Parlons Sports Loire s’invite au cœur des clubs du sud du département. En avril, prenons la direction de Sorbiers, au STB, où le ballon orange fait son bout de chemin, à cheval sur deux communes.
UME FUSION DEVENUE ÉVIDENTE
Le Sorbiers La Talaudière Basket (STB) est né en 2014 de la fusion entre deux entités voisines mais aux identités bien distinctes : Sorbiers, historiquement tourné vers la compétition, jusqu’à évoluer en National 3, et l’Étoile Sportive de La Talaudière, plus ancrée dans un esprit familial. Avant cette union, les deux clubs avaient déjà amorcé un rapprochement, notamment chez les jeunes, face à un problème simple, celui des effectifs trop justes pour constituer des équipes complètes. “On avait parfois 5 filles d’un côté, 4 de l’autre… La fusion a permis d’avoir une équipe dans chaque catégorie” résume le président Pascal Champavert. Si les débuts ont nécessité des ajustements humains, notamment chez les bénévoles, cette union a permis de tourner la page des rivalités locales pour bâtir un projet commun.
UN CLUB STRUCTURÉ ET DYNAMIQUE
Aujourd’hui, le STB s’appuie sur une base solide de 300 à 320 licenciés, stable depuis une décennie. Avec deux tiers de garçons et un tiers de filles, le club propose une offre complète, avec au moins une équipe dans chaque catégorie, deux chez les garçons. Sur le plan sportif, la majorité des équipes évolue en D1, avec régulièrement des formations jeunes au niveau régional. Chez les seniors, la reconstruction est en cours. Les garçons, relancés après une période creuse post-COVID, évoluent désormais en D3, tandis que les féminines visent un retour en D1 après une descente récente. Au-delà des résultats, le club multiplie les initiatives : tournois 3×3, babybasket, ou encore partenariats locaux, notamment avec un ITEP et les écoles. L’encadrement se structure aussi avec un salarié à mi-temps issu du club.
VISER LE NIVEAU RÉGIONAL
L’ambition du STB est claire : faire monter ses deux équipes seniors au niveau régional dans les deux prochaines années. Un objectif sportif, mais aussi stratégique, pour renforcer la visibilité du club auprès des partenaires. “L’important, c’est que chacun trouve son niveau de pratique”, insiste le président, qui souhaite conserver l’équilibre entre compétition et accessibilité. Le club regarde également au-delà du terrain, avec des projets éducatifs, des collaborations extérieures comme avec une école de danse locale pour animer les matchs, et une volonté d’ancrage toujours plus forte sur les deux communes.


