En plus de sa mission en tant que coach principale de la Nationale 2 du SCHPG, Célie Archier est responsable du secteur élite féminin regroupant les catégories seniors de Nationale 2 et de pré-nationale mais aussi les U17. Pour Parlons Sports, la coach de Saint-Chamond est revenu sur la période du confinement, le mercato animé de la section féminine et des ambitions du club.

 

Comment s’est déroulé l’arrêt de la compétition et le confinement pour vous et l’équipe ?

Célie Archier : “D’abord, il faut remettre un peu dans le contexte. L’arrêt de la compétition a été favorable pour nous. On a fait une 1ere phase de championnat sans faute où on finit en tête de notre poule. On perd pas mal de joueuses ensuite sur blessures et ça devient plus compliqué. Le règlement dit que c’est la 1ere phase qui compte pour les opérations de montées et descentes. Nous sommes donc montées en N2. Pendant le confinement, devant ces résultats obtenus sur le terrain, on a du s’adapter. Les filles n’ont pas du tout été lâchées. Du 16 mars au 1er juin, nous avons mis en place un programme pour qu’elles se maintiennent en forme, parfois en visio.

A partir de début juin, on s’est regroupée par groupe de 10, deux fois par semaine en extérieur, en faisant attention aux distances. Une autre forme de maintien physique avec le petit plus de se retrouver jusqu’au 9 juillet. Du 9 juillet au 17 août, un autre programme individuel a été mis à nouveau en place.

A partir du 17 août, les filles repasseront au rythme “normal” avec quatre séances par semaine. Il fallait pas qu’on les lâche même s’il n’y avait rien d’obligatoire. Mes joueuses ont été très volontaires pendant ces mois compliqués.

 

Au niveau du mercato, il y a eu des arrivées du côté de la section féminine ?

C. A. :Déjà, il y a eu une vraie demande de ma part pour avoir une entraîneuse adjointe qui a été accordée par le club. Nous sommes donc déjà deux pour manager les filles désormais.

Au niveau des joueuses, il y a eu huit arrivées en tout. Deux d’entre elles joueront avec l’équipe de pré-nationale et six avec la nationale 2. Parmi ces six joueuses, nous avons deux joueuses étrangères et quatre retours. Des joueuses formées au club et qui reviennent. Ce recrutement était indispensable pour bien figurer en N2 l’année prochaine.

 

Quels sont les objectifs à court et long terme désormais ?

C. A. :A court terme, nous devons nous stabiliser en N2 avec ce nouveau groupe dans le milieu voir dans le haut de tableau. On va avoir un petit derby aussi contre les filles du HBSEM, ce sera une bonne motivation. L’autre équipe de pré national doit monter en N3 pour faire une vraie équipe réserve. Donc d’ici l’année prochaine on espère avoir deux équipes qui se suivent en terme de niveau. C’est un projet à deux équipes finalement et les deux sont liées.

A long terme, on espère développer les jeunes joueuses afin de créer un vrai réservoir destinées à les faire intégrer les équipes seniors prêtes pour le niveau N2 voir N1. On a la chance de disposer d’un centre d’entraînement spécifique dans la même forme que la section masculine du club où les joueuses peuvent s’entraîner de manière plus spécifique sur des points de progression. On essaye de se positionner plus comme un “centre de formation”.

En terme de niveau et si tout va bien, je pense que l’équipe pourrait être prête dès l’année suivante (saison 2021-2022) à viser la montée en N1“.