On  a parlé du gardien de l’ASSE au point presse de Claude Puel avant le derby. Mais rapidement. Les conditions de son retour ne sont pas remplies…

On a commencé par le sujet qui peut fâcher lors du point presse de Claude Puel. Répétant ce qu’il avait dit dès la fin du match contre Reims, le coach de l’ASSE a confirmé qu’il n’y aurait pas d’évolution dans l’effectif, en dehors des suspensions (retour de Fofana, absence de Camara). Pas de retour des blessés (Perrin, Hamouma, Khazri) “En phase de reprise athlétique”. Et Ruffier? “Non!” la réponse est ferme comme l’explication  “Les conditions ne sont pas requises pour son retour dans le groupe. Tout simplement. Le reste, c’est de la cuisine interne “. Comprenez que l’intéressé n’a pas formulé les excuses attendues après les propos de son agent… Ou ne s’en est pas démarqué.

“Vous croyez que Lyon va se relâcher?”

On passa donc vite au plat essentiel, le plus court mais le plus attendu des déplacements, à Lyon ou plutôt dans sa banlieue, sinon celle de Saint-Etienne. “On sait l’importance du derby, mais je me détache du contexte pour essayer de rester lucide, avant et pendant. Il faut faire attention de ne pas déjouer. On va jouer avec nos armes”. Il reste évasif sur la question de celles-ci, ne va pas révéler son plan de bataille, évacue le résultat de l’aller “Il y a un nouvel entraîneur à Lyon qui reste sur un match bien négocié face à la Juventus avec un bloc bas, une équipe solidaire, un jeu cohérent”. Mais il sait que ce sera “différent en championnat et ne compte pas sur une baisse de concentration adverse “Vous croyez que Lyon va se relâcher?”.

“Ce n’est pas en faisant la gueule qu’on avance”

Pour puiser de la confiance, Puel évoque les séances de la semaine “Rythmées, avec des joueurs concentrés qui ont pris du plaisir à s’entraîner…. Ce n’est pas en faisant la gueule qu’on avance…”

“L’entraîneur rame à contre-courant”

C’est sans doute un des préceptes du métier qui n’a pas changer, mais être entraîneur demande de se remettre en question “On s’adapte à l’évolution de la société et du football, en essayant de garder un cap, de passer les générations tout en respectant un cadre, parce qu’à l’arrivée le football reste un sport collectif. On rame à contre-courant”.

“J’ai eu la chance d’entraîner un tel joueur (Juninho)”

C’est sans doute ce que se dit aussi Juninho dont Puel garde un bon souvenir “C’était un grand pro, mesuré, se préparant bien, un exemple. J’ai eu de la chance d’entraîner un rel joueur. Il ne faut pas le réduire à ses coups francs. Il incarne des valeurs, a débloqué des situations un peu comme Anderson avant lui.”