Jean-Yves Bonnefoy, deuxième en partant de la droite, s’estime satisfait et sans regret de son mandat jusqu’à présent.

Vice président du Conseil Départemental de la Loire chargé des sports, Jean-Yves Bonnefoy a œuvré pendant toute la durée de son mandat au maintien d’une pratique sportive importante dans la Loire. Pour Parlons Sports, ce dernier est revenu sur le bilan de sa mandature et les projets à venir.

Comment en êtes-vous arrivé au poste de Vice président du Département chargé des sports ?

Jean-Yves Bonnefoy :Auparavant j’étais adjoint aux sports de la commune de Montbrison. Mais en acceptant ce rôle de vice-président, j’ai fait beaucoup de découvertes. J’avais un gros défaut quand je suis arrivé, c’est que je connaissais pas le monde sportif ligérien, juste à Montbrison. Je ne connaissait pas la structuration parce que je ne venais pas du monde du sport, c’est un monde spécial, à part. Ça prend un certain temps d’aller aux nombreuses manifestations dans tout le département. L’avantage c’est qu’on est objectif avec tous le monde, on a une ouverture d’esprit par rapport à tous les sports et on a plus de facilité à ne pas faire de favoritisme“.

Comment avez-vous aidé les clubs face à la crise du Covid-19 ?

J-Y. B. : “Les retours que j’ai eu étaient bons. En gros, ils ont fait le dos rond et il y a très peu d’endroits ou les adhérents sont mécontents. Les clubs réfléchissent naturellement à compenser le déficit d’activité maos philosophiquement, ça va dans le bon sens. Les trésoreries des clubs ligériens n’étaient pas en mauvais état mais il y avait pour autant des manques à gagner importants. On a envisagé des solutions de compensation et on a trouvé des solutions en bonne intelligence. Sur toutes les aides que l’on avait prévu, on se devait d’aider les clubs sur les frais engagés sur des manifestations qui ont pas été faites“.

Quel est le bilan de cette dernière mandature en rapport avec le domaine du sport ?

J-Y. B. : “Le Département dispose de 5 millions d’euros de budget, entièrement dédié à de la subvention. Cela permet aux clubs de fonctionner sereinement. Le sport coûte cher dès qu’on monte sur le haut niveau. Entretenir ce sport de haut niveau sur le Département a été un des objectifs de cette dernière mandature. On nous a reproché que c’était de l’élitisme, mais l’équilibre a été assez bien fait pour ma part. On a bien axé aussi sur la formation, les pôles de formation et les jeunes“.

Quels sont vos projets pour la fin du mandat ?

J-Y. B. : “Le fonctionnement est calé au niveau fédéral, les clubs et les comités sont d’ores et déjà structurés. L’innovation sont apportées par les Fédérations et notre rôle c’est de les accompagner. On a cependant la volonté de développer les activités sportives de pleine nature car nous avons la pleine compétence sur ce domaine. On a surtout la chance d’avoir un département vert, ça a justifié le lancement de la team sport nature en lien avec les villages sports natures. Il faut savoir que nous sommes le Département qui compte le plus de participants sur les randonnées pédestres. On a également une centaine de trail sur le territoire, mais aussi le vélo et le VTT qui sont en plein essor. Demain les activités de pleine nature seront très importantes dans la Loire“.

En parlant de nature, un gros projet est en cours à Chalmazel, pouvez-vous nous en dire plus ?

J-Y. B. : “Pour Chalmazel, nous souhaitons faire une transition entre les activités hivernales et le 4 saisons. Le Département gère la station depuis 2003 et a fait des investissements sur les remontées mécaniques et la neige notamment. On nous le reproche aussi en nous disant qu’il n’y aura plus d’hiver. Mais il y en a encore ! L’objectif est de faire un stations comprenant des activités pouvant être pratiquées toute l’année. C’est encore au stade de projet et de réflexion mais on pense aux activités à importer là bas, réfléchir aux hébergements car la station en manque, accueillir des classes sous forme de stage notamment. Ce sont nos pistes de réflexions“.

Quelle est la suite des événements pour vous ?

J-Y. B. : “Tout d’abord, finir le travail que l’on a commencé. Ensuite on va être en campagne d’ici septembre/octobre. Ces postes là ça dure un temps et ça peut durer plus ou pas. Même si ça s’arrêtait maintenant, je n’aurais pas de regret, je suis vraiment ravi de ce que j’ai pu trouver. Le domaine du sport n’est pas clivant, peu teinté de politique. J’ai vraiment constaté durant mon mandat que le souci constant des clubs est par rapport aux jeunes, à la formation. C’est très très bien et c’est réconfortant”.