Nageur à Saint-Etienne Natation et participant chaque année aux Championnats de France, Gianni Contrino a accepté de répondre aux questions de Parlons Sports Loire. Il évoque son parcours, le déroulement de sa saison et ses objectifs.

Peux-tu te présenter à nos internautes ?

G.C. : « Je m’appelle Gianni Contrino, j’ai 22 ans et je suis nageur à Saint-Etienne Natation. En parallèle, je passe un BPJEPS (Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Education Populaire et du Sport) mention AAN (Activités Aquatiques et de la Natation). C’est le diplôme pour devenir maître nageur, dans l’optique de passer ensuite mon diplôme d’entraîneur l’année prochaine. »

Raconte-nous ton parcours.

G.C. : « J’ai commencé la natation en 2007, en Poussins. Pour la petite histoire, mes parents m’avaient inscrit à la piscine municipale de Saint-Etienne. Or, le club de Saint-Etienne Natation organise chaque année un meeting des jeunes espoirs stéphanois, où tous les jeunes de l’agglomération se regroupent et font une compétition. C’est un moyen pour le club de repérer des futurs nageurs. J’ai fait ce meeting et, grâce à mes performances, les dirigeants ont appelé mes parents pour que j’intègre le club. Ça s’est fait dès l’année suivante. C’est en Minimes que j’ai obtenu ma première qualification pour les Championnats de France, à Chartres en 2014. C’étaient mes premiers vrais Championnats de France, en grand bassin. Depuis, j’ai la chance de m’y qualifier chaque année sur mes différentes courses, en 50m, 100m et 200m brasse, et récemment sur le 200m 4 nages. Ma spécialité, c’est la brasse, plutôt sur 100m et 200m. À l’époque, on nous formait à toutes les nages, avant de nous spécialiser. La brasse était ma nage préférée et elle est devenue ma spécialité. C’est grâce à elle que je peux faire mes meilleurs temps et me qualifier chaque année pour les Championnats de France. »

Quel est ton plus beau souvenir ?

G.C. : « Mon plus beau souvenir, ce sont les Championnats de France Cadets en 2015, où je termine vice-champion de France. J’étais avec mon coéquipier de club Quentin Paluszak, on était vraiment contents de représenter Saint-Étienne au niveau français. »

« Les Championnats de France en grand bassin, l’objectif principal »

Comment se déroule une saison de natation ?

G.C. : « On commence en septembre. On fait notre préparation à Villeboeuf parce que notre piscine habituelle, Raymond-Sommet, est fermée à cette époque, ils changent l’eau après l’été. À partir d’octobre, on reprend à Raymond-Sommet et on attaque la saison. Souvent, on prépare les interclubs en novembre, c’est la première grosse échéance. La deuxième grosse échéance, ce sont les Championnats de France en petit bassin, fin novembre ou début décembre. Mais le véritable objectif, ce sont les Championnats de France en grand bassin. Ça peut être en mai, en avril ou en juin. On fait une grosse préparation pour ces championnats, c’est la principale échéance. Une fois que c’est passé, il y a des derniers championnats en juillet. Voilà comment se déroule globalement une saison complète. »

Comment as-tu négocié les deux confinements ? 

G.C. : « Le premier confinement, on s’est complètement arrêté. On était en pleine préparation des Championnats de France, on rentre de stage et, une semaine plus tard, on nous confine. Au début, on s’est maintenu en forme, avec l’espoir que ça se termine vite. Au fur et à mesure, il y a eu des annulations, des reports, donc ça devenait assez compliqué, jusqu’à l’annulation de la saison fin avril. L’effet sur le groupe, ça a été une grosse baisse de motivation. Le coach prenait des nouvelles, on se soutenait par les réseaux sociaux, mais forcément, il y a eu une baisse de motivation. Vu qu’il n’y avait aucune activité aquatique, on n’était pas du tout dans notre élément. C’était très compliqué. Le deuxième confinement a été complètement différent puisque la ville nous a permis de continuer à nager. On a pu beaucoup s’entraîner vu que la piscine était complètement disponible. Cette fois, pas de baisse de motivation, on a pu préparer les Championnats de France en petit bassin, prévus début décembre à Saint-Raphaël. Mais j’ai moi-même contracté le coronavirus au mois d’octobre donc j’ai perdu deux semaines de travail, pendant les vacances de la Toussaint. »

« Quand on est jeune, on voit les Jeux Olympiques, ça fait rêver »

Quel regard portes-tu sur tes Championnats de France en petit bassin ?

G.C. : « C’est mitigé dans le sens où, comme j’ai perdu deux semaines, je n’ai pas pu faire le travail de fond que j’aurais dû faire. Niveau forme, ça allait, mais quand il fallait faire des courses plus longues, avec plus d’endurance, ça coinçait. Mais même en ayant perdu beaucoup de temps et de travail, je suis revenu et j’ai pu refaire mes meilleurs temps. C’est encourageant, ça veut dire que je pourrais peut-être aller chercher mes meilleures performances avec plus de travail. C’est plutôt de bon augure avant les Championnats de France en grand bassin, en juin. »

Quels sont tes objectifs pour 2021 ?

G.C. : « Mon objectif cette année, c’est d’aller faire une finale A ou B aux Championnats de France à Chartres en juin. Pour ça, il faudra que je termine dans les 16 premiers sur le 100m ou le 200m brasse. C’est mon principal objectif cette saison. Sinon, comme tout sportif, je veux m’améliorer et aller battre mes meilleurs temps. »

As-tu un rêve pour ta carrière ?

G.C. : « J’ai eu des rêves. Quand on est jeune, on voit les Jeux Olympiques, forcément ça fait rêver. En grandissant, on se fixe des objectifs plus atteignables. Il faut avant tout se fixer des objectifs que l’on peut atteindre. J’aimerais faire cette finale aux Championnats de France et aller gratouiller le haut du panier français. Ce serait déjà très bien pour moi parce que maintenant, à 22 ans, j’ai d’autres projets à côté. Je passe mon diplôme pour devenir entraîneur de natation. J’aimerais entraîner à haut niveau et amener mes nageurs le plus haut possible. »

Merci à Gianni pour sa disponibilité.