilleur souvenir reste la montée en Ligue 1 lors de la saison 2003-2004, une période qui l’a beaucoup marqué. « On a connu tellement de galères avant, on a frôlé la rétrogradation administrative et sur le terrain. Ce titre c’est ce qui a insufflé un vent nouveau au club et je suis fier de voir ce qu’il est devenu depuis ». Son parcours, le chouchou du Chaudron l’analyse sans regret. Il y a même effectué un record (17 matchs sans prendre de but) qui l’aide dans son travail actuel. « Nous n’étions pas les meilleurs à nos postes. La complémentarité entre les défenseurs et moi ont fait qu’on a pu réaliser cette grande performance, mon travail était facilité. ».

Un avenir avec des gants

Désormais, Jérémie Janot fait le tour de l’Europe pour observer les gardiens de buts. « Je vais voir des joueurs en Suisse, aux Pays-Bas et de partout sur le continent. C’est très enrichissant pour moi ». L’après-carrière est souvent rugueux pour les footballeurs professionnels. Après une petite période de doute, le légendaire n°16 des Verts s’est mis au sport et garde une forme olympique. « J’aime faire des balades avec ma famille, aller à la salle pour m’entretenir ». Cet amoureux du Forez ne risque pas d’oublier de si tôt le Forez, endroit où il est désormais ancré après y avoir passé une bonne partie de sa vie. « Je n’ai aucun regret sur ma carrière, j’ai toujours été au-delà de ce que je pouvais faire. J’ai exploité tout mon potentiel et je veux désormais offrir mon expérience et m’en servir pour les plus jeunes ». Après l’irréprochable joueur, Jérémie Janot est maintenant de l’autre côté de la barrière mais restera pour toujours sur les bords des terrains.