Quelle journée. Hier, via un communiqué sur ses réseaux sociaux, Loïc Perrin a annoncé sa retraite sportive. Une décision qui a ému le peuple vert, conscient de perdre 23 ans de bons et loyaux services à l’ASSE.

Un “one club man” comme on en fait plus. Un des derniers représentants de cette race de footballeur pour qui l’amour d’un club vaut plus que les millions d’euros, la gloire et le business. Arrivé en 1997 à l’ASSE, Loïc Perrin a d’abord été un exemple de la formation stéphanoise.

D’abord milieu de terrain, il est lancé en 2003 au sein de l’effectif professionnel. S’il n’aura pas le début de carrière rêvé (la faute à des blessures récurrentes dont une rupture des ligaments), il se fera tout de même une place dans l’effectif stéphanois et aussi dans le cœur des supporters.

Annoncé partant à l’issue de la saison 2009-2010, Christophe Galtier le convainc de rester à l’ASSE et en fera sa pièce maîtresse pendant de nombreuses années. C’est à ce moment-là que Loïc Perrin va finalement entrer dans la légende. Capitaine, sauveur, défenseur d’exception, celui que certains supporters surnomment “Dieu” fera intégralement partie de cette belle décennie stéphanoise tant sur le plan national que le plan européen.

Le point d’orgue est certainement cette victoire en Coupe de la Ligue, un trophée acquis en 2013 avec les Aubameyang, Lemoine, Clément et Brandao entre autres.

Il est aussi parfois le buteur de substitution. 30 buts marqués en professionnel avec l’ASSE, un joli total pour un défenseur central. C’est ça Loïc Perrin, c’est ce genre de joueur qui une fois sur le terrain rassurait par sa présence, motivait ses troupes. Un vrai meneur d’hommes.

Comment parler de Loïc Perrin sans évoquer son association avec Bayal Sall. Une charnière qui a disputé 146 matchs ensemble et qui a marqué l’ASSE par sa solidité et son exemplarité. Encore une manière supplémentaire de se souvenir de l’exceptionnel joueur qu’était Loïc Perrin.