Il a beaucoup été question de la charnière Saliba – Fofana lors du point presse avant Metz. Le coach de l’ASSE et son pilier droit ont apprécié leur prestation monégasque mais jouent les sages devant l’emballement.

Les supporters stéphanois s’enflamment après la prestation de la paire Saliba – Fofana à Monaco et ils ne sont pas les seuls. Claude Puel sait aussi qu’il peut compter sur eux après ce test. “Ils n’avaient jamais opérer ensemble à ce poste en pro et c’était une petite prise de risques, mais je voulais voir s’ils étaient capables d’assumer.” C’est gagné mais ils n’y sont pas parvenus seuls “Il y avait Debuchy, Silva, M’Vila et derrière, Ruffier”.

“Ne pas pas se laisser polluer par l’extérieur”

Pas question, non plus, d’oublier celui qui n’a pas joué “Face à Nîmes il y avait aussi une très bonne charnière Perrin – Fofana et les sont bien entourés, justement avec Loïc leur capitaine. Ils sont en construction, le but est de les professionnaliser, sur le plan technique, tactique. Il faut rester humbles, faire attention à tous les à-côtés, ne pas se laisser disperser par d’éventuels commentaires positifs ou négatifs, ça peu=t arriver. C’est  difficile à gérer. Il ne faut pas se laisser polluer par l’extérieur”.

Puel sourit quand on relève que Saliba est invaincu cette saison “C’est un concours de circonstances. On ne pas se dire, j’aligne tel joueur et c’est bon”.

Ce discours lui rappelle peut-être celui qu’il a tenu à Mathieu Debuchy à ses débuts à Lille “Il avait une formation de milieu et je l’ai repositionné sur un côté et on l’a fait progresser.  Il ne savait pas centrer, il est devenu l’un des meilleurs centreurs du championnat. Mathieu, c’est un soldat. Il fait une carrière magnifique et c’est un grand pro, un exemple pour les =jeunes, par rapport à ses qualités et à son image.”

“Quand on est jeune, il y plein de choses à travailler”

C’est un peu un message à la génération montante et l’intéressé en a rajouté une couche. “C’est vrai au début, ce n’était pas évident de passer derrière, mais finalement, après, j’étais bien content et c’est Rudi Garcia qui m’a définitivement installé au poste” Alors que Puel avait dit que, à 34 ans, la question de son avenir “ne se posait pas puisqu’il a encore un an de contrat”, lui justifie cette réflexion “Je fais en sorte de pouvoir enchaîner, à l’entraînement et tout ce qu’il y a autour”. Il confirme ainsi être un exemple pour les jeunes dont il est invité à commenter la prestation monégasque. “Ils ont déjà prouvé leur maturité, ont du talent et sont bien partis, mais quand on est jeune, il y plein de choses à travailler. Même quand on est plus âgé, on a toujours quelque chose à apprendre”.

Belle leçon de celui qui dit aussi son attachement au club “C’est une fierté d’avoir signé ici, de belle choses se sont passées en deux ans et je me sens très bien à Saint-Etienne”. Sa famille est, elle, restée à Lille, “on a fait ce choix et ce n’est évident, on essaie de gérer et maintenant que Yohan m’a rejoint on est colocation.” De là à rester après sa carrière de joueur? La question n’est pas posée directement mais la réponse est ouverte “J’aimerais rester dans le foot et à la base, c’était plutôt dans le Nord. Mais ailleurs, pourquoi pas?”